Daddis presidential bid – Letter from Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djallon to Mrs. Fatou Bensouda (EN-FR)

Daddis presidential bid – Letter from Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djallon to Mrs. Fatou Bensouda.
New York, May 29, 2015
Dear Madam Bensouda,
Following the announcement of the candidacy of Mr. Daddis Camara in the presidential elections of Guinea, a coalition of 29 Human Rights organizations, including the FIDH and OGDH, made a statement to mark their indignation on this inappropriate bid which is a sign of contempt to the judicial process and to victims of the massacres of 28 September 2009.
On many occasions – by online petitions, memoranda and letters – our organization and many victims have called on you to request the transfer of the 2009 crimes against humanity’ investigation to the International Court of Justice. We’ve regularly kept you informed of the actions and statements of the Guinean government’s obvious denial of justice to the victims. On October 25th, 2014, in a speech in the Soussou language given in the Loos Islands, the Guinean President admitted having asked the “white folks” to put an end to the investigations. That same month, the justice minister, accused those who want that judicial proceedings to be expedited of having hidden political motives.
The culture of impunity is not only a legacy of past state violence in Guinea. It has become a method of governance. With the approach of presidential elections, the Guinean president wants to use the 2009 crimes to sow discord among the Guinean communities. The staging of demonstrations in the town of Nzerekore and the appointment in the government of a supposed ally of Mr. Daddis Camara, Mr. Boubacar Barry, are part of his plans. In addition, the authorities spread rumors of rebellion in the region from alleged accomplices of Mr. Daddis. A concerted effort is being made by the government to entertain the fiction of Mr. Daddis Camara political stature behind which Guinean citizens native of the Forest region would identify. The campaign is an insult to the Guineans from the southern region of Guinea who are strongly opposed to human rights violations which they have always been victims of. The governance by impunity introduced by the Guinean president has made ethnicity a screen to hide grave crimes. The goal – for the purposes of electoral maneuvering – is to make all denunciations of the crimes committed by the CNDD, an attack against local residents. These amalgams have served as cover for state crimes in Guinea and are the framework of perpetuating impunity.
Our organization and the associations of the victims believe that all conditions are met for your intervention. Since the charges made on a few officers in 2012, the Guinean judges in charge of the September 2009 crimes case have made no progress. This laxity is unacceptable. One of its consequences is to have enabled the Guinean government to inject in the electoral process an officer charged of crimes against humanity. Faced with this evident obstruction of justice of the Guinean government, it is the duty of the I.C.C to take up the issue of the killings. The Guinean populations and victims put their hope in your institution of last resort to begin the eradication of impunity in our country. This eradication is the only way to counter the confrontations the government of Mr. Conde has prepared with his policy of political division and legal laxity.
We remain available should you need any further information.
Respectfully,
COMMISSION FOR THE CENTRAL POTTAL-FII-BHANTAL FOUTA-DJALLON

 

Candidature présidentielle de Daddis – Lettre de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon à Madame Fatou Bensouda.
New York, le 29 Mai 2015
Chère Madame Bensouda,
Suite à l’annonce de la candidature de Mr. Daddis Camara aux élections présidentielles de la Guinée, une coalition de 29 organisations de défense des droits de l’homme incluant le FIDH et l’OGDH, a fait une déclaration pour marquer leur indignation sur cette candidature inopportune qui est un signe de mépris du processus judiciaire et aux victimes des massacres du 28 septembre 2009.
A maintes occasions – par pétitions en ligne, mémorandums et lettres – notre organisation ainsi que de nombreuses victimes vous ont interpellée pour demander le transfert des enquêtes sur les crimes de 2009 à la cour internationale de justice. Nous vous avons régulièrement tenue informée des actions et des propos de déni évident de justice aux victimes des crimes contre l’humanité de 2009 du gouvernement guinéen. En date du 25 octobre 2014, dans un discours en langue Soussou aux îles de Loos, le président guinéen a avoué avoir demandé aux « blancs » de mette fin aux enquêtes sur les massacres. Ce même mois, le ministre de la justice, accusa ceux qui veulent que les procédures judiciaires soient accélérées d’avoir des arrière-pensées politiques.
La culture de l’impunité ne procède pas seulement du passé de violence d’état en Guinée. Elle est devenue une méthode de gouvernance. À l’approche des élections présidentielles, le chef de l’état guinéen veut faire des crimes de 2009 un moyen de discorde entre les communautés guinéennes. Les montages de manifestations dans la ville de Nzérékoré et la nomination dans le gouvernement d’un supposé allié de Mr. Daddis Camara, Mr. Boubacar Barry, font partie de ses plans. En outre, les autorités répandent des rumeurs de rébellion dans la région par des prétendus affidés de Mr. Daddis. Cette campagne est faite pour entretenir l’illusion d’une stature politique de Mr. Daddis Camara derrière laquelle les guinéens originaire de la région de la Forêt se reconnaitraient. En soi, elle est une insulte aux guinéens de la région du Sud de la Guinée qui restent fermement opposés aux violations de droits de l’homme dont ils ont été toujours victimes. La gouvernance par l’impunité instaurée par le président guinéen a fait de l’appartenance ethnique un paravent pour des crimes imprescriptibles. Le but visé est de faire – à des fins de marchandages électoraux – de toutes dénonciations des crimes commis par le CNDD, une atteinte aux habitants de la région. Ces amalgames sont la couverture aux crimes d’état en Guinée et le cadre de perpétuation de l’impunité.
Notre organisation et les associations des victimes considèrent que toutes les conditions sont remplies pour une intervention de votre part. Depuis les inculpations de quelques officiers en 2012, les juges guinéens en charge du dossier des crimes de Septembre 2009 n’ont fait aucun progrès. Ce laxisme est inacceptable. L’une de ses conséquences est d’avoir permis au gouvernement guinéen d’injecter un accusé de crimes contre l’humanité dans le processus électoral. Face à cette obstruction manifeste de la justice du gouvernement guinéen, il est du devoir de la CPI de se saisir du dossier des massacres. Les populations guinéennes et les victimes placent leur espoir en votre institution de derniers recours pour entamer l’éradication de l’impunité dans notre pays. Cette éradication reste le seul moyen pour contrer les affrontements dont le gouvernement de Mr. Condé a préparé les conditions de par ses politiques de division et de laxisme juridique.
Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire et vos prions de croire à nos sentiments distingués

Pour la commission centrale de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djalon

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Ethnocratie au sommet de l’Etat: le Profiteur Alpha Condé, ethno impénitent à cupidité notoire.

