HRW Guinea: Tribute to Dr. Thierno Maadjou Sow A tireless defender of human rights in West Africa (EN-FR)

photo: l’expressguinee.com

Human Rights Watch Tribute to Dr. Thierno Maadjou Sow who passed away Thursday, November 12, 2015.

Guineé : Hommage au Dr Thierno Maadjo Sow
Inlassable défenseur des droits humains en Afrique de l’Ouest

C’est avec grande tristesse que Human Rights Watch a appris la nouvelle du décès du Dr Thierno Maadjou Sow, président de longue date de l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme et du citoyen (OGDH). Le Dr Sow s’est battu sans relâche durant des décennies, et souvent en se mettant personnellement en danger afin de faire progresser le respect des droits humains en Guinée. Nous nous souviendrons de lui pour avoir mis des questions relatives à ces droits au cœur des priorités des autorités nationales et des partenaires internationaux de la Guinée. Le Dr Sow était un partenaire et un ami respecté et précieux de Human Rights Watch, et l’héritage de son important travail ne sera pas oublié. Human Rights Watch adresse ses sincères condoléances à la famille du Dr Sow, à l’OGDH, ainsi qu’à tous les militants guinéens œuvrant pour la promotion des droits humains et pour l’État de droit.

Guinea: Tribute to Dr. Thierno Sow Maadjo
A tireless defender of human rights in West Africa

It is with great sadness that Human Rights Watch has learned of the death of Dr. Thierno Maadjou Sow, president of Guinea’s longtime defense Organisation of human rights and citizen (OGDH). Dr Sow fought tirelessly for decades, often putting himself personally at risk in order to advance respect for human rights in Guinea. We will remember him for putting questions relating to human rights at the heart of the priorities of national authorities and international partners of Guinea. Dr Sow was a partner and a respected friend and valuable Human Rights Watch, and the legacy of his important work will not be forgotten. Human Rights Watch extends its sincere condolences to the family of Dr. Sow, the OGDH, and all Guinean activists working to promote human rights and the rule of law.

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Daddis presidential bid – Letter from Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djallon to Mrs. Fatou Bensouda (EN-FR)

Daddis presidential bid – Letter from Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djallon to Mrs. Fatou Bensouda.
New York, May 29, 2015
Dear Madam Bensouda,
Following the announcement of the candidacy of Mr. Daddis Camara in the presidential elections of Guinea, a coalition of 29 Human Rights organizations, including the FIDH and OGDH, made a statement to mark their indignation on this inappropriate bid which is a sign of contempt to the judicial process and to victims of the massacres of 28 September 2009.
On many occasions – by online petitions, memoranda and letters – our organization and many victims have called on you to request the transfer of the 2009 crimes against humanity’ investigation to the International Court of Justice. We’ve regularly kept you informed of the actions and statements of the Guinean government’s obvious denial of justice to the victims. On October 25th, 2014, in a speech in the Soussou language given in the Loos Islands, the Guinean President admitted having asked the “white folks” to put an end to the investigations. That same month, the justice minister, accused those who want that judicial proceedings to be expedited of having hidden political motives.
The culture of impunity is not only a legacy of past state violence in Guinea. It has become a method of governance. With the approach of presidential elections, the Guinean president wants to use the 2009 crimes to sow discord among the Guinean communities. The staging of demonstrations in the town of Nzerekore and the appointment in the government of a supposed ally of Mr. Daddis Camara, Mr. Boubacar Barry, are part of his plans. In addition, the authorities spread rumors of rebellion in the region from alleged accomplices of Mr. Daddis. A concerted effort is being made by the government to entertain the fiction of Mr. Daddis Camara political stature behind which Guinean citizens native of the Forest region would identify. The campaign is an insult to the Guineans from the southern region of Guinea who are strongly opposed to human rights violations which they have always been victims of. The governance by impunity introduced by the Guinean president has made ethnicity a screen to hide grave crimes. The goal – for the purposes of electoral maneuvering – is to make all denunciations of the crimes committed by the CNDD, an attack against local residents. These amalgams have served as cover for state crimes in Guinea and are the framework of perpetuating impunity.
Our organization and the associations of the victims believe that all conditions are met for your intervention. Since the charges made on a few officers in 2012, the Guinean judges in charge of the September 2009 crimes case have made no progress. This laxity is unacceptable. One of its consequences is to have enabled the Guinean government to inject in the electoral process an officer charged of crimes against humanity. Faced with this evident obstruction of justice of the Guinean government, it is the duty of the I.C.C to take up the issue of the killings. The Guinean populations and victims put their hope in your institution of last resort to begin the eradication of impunity in our country. This eradication is the only way to counter the confrontations the government of Mr. Conde has prepared with his policy of political division and legal laxity.
We remain available should you need any further information.
Respectfully,
COMMISSION FOR THE CENTRAL POTTAL-FII-BHANTAL FOUTA-DJALLON

 