Ethnocratie au sommet de l’Etat: le Profiteur Alpha Condé, ethno impénitent à cupidité notoire.
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“…pour caser les Malinkés il faut casser les Peulhs…”“Nous sommes donc pratiquement dans une situation d’apartheid en Guinée. On a d’un côté une « Hautaine Guinée », le bantoustan glouton qui avale tout et, de l’autre, un fouillis de foyers tribaux qui ne picorent que des miettes…”La Guinée souffre d’une terrible maladie, inoculée par un MEC (pour qui le trio « Méningite, Ebola, Cholera » est une aubaine pour quémander non pas des médicaments mais des sous) nommé Alpha Condé, président avide et à vie du RPG (Rassemblement des Profiteurs de Guinée) qui fait office de chef de l’Etat. Il s’agit de l‘ethnocratie, forme de gouvernement par lequel les représentants d’un groupe ethnique particulier accaparent indûment un nombre important de postes de commandement sans commune mesure avec son importance numérique au sein de la population totale, dans l’unique but de maintenir une position monopolistique et durable au détriment des autres groupes ethniques.AC n’est professeur de rien mais profiteur de tout et ce bonhomme n’a rien de bon. Comme un chef de gang, il n’est efficace que dans le mal. Il a divisé les Guinéens en étant que le Président de certains d’entre eux et non celui de tous. Pour masquer son incompétence, il a marqué sa politique du sceau de l’infamie et de la discrimination et instauré dans notre pays une «Condécratie».1)- Le Profiteur AC, ethno impénitentUn système anti-peulh initié par Sékou Touré est maintenu et renforcé dans l’Administration et les forces de défense et de sécurité (gendarmerie, police, etc.) contre les cadres Peulhs, même au prix de l’effondrement du service public.

Pour Alpha Condé, le problème guinéen est simple à résoudre: pour caser les Malinkés il faut casser les Peulhs comme si la prospérité des premiers dépendait de la marginalisation des seconds. Une insulte indirecte d’AC à l’égard des Malinkés, groupe auquel on le rattache alors que la presque totalité des Guinéens estiment que leur pays n’est pas le sien. Qu’Alpha Condé soit ancien Voltaïque ou nouveau Burkinabé, vrai Mossi ou faux Sénoufo, importe peu. Lorsqu’un leader mène une bonne politique, personne ne se préoccupe de ses origines et de la terre de ses ancêtres. Ce qui reste acquis, c’est que AC est pourri et faux.

Il s’est appuyé sur des Malinkés pour diviser les Guinéens et pouvoir régner. N’avait-il pas dit que tout Malinké qui ne vote pas pour le RPG est un bâtard ?

Vue de l’extérieur, la Guinée ressemble à un pays mono ethnique. Il suffit de regarder les minables émissions de la RTG (la radio télé-bidet guinéenne, avec des journalistes-griots aussi laids que nuls), de se rendre dans les ambassades guinéennes ou de rencontrer les délégations officielles qui se pavanent à l’étranger.

Ainsi, à la réunion du FMI et du groupe de la Banque Mondiale tenue à Washington en avril 2014, la délégation guinéenne était composée exclusivement de Malinkés: Madikaba Camara (ministre conseiller à la Présidence), Mohamed Diaré (ministre des finances), Sékou Traoré (ministre du plan), Ansoumane Condé (ministre délégué au budget), Lounceny Nabé (gouverneur de la Banque Centrale), Moustapha Naïté (ministre de la jeunesse), etc.

Il est important de toujours rappeler la part réservée par AC aux Peulhs dans leur propre Etat et qui les met dans tous les états. Pour lui, il y a des Peulhs en Guinée mais pas de Peulhs de Guinée.

Pour simplifier, l’Etat se définit, au plan juridique, comme une entité politique ayant pour support un territoire délimité, renfermant une population donnée et dotée d’un pouvoir institutionnalisé. Mais vu sous l’angle simplement politique et administratif, l’Etat se résume à l’ensemble des pouvoirs publics et c’est à ce titre qu’il faut jeter un regard sur le système exclusif et exécrable instauré en Guinée.

 

Concrètement l’Etat guinéen ce sont:

– La Présidence de la république
– La Primature
– La Présidence et la Vice-présidence de l’Assemblée Nationale
– Le ministère des Affaires Etrangères
– Le Ministère de l’Economie et des Finances
– Le Ministère de l’Intérieur
– Le Ministère de la Défense
– L’Etat-Major Général des Forces Armées et les 3 Etats-Majors (Terre, Air, Mer)
– La Gendarmerie Nationale
– La Police Nationale
– Le Ministère des Mines
– La Banque Centrale
– Le Trésor
– La Douane
– Les Impôts
– La Caisse Nationale de Sécurité Sociale
– Le Conseil Economique et Social
– Le CNOSCG (Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne)
– L’ONT (Office National du Tourisme)
– Le poste de Médiateur de la République
– Le Port Autonome de Conakry
– L’Aéroport de Conakry
– L’ACGPMP (Administration et Contrôle des Grands Projets et des Marchés Publics)
– L’Agence de Régulation des Postes et Télécommunications
– La RTG (Radio-Télévision Guinéenne)
– EDG (Electricité de Guinée)
– Le Conseil National de la Communication
– La Cour Suprême
– La CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante)
– Les représentations aux Nations-Unies, à l’UE, à l’UA, à la CEDAO, auprès d’autres organismes régionaux (financiers, bancaires ou religieux) comme ceux basés à Dakar, Tunis, Paris, Djeddah, etc.
– Les ambassades auprès des Etats membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations-Unies (Etats-Unis, Russie, Royaume-Uni, France, Chine), des autres grandes puissances économiques (Allemagne, Japon, Canada, Corée du Sud, Brésil, Australie, Belgique, Inde, etc.), des puissances régionales africaines (Egypte, Ethiopie, Algérie, Maroc, Nigéria, Angola, Afrique du Sud, etc.), des pays voisins (Sénégal, Côte d’Ivoire, Sierra Leone, etc.), des pétromonarchies (Arabie Saoudite, Emirats du Golfe, etc.)

Je réitère le défi déjà lancé et que personne n’a pu relever: indiquer un seul Peulh installé à un des postes précités, en dehors du Général Baldé de la Gendarmerie qui a prouvé par son comportement anti-peulh qu’il n’a aucun lien avec sa communauté d’origine.

En énumérant ces postes de haute responsabilité, je n’ai même pas évoqué la composition des équipes au sein des départements ministériels et de certaines administrations où un hideux décret anti-peulh de purification ethnique est systématiquement appliqué.

Un exemple des plus édifiants est fourni par EDG (Electricité de Guinée). Conakry est sans doute la capitale la moins électrifiée du monde. Il parait que notre « El âge whisky » Alpha Condé (qui avait exprimé sa honte d’être musulman avant d’aller souiller les Lieux-Saints de La Mecque) voulait donner de l’électricité à la Guinée mais que, selon son servile PM Saïd Fofana, «c’est DIEU qui ne l’a pas voulu»! Heureusement que notre pays est ensoleillé.

Voici donc l’organigramme d’EDG en septembre 2011. En le parcourant, on ne risque pas d’être électrocuté mais simplement interloqué.

Coordinateur Général de l’EDG: Abdoulaye KEITA (originaire de Siguiri)

Chef de Département Communication : Laye KOUYATE
Chef de Département Audit Interne : Mamadi KABA
Assistant du Coordinateur Chargé des questions d’Audit : Alkaly Mohamed CONDE
Conseiller Chargé du développement des Ressources Humaines : Oumar DIONG
Conseiller Chargé de Mission : Kalil DOUMBOUYA
Chef de Département Informatique : Pierre KOLIE
Chef de Département Mesure des Performances : Mamadouba M’Mah CAMARA

Coordinateur Général Adjoint Production et Efficacité Energétique : Alassane TOUNKARA

Responsable Production et Transport : Sayon DOUMBOUYA

Chef de Département Production Hydraulique : Fodé Kenneth CONDE
Chef de Département Mouvement d’Energie : Amadou Telly SAMAKE
Chef de Département Production Energie Renouvelable : Ansoumane CAMARA
Chef de Département Sites Stratégiques : Amine DIABY
Chef de Département Production Thermique : Fodé SOUMAH

Responsable Efficacité Energétique et Lutte Contre la Fraude : Yarie DIABY

Chef de Département Efficacité Energétique : Siba KOIVOGUI
Chef de Département Prévention Sinistres : Cheick DIAKITE
Chef de Département Lutte Contre la Fraude : Baba DIALLO

Coordinateur Général Adjoint/Exploitation : Morlaye Karo TOURE

Responsable Distribution et Exploitation Régionale : Lamine Evans SAGNO

Chef de Département Maintenance et Travaux : Moumini CAMARA
Chef de Département Dépannage : Zakariaou Diao CAMARA
Chef de Département Etude et Pose Compteurs : Alama CAMARA
Chef de Département Exploitation Régionale: Kerfala CONDE

Responsable Planification et Equipement : Oury DIALLO

Chef de Département Planification, Etudes et Stratégies : Aboubacar DIAKITE
Chef de Département Equipement : Lounceny MAGASSOUBA
Chef de Département Logistique : Mohamed Lamine CAMARA
Chef de Département Achats : Fodé Ismaël CAMARA
Chef de Projet Construction du Barrage de Kogbèdou : Diamadi BERETE

Responsable Ressources Humaines : Mamoudou DIAKITE

Chef de Département Santé : Kadiatou CISSE
Chef de Département Sécurité et Environnement : Bintou KEITA
Chef de Département Formation : Ibrahima CISSOKO
Chef de Département Administration et Plan de Carrière : Raymond BANGOURA

Responsable Administration et Finances : Sadabou DIABY

Chef de Département Administration : Ibrahima TOURE
Chef de Département Comptabilité : Moussa KABA
Chef de Département Contrôle de Gestion : Bangaly KOUROUMA
Chef de Département Trésorerie : Sanoussy CISSE
Chef de Département Patrimoine : Abdoulaye Daouda CAMARA

Responsable Marketing et Commercial : Lansana DOUNO

Chef de Département Marketing : Mohamed DOUMBOUYA
Chef de Département Grands Comptes : Aboubacar CHERIF
Chef de Projet Pose Compteurs : Hawa Doubani KEITA
Chef de Projet Recensement Clientèle : Kalil TRAORE
Chef de Département Commercial Ville de Conakry : Saa M’Bemba MILLIMONO
Chef de Département Commercial Villes de l’Intérieur : Youssouf DIABY

On n’a pas besoin d’une lampe électrique pour voir que, même avec les rares noms non malinkés, EDG est une niche communautaire peu éclairée. Peut-on donc rendre les Peulhs responsables de l’obscurité en Guinée ?

Même lorsqu’un Peulh occupe un poste important, il est harcelé et humilié pour le pousser à la démission. S’il résiste, il n’est plus payé, ce qui constitue une autre façon de le chasser. C’est dans une telle situation que se trouve Ismaël Baldé, président du Conseil d’Administration de la SOTELGUI (Société de Télécommunication de Guinée) depuis fin 2009. Il a expliqué son calvaire dans une interview accordée, le 17 juillet 2014, à Africaguinee.com.

Ce haut cadre intelligent, compétent et intègre est systématiquement écarté des négociations avec le syndicat sur le sort réservé à SOTELGUI, dirigée effectivement par Oyé Guilavogui, le ministre des Postes et Télécommunications. Pour détourner l’argent public, une société bidon dénommée OGUIFOK (Oyé Guilavogui Fodé Kaba Sécurité) a été créée et coûte, pour uniquement ses quatre vigiles, au moins 80 millions de Fg par mois payés par la SOTELGUI. M. Baldé, quant à lui, ne reçoit aucun salaire depuis 2011. En même temps, l’Etat débourse 38 milliards de Fg pour simplement payer les arriérés de salaires des travailleurs de la SOTELGUI qui génère pourtant de confortables revenus à travers une source rentable : la fibre optique.

Nous sommes donc pratiquement dans une situation d’apartheid en Guinée. On a d’un côté une « Hautaine Guinée », le bantoustan glouton qui avale tout et, de l’autre, un fouillis de foyers tribaux qui ne picorent que des miettes (Sossostan, Bagastan, Foutadjallonkestan, Kissistan, Lelestan, Lomastan, Kpellestan, Manostan, Konostan, etc.). Avec 18 lettres, le Foutadjallonkestan semble trop favorisé aux yeux d’AC (qui avait récolté frauduleusement les 18% des voix de Sidya Touré au 1er tour de la Présidentielle de 2010, alors que lui n’avait semé que de la haine). C’est pourquoi il a divisé ce foyer en un Foutustan (même pas Fouta ou Foula mais Foutu, c’est-à-dire ruiné !) appelé à disparaître et en un Roundestan disparate, financé, armé et encouragé à rejoindre la « Hautaine Guinée ». Bienvenue au Condestan en voie d’apparition !

On estime que la population guinéenne serait ainsi répartie:

Peulhs: 40%
Malinkés: 25%
Soussous: 20%
Autochtones de la Guinée Forestière: 15%

De sources généralement bien informées, l’armée guinéenne qui engloutit presque la moitié du budget de l’Etat et au sein de laquelle l’ethnocentrisme a pris du galon, aurait ses effectifs globaux dispatchés de la façon suivante:

4% de Peulhs
20% d’originaires de Guinée Forestière
25% de Soussous
51% de Malinkés.

Il s’agit de la troupe, c’est-à-dire ceux qui transpirent, qui avalent au quotidien de la poussière, qu’on gave de riz importé, qui n’ont d’habit que leurs tenues et qui ne sont véhiculés que pour attaquer les Peulhs contre lesquels ils sont dressés. En affinant les données, les officiers (tous grades confondus) seraient:

Peulhs à 1%
«Forestiers» à 15%
Soussous à 20%
Malinkés à 64%.

Quant aux officiers supérieurs proprement dits, exprimer leur nombre en pourcentage même arrondi éliminerait les Peulhs des statistiques. Et si on examinait le malheureux 1% concernant les Peulhs, on verrait certainement qu’il contient 90% de citoyens du « Manden Djallon », une créature ubuesque d’Alpha Condé et de 10% de ceux que ce dernier considère comme de « purs Peulhs». C’est tout simplement kafkaïen !

Je rappelle qu’à la mi-janvier 2014, la composition du « nouveau gouvernement de mission »

imposé à M. Saïd Fofana était la suivante: 34 ministres dont 18 Malinkés, 4 Soussous, 5 Peuhls et 3 « Forestiers » de souche. Des 6 ministres d’Etat, 3 sont Malinkés. Cette information a été fournie, en janvier 2014, par M. Lamine Camara dans l’article «Alpha Condé: du panafricanisme au tribalisme ».

J’insiste sur le fait que les Forces Armées Guinéennes ont été restructurées avec la complicité criminelle du Général sénégalais Lamine Cissé, afin que toute la chaine de commandement soit contrôlée par des Malinkés dans l’unique but d’empêcher l’accès au pouvoir d’un membre d’une autre ethnie.

Le recrutement dans l’armée est, depuis longtemps, systématiquement fermé aux Peulhs. Sous Sékou Touré, ils y étaient tolérés mais ne progressaient qu’à l’ancienneté. Un Peulh avec le grade de capitaine, c’était le top ! On peut facilement consulter la composition de la haute hiérarchie militaire guinéenne au 26/03/1984, date bénie à laquelle Dieu a débarrassé la Guinée de ce criminel.

Je souligne que le Profiteur AC pourrait également bénéficier de la complaisance juridique de la gambienne Fatou Bensouda, procureure générale de la CPI. Cette « Générale » ne fait pas preuve d’un enthousiasme débordant pour faire avancer certains dossiers compromettants pour les siens.

C’est donc toute une ethno stratégie sous régionale qui est mise en place pour reconstituer un empire mythique. Cette situation est plus choquante qu’inquiétante. En effet, ceux qui gèrent en ce moment la Guinée sont tellement aveuglés qu’ils croient que le soleil ne se couche jamais. Ils ignorent qu’ils ne peuvent pas réprimer indéfiniment les frustrations de toute une communauté. Un autre « juillet 1985 » pourrait se rééditer !

Evidemment, si les Peulhs sont marginalisés dans leur propre pays, c’est qu’ils sont victimes de la mollesse incroyable de certains leaders politiques en panne de charisme, opposants le jour et collabos la nuit. C’est trop facile de dire que rien n’est facile avec AC. Personne n’a demandé à l’opposition de prendre les armes pour le combattre mais de s’armer de courage afin de dénoncer immédiatement et systématiquement ses violations de la constitution. AC n’est pas fort; c’est une opposition faible qu’il a en face de lui.

Bien entendu, dans le contexte actuel de « Tout sauf un Peulh », aucun Peulh ne peut accéder à la Présidence de la République. Dans un vote purement ethnique, le premier tour voit toujours dans l’ordre un Peulh, un Malinké, un Soussou, etc. Au second tour, une coalition anti-peule fait mécaniquement gagner le Malinké. Hier, Sékou Touré s’était servi des Soussous; aujourd’hui, Alpha Condé se sert d’eux. Si, à l’égard des Peulhs, ce dernier entretient jalousie et haine, il est à noter qu’à l’égard de nos compatriotes de Guinée Forestière il affiche mépris et condescendance. Ce n’est pas pour rien que les militaires proches du capitaine Moussa Dadis Camara ont été confinés à Kindia, loin des centres stratégiques de la capitale. En cas de menace, AC qui est nul mais pas bête les verrait venir.

Après l’ère Lansana Conté (que les extrémistes Malinkés considèrent comme un accident historique) et le bref règne de Dadis (brutalement écarté avec la complicité du Général Konaté), les Soussous et les ressortissants de la Guinée Forestière devraient ouvrir l’œil, mais le bon:

En effet, « tout sauf un Peulh » = « tout sauf un Soussou » = « tout sauf un Forestier », qui équivaut concrètement à « tout pour un Malinké » !

S’ils ne veulent pas d’un Peulh, ils n’auront rien d’autre qu’un Malinké, se condamnant eux-mêmes à n’être que des transporteurs d’une couronne qui gravitera autour de leurs têtes sans jamais s’y poser.

Je ne dis pas qu’il faut absolument un Peulh à la tête de la Guinée pour que ce pays s’en sorte mais je pense que la Guinée ne s’en sortira jamais si les Peulhs y sont exclus. Chaque région dispose de ressources humaines qui ne demandent qu’à être mises au service du pays. Si un dirigeant ne préfère que ses parents, alors qu’il choisisse au moins les meilleurs d’entre eux. En Guinée, la priorité n’a jamais été de construire le pays mais de combattre systématiquement les Peulhs. Or, tant qu’on piétine les Peulhs, le pays patine. Si l’énergie déployée contre les Peulhs était réorientée vers le développement de la Guinée, en serions-nous là où nous sommes aujourd’hui? Pendant que cet égoïsme infécond nous ruine, le Profiteur Alpha Condé amasse une fortune, trésor de guerre qu’il pourrait, même après avoir été viré du pouvoir, employer pour déstabiliser la sous-région. AC n’est pas inquiet ; il est plutôt inquiétant.

  1. Le Profiteur AC, aventurier notoirement cupide

Alpha Condé est très mauvais. En effet, il s’est entouré de vautours pour piller la Guinée comme l’avait montré un document d’Africa Mining Intelligence, paru le 15/11/2012, sous le titre « Alpha Condé, l’empereur des mines ». Ce document, largement publié sur le web, constitue une mine de renseignements sur son clan constitué par :

-Mohamed Alpha Condé dit « Mac », fils du Profiteur. S’appeler «Mac» est bien significatif.
-Guillaume Curtis, le neveu
-Namory Condé, le frère « adoptif »
-Aboubacar Sampil, le bras droit du fils «Mac»
-Djènè Kaba Condé, l’épouse politique
-Mamadi Kaba Guiter, le beau-frère.

Ce club des six ne constitue que la partie visible de l’iceberg Condé. En fait, ce dernier est entouré de pourris dont il est le calife général. Avec lui, l’opacité est de règle. De colossales rentrées d’argent sont évoquées mais quel est l’usage qui en est fait ? Au moment où il s’est emparé du pouvoir, il a dit n’avoir trouvé dans les caisses de l’Etat que 50$ (seulement 50$ !). Aujourd’hui, « celui qui n’a rien géré » disposerait, comme bon lui semble, de plus d’un milliard $ dont :

  1. Les 25 millions $ de Palladino empruntés puis, parait-il, remboursés (avec quel taux d’intérêt et surtout dans quel intérêt ?) sans traçabilité comptable.
  2. Les 700 millions $ de Rio Tinto payés, semble-t-il, au Trésor Public. Qu’a fait AC de ce versement exceptionnel ?
  3. Les 60 millions $ de la société sud-africaine MTN versés, croit-on également, au Trésor Public.
  4. Les 150 millions $ empruntés à l’Angola et dont on ne sait pas clairement sur quelle piste ils ont atterri.

A quoi a servi tout cet argent ? Nos «honorables» députés qui sont censés pouvoir nous le dire restent muets. Quoi qu’il en soit, ces centaines de millions $ n’ont pas servi à améliorer le quotidien des Guinéens mais à gonfler des portefeuilles de particuliers.

Alpha Condé n’étant pas préparé psychologiquement à manipuler de fortes sommes (c’était un aventurier dans la précarité) cette overdose de dollars lui tourne certainement la tête. Il vient de donner (s’agit-il de son argent pour le financement de cette opération ?) 35 000 gilets de sauvetage aux usagers de la mer. C’est la Guinée qui a besoin de sauvetage. Les Guinéens accepteraient-ils qu’il se sauve après avoir saigné leur pays? Il pourrait même avoir préparé une montgolfière pour déguerpir sans grand bruit.

Conclusion

Alpha Condé est un malfaiteur durable. Il est ethno comme certains peuvent être écolos. Il est intellectuellement incapable, même avec un bac+40, de diriger un village. Pourtant, ce nul règne sans partage sur la Guinée depuis presque 4 ans. Un paradoxe qui s’explique. C’est parce qu’il est un politicard machiavélique, un menteur invétéré et un manipulateur diabolique qu’il a été coopté pour diriger notre pays. Ce genre d’individu est une sorte de ciment à prise rapide pour certains milieux d’affaires cherchant à s’attacher à la Guinée. C’est avec des nuls que des compagnies peuvent signer facilement les contrats miniers juteux pour elles. C’est aussi simple que cela.

Alpha Condé avait promis aux Guinéens une superproduction hollywoodienne. Il nous sert un film d’horreur sanglant et glauque. En 2010, avec officiellement 18% des voix au 1er tour de la Présidentielle, il a réussi grâce à des appuis mafieux à se hisser à la tête du pays. Maintenant qu’il dispose de l’armée, de la police, de l’administration et des finances il lui est encore plus facile de truquer n’importe quelle élection. Face à une opposition émasculée, cet «El âge» qui ne mettra jamais d’eau du Fouta dans son vin, termine un mandat indu et s’apprête à briguer un autre pour pérenniser le règne d’une dynastie communautariste d’un autre âge.

Il faut donc absolument le chasser par tous les moyens, de préférence par celui qu’il a utilisé pour prendre le pouvoir et qu’il compte réutiliser pour le garder: la violence. La Guinée a des citoyens formidables qui peuvent éjecter ce prédateur fort minable, sans remords d’autant plus qu’il est perçu par tous comme un apatride.

Pour terminer, quelques perles en vrac du web, visibles mais pas forcément risibles pour tous:

-J. S. Guilavogui, directeur du journal « Le Fouineur » et de « guineesudinfo.com » ayant été attaqué le 16/07/14 à Conakry par des militants du RPG en uniforme, le Haut Commandant de la Gendarmerie, le général Baldé a ordonné l’emprisonnement des agresseurs. Va-t-on vers l’établissement de l’Etat de droit en Guinée ? Pour ce haut fait d’armes, l’ancien «opposant hystérique » devrait accorder au général Baldé le grade de Maréchal.

Toutefois, une petite question : si l’agressé s’appelait, par exemple, « Modi Maadjou Kowlé », notre général aurait-il aperçu quelque chose, même avec des jumelles ?

Le RPG vient de publier le recensement de la population guinéenne. Selon lui, Kankan est maintenant plus peuplé que les régions de Mamou et Labé réunies et dépasse même celle de Conakry ! AC a donc tenu sa promesse, faite le 6 février 2012, de démontrer que les « Peulhs ne sont pas majoritaires » en Guinée. Eh ALA ! koutoubou !!!

AC, spécialiste des magouilles statistiques, a sans doute comptabilisé les rebelles introduits en Guinée Forestière, les Dioulas de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso ainsi que des Bambaras du Mali, tous chercheurs d’or clandestins comme résidants permanents en Haute Guinée. Cette région aurait-elle bénéficié d’un « plan Marshall démographique » pour voir sa population grimper plus rapidement que celles des autres ? Même par insémination artificielle à grande échelle, difficile de se reproduire aussi vite ! Pendant qu’on y est, pourquoi le « malobali » AC ne corrige-t-il pas les anomalies du fichier électoral en recensant les ânes de Kankan comme adhérents du RPG ? Eh Kèla ! koutoubou !!!

-François Hollande vient de faire une tournée en Afrique en zappant la Guinée. C’est une excellente nouvelle. Que n’aurait-on pas entendu à la RTG ! Blaise Compaoré est, quant à lui, venu à Conakry pour 48h mais n’en a effectué que quelques-unes, le temps de supporter la formule débile d’AC vantant «l’amitié guinéo Burkina Faso ». C’est à se demander si S.E. le Pr. Alpha Condé n’incommodait pas ses pairs par ses impairs à répétition.

Je vous salue !

Ibrahima Kylé Diallo

 

Continue reading “Ethnocratie au sommet de l’Etat: le Profiteur Alpha Condé, ethno impénitent à cupidité notoire.”

Human Rights Watch Makes the Case Why International Community Needs to Step Up on September 28 Massacre and Rape Case (EN-FR)

Claude Pivi, Guinean Minister of Presidential Security and a Primary Perpetrator of the September 28 Massacre and Rapes
Claude Pivi, Guinean Minister of Presidential Security and a Primary Perpetrator of the September 28 Massacre and Rapes

Of all the international human rights organizations, only Human Rights Watch (HRW) has kept a constant, close eye on Guinea beginning with the September 28, 2009 massacre and rapes to the state-sponsored violence during the 2010 presidential campaign and during this most recent period of Alpha Conde’s stunning governance of impunity. It has been three years since the massacre and Guinea has clearly demonstrated that it meets the International Criminal Court’s (ICC) criteria for the ICC to take the case over — it is” unable or unwilling to prosecute the case.” In the September 28 case, both of these conditions apply.

In February 2012, Fatou Bensouda, who would become the Head Prosecutor at the ICC four months later, paid Alpha Conde and other government officials a visit to deliver a stern message: either Guinea get on with the investigation and prosecution of the case, or the ICC would take it over. That was ten months ago. And, now it is Human Rights Watch’s turn to bang the Guinean government over the head. HRW has been consistent in calling for the international community to pressure the Guinean government to conduct and conclude an investigation. This is important because the international community has much to do with whether the case goes to the ICC. But, the international community is loathe to apply pressure on Guinea about the case and unlikely to call for a transfer to the ICC. Why? The massacre and rapes of September 28 were committed by Guinean state security officers under orders of the ruling junta headed by Dadis Camara. If Guinea were to engage in a bald-faced investigation, it would lead directly to both civilian and military men who sit as members of Conde’s cabinet and others in high positions of the Guinean government. The international community is reluctant to go out on such a limb. During the 2010 election, the gross fraud and brutal violence, aimed at disenfranchising Peuls, were committed under the orders of interim president, General Sekouba Konate, and accomplished with little objection by the international community. Why should the September 28 case be any different? In both cases the international community was not willing to upset Guinea’s lucrative mining cart to stand up for the rule of law and human rights. Prosecuting military men for gross crimes would only raise the ire of all security forces who might be inclined to destabilize the country, negatively affecting business investment.

HRW knows this case belongs at the ICC and its report on what Guinea is not doing concerning the case, is one of the rungs that must be climbed to point it in the direction of the Hague.

But, this won’t happen unless citizens in the EU, France, and US apply pressure to their governments demanding that it be done.

If there is any doubt that Guinea is stalling on this case, this should clear it up – the Guinean court dealing with the September 28 case was shut down between May and September this year (after Bensouda’s personally-delivered ultimatum) because of lack of pencils, pens, paper and furniture. With all of Guinea’s mining revenue and Conde can’t come up with a few office supplies?

Guinea: Step Up Efforts to Ensure Justice for Stadium Massacre
Important Test Case for International Community to Promote Domestic Accountability

December 5, 2012

Related Materials:

Waiting for Justice

Bloody Monday

Victims of the horrific abuses on September 28, 2009, are waiting for justice more than three years later. President Alpha Condé and other Guinean officials have said they support accountability, but they need to better translate the rhetoric into action. Credible prosecutions would be a major contribution in moving Guinea to an era marked by respect for rule of law.

Elise Keppler, senior international justice counsel

(Conakry) – The Guinean government should increase support to the domestic investigation of the September 28, 2009 massacre, rapes, and other abuses to enable fair, credible prosecutions of the crimes without further delay, Human Rights Watch said in a report released today. The conclusion is based on extensive research and analysis of the factors holding up the investigation. International partners – including the European Union (EU), United States, and the Office of the High Commissioner for Human Rights – also should increase pressure and support for justice to be done.
The 58-page report, “Waiting for Justice: Accountability before Guinea’s Courts for the September 28, 2009 Stadium Massacre, Rapes, and Other Abuses,” analyzes Guinea’s efforts to hold those responsible for the crimes to account. On that day, several hundred members of Guinea’s security forces burst into a stadium in Guinea’s capital, Conakry, and opened fire on tens of thousands of opposition supporters peacefully gathered there. By late afternoon, at least 150 Guineans lay dead or dying, and dozens of women had suffered brutal sexual violence, including individual and gang rape. More than three years later, those implicated have yet to be held accountable.
“Victims of the horrific abuses on September 28, 2009, are waiting for justice more than three years later,” said Elise Keppler, senior international justice counsel at Human Rights Watch. “President Alpha Condé and other Guinean officials have said they support accountability, but they need to better translate the rhetoric into action. Credible prosecutions would be a major contribution in moving Guinea to an era marked by respect for rule of law.”
The report is based on research in Conakry in June 2012 and follow-up interviews with government officials, lawyers and other legal practitioners, civil society members, journalists, victims, and internationalpartners.
Cases involving serious crimes are often sensitive and need resources that are scarce, Human Rights Watch said. But lack of justice can carry high costs by potentially fueling renewed abuses that are devastating for the population and national development. Impunity for human rights violations has been a persistent problem in Guinea over decades.
In February 2010, a Guinean prosecutor appointed a panel of judges to investigate the crimes.
More than 200 victims have been interviewed, and charges have been filed against at least seven people, including Guinea’s minister in charge of fighting drug trafficking and organized crime and the health minister at the time of the crimes. The Guinean government also recently accepted the appointment of an international expert offered by the United Nations Office of the Special Representative of the Secretary-General on Sexual Violence in Conflict to support the accountability effort.
However, the investigation has yet to be completed more than three years after the crimes were committed, and numerous victims have yet to be given an opportunity to provide statements to the judges. The judges also have yet to interview at least two key suspects – the president at the time the crimes were committed, Captain Moussa Dadis Camara, and Captain Claude “Coplan” Pivi – and witnesses who are not suspects who are members of Guinea’s security services.

In 2011 and 2012, Guinea’s Justice Ministry took upward of a year to begin to address the investigative panel’s lack of basic supplies, including pens and paper, and equipment. As a result, the work of the panel was effectively halted from May to September 2012, after which the judges resumed work when an additional stipend and computer were provided. Limited security, competing professional responsibilities, and the fact that key suspects have not been placed on leave from government posts pose additional challenges.

In addition, Guinean judicial police have yet to provide the judges access to an identified possible mass grave, and a request by the judges to interview the former president in Burkina Faso about the crimes remains outstanding. Meanwhile, some suspects have already been in pretrial detention longer than the two years permitted by Guinean law.

“The investigation has made some important strides, but the Guinean government needs to provide greater support if it is to be successfully concluded,” Keppler said.

Human Rights Watch called for the Guinean government – the president and justice minister in particular – to meet a number of key benchmarks to ensure that the panel of investigative judges can operate effectively. The government should make sure the judges have adequate resources and security; facilitate the appointment of relevant international experts; place key suspects on leave from their government posts, especially where they could interfere with investigations; and work to enable them to interview former President Dadis Camara.

In addition, the judges should swiftly deal with any illegal pretrial detention of suspects, bringing those who need to remain in pretrial detention to speedy trial and releasing any others. The justice minister also should initiate a witness and victim protection and support plan and support law reform, including making crimes against humanity domestic crimes and abolishing the death penalty.

The report also calls for greater international support for fair and credible prosecutions for the September 28 crimes.

The report found that the International Criminal Court (ICC) and the UN Office of the Special Representative of the Secretary-General on Sexual Violence in Conflict have made vital contributions in pressing for justice for the September 28, 2009 crimes. The Office of the High Commissioner for Human Rights also has raised concerns and provided some informal supplies to the judges, but it should take a more active role in pressing the government to ensure that the investigative panel can function effectively.

Key governments and intergovernmental players – including the EU, US, and France – should substantially increase public and private diplomacy with Guinean officials to press for justice and ensure that judges can work effectively. In addition, these players should invite requests for financial and technical assistance for efforts such as witness and victim protection and support, forensic investigation, training, and law reform. International partners do not appear to be providing any direct support for investigating and prosecuting the September 28 crimes.

ICC states parties and the United Nations notably have increasingly expressed commitments to identify ways to help promote accountability before domestic courts. This would maximize what the ICC calls complementarity, whereby the court only intervenes when national courts are unable or unwilling to prosecute. Accountability efforts in Guinea provide an important opportunity to advance this goal, Human Rights Watch said.

In October 2009, the ICC Office of the Prosecutor placed the situation in Guinea – which had joined the ICC in 2003 – under preliminary examination.

Some Guinean civil society and victims have indicated that they are waiting for the International Criminal Court to open an investigation into the September 28, 2009 crimes so that those responsible can be held to account.

Whether the ICC may open an investigation in Guinea is an open question under the ICC’s complementarity principle. But even if the ICC were to open an investigation, its scope would be limited since it is based thousands of miles away in the Netherlands, and only focuses on suspects with greatest alleged levels of responsibility, and on genocide, war crimes, and crimes against humanity.

“Guinea’s domestic investigation is a potentially important test case for the international community to help ensure accountability at the domestic level,” Keppler said. “Guinea’s international partners should use encouragement, pressure, and support to maximize its prospects to provide justice for the stadium massacre.”

Also available in French.

Use UN Statement on Political Rape in Guinea to Get Case Transferred to the International Criminal Court (ICC)

Yesterday, on the third anniversary of the massacre and rape of Guinean citizens by members of Guinea’s ruling junta, the people received some good news from the United Nations. Zainab Bangura, Special Representative of the Secretary-General for Sexual Violence in Conflict, issued a declaration that told the world something Guineans have known all along. That is, Guinea’s lack of progress on the case is the result of pervasive impunity of Alpha Conde’s administration.

After three years of pretending to investigate this case, the Guinean court system has fulfilled the criteria which allow cases to be transferred from the country of origin to the International Criminal Court: a country must demonstrate that it is unwilling or unable to prosecute. We know that three years ago Guinea was unwilling to prosecute largely because an investigation would unravel the involvement of former and present government officials in the attack, including Alpha Conde, himself. As for being unable to try the case, let’s just say the court system is not a model of judicial independence. While Ms.Bangura is not in a position to demand the transfer of this case to the ICC, she is ringing a loud bell. Those determined to get justice for the victims should take the bell and ring it loudly in the Hague at Chief Prosecutor Fatou Bensouda’s door. After all, she was one of the first international investigators to come to Guinea to investigate the massacre in February 2010 and she said, before she left, that crimes against humanity had taken place. Alpha Conde’s administration will sit on this case for as long as it can and will try every trick in the book to prevent it leaving Guinea. This is the time for a full court press. Justice delayed is justice denied.

Zainab Bangura

Statement by Special Representative of the Secretary-General
on Sexual Violence in Conflict, Zainab Bangura

GUINEA-CONAKRY: POLITICAL RAPE REMAINS UNPUNISHED
(New York, 28 September 2012)

Three years ago today, the atrocities committed against peaceful protesters by security forces in Guinea-Conakry shocked the world. Women were particular targets of the violence. Public rapes and gang-rapes of women in broad daylight dramatically showed that sexual violence is not only a weapon in times of war. Whether it serves as a tactic of conflict or part of the repertoire of political repression, the intent is the same: to humiliate, silence, intimidate and punish the victims.

The International Commission of Inquiry on the 28 September 2009 events in Guinea verified that in addition to the massacre of at least 150 unarmed protesters, no less than 109 women suffered rape and other forms of sexual abuse. According to the International Commission of Inquiry, these widespread and systematic attacks could constitute crimes against humanity.

I welcome the indictment, announced earlier this month, of Colonel Abdoulaye Chérif Diaby, former Minister of Health in the Moussa Dadis Camara government, for his alleged responsibility in the 28 September 2009 events. It is important that these and other charges are processed swiftly and thoroughly, as justice in Guinea has already been delayed for too long. Although Lieutenant Colonel Moussa Tiegboro Camara earlier this year was charged for his role in the massacre, to date not a single perpetrator has been convicted.

Last November, my predecessor visited Guinea to meet with rape survivors, representatives of victims associations, and government officials. A Joint Communiqué was agreed between the government of Guinea and the United Nations, clearly stating the government’s commitment to fight impunity and ultimately prevent and deter sexual violence. The Joint Communiqué also welcomed the assistance of the Team of Experts on the Rule of Law / Sexual Violence in Conflict to support the Panel of Judges in Guinea, created to lead national investigations into the 2009 incidents. The Team of Experts is currently engaged in discussions with the national authorities to deploy an expert on sexual violence, and I want to encourage the government of Guinea to facilitate this deployment as soon as possible.

There is an urgent need to assist the survivors and bring the remaining perpetrators to justice. It is equally crucial that all victims, other witnesses and their families are afforded full protection and that no effort is spared to ensure their safety throughout this process. Known abusers must not be allowed to hold positions of authority.

Addressing these atrocities is crucial for fostering reconciliation, for trust in the justice system, and for a durable peace. We are committed to supporting the government’s efforts to address impunity for sexual violence and to ensuring that such atrocities are never repeated. We will continue to monitor the situation in Guinea-Conakry and anywhere else that sexual violence may occur.

Guinea Update 6-17: Next March 6-28, Mining Madness, and Guinean Gov’t’s Sept. 28 Massacre Mumbo-Jumbo

July 29, 2011:  Guinean demonstration in front of the White House against Alpha Conde who was visiting Pres. Obama.  The rape of women during the state-sponsored massacre of Sept. 28, 2009, continue to go unaddressed by the Conde administration, one year later.

Opposition March Scheduled for June 28

In spite of a ban by the Conde government on ALL political gatherings, the opposition does not acknowledge the ban because the government cannot “outlaw freedom of speech and assembly.”

It is apparent that the wildly successful May 10 opposition march surprised and worried the government. The only way to prevent the world from seeing another 80,000+ opposition march is to impose the all-out ban.

Since May 10, the opposition made plans to march on a couple of occasions, but it appears that Conde supporters from his coalition the RPG-Arc-en-Ciel planned to counter march at the same time. In addition, there were rumors that the president’s coalition would be supplemented with Donzos (farmers), which assisted government forces in the brutality leveled at opposition supporters during their September 27, 2011 march.

Stay tuned . . .

More Mining Madness

Last week,Guinea Oye! posted an article which revealed new shenanigans in the great underworld of Guinean mining.

Two subsequent articles provide interesting supplemental information on the Guinean government’s sleight of hand:

DAVID GLEASON: Wheeling and dealing in Guinea

Published: 2012/06/08 08:22:01 AM

. . .On the other hand, I have heard associates of Condé’s son, Alpha Mohamed, have been bragging about putting “confiscated mining assets into vehicles they jointly own”.

Back to that $25m loan. The Guinean people have never been told about it, although the deal was signed by Lamine Fofana, the mines minister, and by Kerfalla Yansane, the finance minister. Nor has it appeared in the national budget.

It is all very mysterious.

Read the full article

DAVID GLEASON: Why genuine miners avoid Guinea

Published: 2012/06/14 09:47:46 AM

Guinea is awash with mineral resources, but many mining companies may be discouraged by political developments that leave them baffled.

Read the full article

September 28, 2009 Massacre: Speaking Mumbo-Jumbo

Taking the opportunity of Fatou Bensouda’s swearing-in a few days ago as the Chief Prosecutor of the International Criminal Court (ICC), the Advocate General of the Guinean Court of Appeals, William Fernandez, spoke about the case of the September 28, 2009, stadium massacre and rape of opposition protesters.

Fatou Bensouda, as the Deputy Chief of the ICC, was the primary investigator of the September 28 massacre. A few months ago, she made a trip to Guinea to let officials know that if they are unable or unwilling to pursue the case, the ICC will take it over.

But, it appears that Mr. Fernandez, in his statement, made the water just murky enough to cover all his bases, without enlightening a soul.   “In this case we operate at our own pace, we have no pressure on us. It’s either one is able to judge, or we let the ICC take up the case. But for now, it’s we who are responsible for this issue.” 

Two years and 8 months since the massacre and not one person has been indicted. The international community is largely responsible for this. It feared the HUGE 40,000-50,000 Guinean army would revolt if members of the military came under indictment for the crimes committed. The case went cold at the ICC and, in the Guinean court system, no one can affirm that the case is being prosecuted, that is, with a straight face.

Justice delayed is justice denied. And, in Guinea, without justice there will be no peace.

Opposition to Strike Rather Than March, Conde Thinks Opposition is Organizng a Coup, UFDG to Bring Charges Against Cops, and Tete-a-Tete Between ICC Bensouda and Gen. Sekouba Konate

 

Tear gas canister and bullet casings used on May 10 at opposition march

The opposition met today and decided that, rather than a march tomorrow, May 14, a national strike would be best. Earlier, there had been rumors that the RPG-Arc-en-Ciel supporters of Alpha Conde might mount a counter strike tomorrow which would be nothing short of a demonstration day from hell. Whether this had bearing on the opposition’s change in plans is not known.

The UFDG has decided to bring charges against police in Hamdallaye for extreme brutality in its attacks against unarmed, peaceful protesters.

Alpha Conde, speaking to his supporters at the Palais du Peuple today said that he thinks the opposition is organizing a “coup d’etat.” Well . . . .

Head Prosecutor for the International Criminal Court, Fatou Bensouda was in Washington Friday to meet with Gen. Sekouba Konate to talk about the September 28, 2009 massacre. At some point the topic of his whereabouts on the day of the massacre came up. Konate explained he was out of the country at the time. (from Kibarou)

The Int’l. Criminal Court, Guinea, and the Sept. 28, 2009, State-Sponsored Massacre: Prosecutor Fatou Bensouda’s Press Statement

On the first anniversary of the September 28, 2009, massacre of opposition demonstrators, primarily of Peul ethnicity, by Guinean state security forces, protesters gather near the United Nations in New York  to demand justice for the victims.

In a statement received by Aminata.com, the Deputy Prosecutor of the International Criminal Court (ICC) Gambian native, Fatou Bensouda, came to Guinea last week to express her determination to bring justice to victims of the events of September 28, 2009.

In her capacity as Deputy Prosecutor of the International Criminal Court, Bensouda (soon to become head prosecutor in June, replacing Luis Moreno Ocampo) met in Conakry with political and judicial authorities as well as victims of the September 28 massacre, including victims of rape. Ms. Bensouda carried the message that if Guinea is unable to prosecute those responsible, the ICC will.  She emphasized, “there is no third way.” Further below is Ms. Bensouda’s press statement in its entirety.

If you are not familiar with the September 28, 2009, massacre in Conakry, Guinea, please see the  Human Rights Watch report, “Bloody Monday: The September 28 Massacre and Rapes by Security Forces in Guinea”. Human Rights Watch issued a shorter document within a month of the massacre, entitled, “Guinea: September 28 Massacre was Premeditated,” which provides a gripping summary.

The investigation into the massacre, unfortunately, became a political football. The international community, concerned that the country was under the control of  military junta leader, Capt. Dadis Camara, used the investigation as a tool to “scare” him out of the country. A bullet to the head from a colleague took care of this problem in December 2009, and, after recuperating in Morocco, Camara was flown to Burkina Faso where he has lived in exile for the last 2 years.  Even though Camara was out of the way, the international community was concerned that the investigation might cause a rebellion within the ranks of state security forces and might prevent the upcoming presidential elections from taking place. The international community, focused on reassuring investors,  badgered Guinea to hold elections so that, upon completion, it could spin a narrative that Guinea was stable and open for business.

The result was not so rosy.  As we know, Alpha Conde stole the 2010 election. His run for office and his governance in office, is characterized by dangerous ethnic-baiting rhetoric, denial of human and civil rights and refusal to encourage swift prosecutions for heinous crimes committed by state forces in the 2009 massacre. Conde has placed the people of Guinea on a powder keg ready to explode into an ethnic war.  Stable?  Guinea Oye thinks not. For more information, please see “Preventive Diplomacy: The International Community’s Betrayal of the People of Guinea.”

Let’s hope that Ms. Bensouda’s message to Guinea that the “jig is up,” has an effect. And, for those who think that Guinea made some progress in the case with the indictment of Tiegboro Camara in February 2012, think again.  This was a stunt to whet the ICC’s appetite for movement in the case and a mechanism to keep Bensouda at bay.  Her appearance in Conakry last week demonstrates that she understands the game.

Ms. Bensouda’s original press statement is in French. The following is a Google translation into English with editing by Guinea Oye!

Press statement of Mrs. Fatou Bensouda, Deputy Prosecutor of the International Criminal Court
Conakry April 5, 2012

Ladies and Gentlemen

First, I want to thank the Guinean authorities, particularly President and Chief, Alpha Conde and the Justice Minister, Christian Sow, for their hospitality and cooperation during this sixth visit to Conakry – my third as Staff – Office of the Prosecutor of the International Criminal Court.

The reason for my visit is simple: I came to review the progress of the national proceedings concerning crimes of September 28, 2009, with the authorities, the judiciary, civil society and victims.

As in previous visits, I was touched and inspired by the conversations I had with victims’ associations. I salute the courage and dignity of victims that I met – including women who were raped, brutalized, and terrorized. These are acts of sexual violence are unthinkable and devastating for victims, their families and their communities.

This is the mandate of my office and a personal priority for me – justice for the victims of Guinea.
The Prosecutor shall initiate investigations and prosecutions launched only when national authorities fail to do so. If top officials are not prosecuted by the Guinean authorities, then the ICC will. As I said before, it’s one or the other, there is no third way.

The survey carried out by the pool of judges of Conakry has made significant progress in recent times with the charge of a high-ranking personality. I want to salute the perseverance and courage of the judges handling the case. They do a complex job in difficult conditions. They deserve our support, the support of authorities and the UN is preparing to support them.

They also deserve the confidence of victims who await justice.

We must continue efforts tirelessly. The authorities assured me that the judges will have all the resources they need and that they can continue to operate independently. As the next head prosecutor, I will personally make sure that this is the case. I will also ensure that the investigation be concluded within a reasonable time for a trial.

This survey is of great importance. For victims in the first place, but also for all Guinean citizens. Guinea has the opportunity to restore the force of law against the law of the jungle. Guinea can turn the page of impunity and build its future on new foundations. Guinea can also become a model, a model of a state which is a party to the ICC that fulfills its obligations to judge only the most senior of the most serious crimes. A model for Africa and the world.

Thank you.

Source: Office of the Prosecutor / Aminata.com