Candidature présidentielle de Daddis – Lettre de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon à Madame Fatou Bensouda.
New York, le 29 Mai 2015
Chère Madame Bensouda,
Suite à l’annonce de la candidature de Mr. Daddis Camara aux élections présidentielles de la Guinée, une coalition de 29 organisations de défense des droits de l’homme incluant le FIDH et l’OGDH, a fait une déclaration pour marquer leur indignation sur cette candidature inopportune qui est un signe de mépris du processus judiciaire et aux victimes des massacres du 28 septembre 2009.
A maintes occasions – par pétitions en ligne, mémorandums et lettres – notre organisation ainsi que de nombreuses victimes vous ont interpellée pour demander le transfert des enquêtes sur les crimes de 2009 à la cour internationale de justice. Nous vous avons régulièrement tenue informée des actions et des propos de déni évident de justice aux victimes des crimes contre l’humanité de 2009 du gouvernement guinéen. En date du 25 octobre 2014, dans un discours en langue Soussou aux îles de Loos, le président guinéen a avoué avoir demandé aux « blancs » de mette fin aux enquêtes sur les massacres. Ce même mois, le ministre de la justice, accusa ceux qui veulent que les procédures judiciaires soient accélérées d’avoir des arrière-pensées politiques.
La culture de l’impunité ne procède pas seulement du passé de violence d’état en Guinée. Elle est devenue une méthode de gouvernance. À l’approche des élections présidentielles, le chef de l’état guinéen veut faire des crimes de 2009 un moyen de discorde entre les communautés guinéennes. Les montages de manifestations dans la ville de Nzérékoré et la nomination dans le gouvernement d’un supposé allié de Mr. Daddis Camara, Mr. Boubacar Barry, font partie de ses plans. En outre, les autorités répandent des rumeurs de rébellion dans la région par des prétendus affidés de Mr. Daddis. Cette campagne est faite pour entretenir l’illusion d’une stature politique de Mr. Daddis Camara derrière laquelle les guinéens originaire de la région de la Forêt se reconnaitraient. En soi, elle est une insulte aux guinéens de la région du Sud de la Guinée qui restent fermement opposés aux violations de droits de l’homme dont ils ont été toujours victimes. La gouvernance par l’impunité instaurée par le président guinéen a fait de l’appartenance ethnique un paravent pour des crimes imprescriptibles. Le but visé est de faire – à des fins de marchandages électoraux – de toutes dénonciations des crimes commis par le CNDD, une atteinte aux habitants de la région. Ces amalgames sont la couverture aux crimes d’état en Guinée et le cadre de perpétuation de l’impunité.
Notre organisation et les associations des victimes considèrent que toutes les conditions sont remplies pour une intervention de votre part. Depuis les inculpations de quelques officiers en 2012, les juges guinéens en charge du dossier des crimes de Septembre 2009 n’ont fait aucun progrès. Ce laxisme est inacceptable. L’une de ses conséquences est d’avoir permis au gouvernement guinéen d’injecter un accusé de crimes contre l’humanité dans le processus électoral. Face à cette obstruction manifeste de la justice du gouvernement guinéen, il est du devoir de la CPI de se saisir du dossier des massacres. Les populations guinéennes et les victimes placent leur espoir en votre institution de derniers recours pour entamer l’éradication de l’impunité dans notre pays. Cette éradication reste le seul moyen pour contrer les affrontements dont le gouvernement de Mr. Condé a préparé les conditions de par ses politiques de division et de laxisme juridique.
Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire et vos prions de croire à nos sentiments distingués

Pour la commission centrale de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djalon

Why Guinea’s Election Crisis Matters by Peter Pham

The Guinean opposition has always enjoyed the support of the overwhelming majority of Guineans, as evidenced in this 2013 video.

The following article appeared in the April 23, 2015 issue of the US News and World Report. You will not find a better assessment of the dire political situation in Guinea today.  The author, Peter Pham, is to be commended for his research and for parsing out the truth often masked by government disinformation campaigns.

Why Guinea’s Election Crisis Matters
The country is key to maintaining peace and stability in West Africa.

Guinea security forces and protesters on Monday, April 13, 2015.
By J. Peter Pham April 23, 2015 | 11:00 a.m. EDT + More

The international community breathed a collective sigh of relief following the recent presidential, parliamentary and gubernatorial elections in Nigeria. Although the competition was the fiercest Nigerians have ever seen and the polls were marred by some irregularities and a few regrettable episodes of violence, the graceful concession of the defeated incumbent president and the magnanimity of his challenger pave the way for next month’s historic peaceful, democratic handover of power in Africa’s most populous country. It is a significant milestone, not only for Nigeria, but for Africa as a whole.
But imagine what would have happened if President Goodluck Jonathan had rigged the election process or simply refused to accept President-elect Muhammadu Buhari’s win at the ballot box? That’s what President Alpha Conde is trying to do in nearby Guinea, a geopolitically sensitive nation in the same West African subregion, where the political upheaval and ethnic conflict being risked could easily spill over into neighboring countries, including Mali, Liberia, Sierra Leone and Ivory Coast, all of which are just themselves emerging from prolonged periods of civil strife. Consequently, there is an urgent need for the international community to engage more robustly in Guinea. The good news from Nigeria should not be an excuse for complacency about the prospects for democracy and stability elsewhere in the region.
Moreover, we should not view Guinea merely through the prism of Ebola, despite the efforts of the incumbent president to blame everything on the epidemic of which his country has been the unfortunate epicenter, as he shamelessly did this past week in Washington. Even before the outbreak of deadly disease wreaked havoc with the economy, both urban and rural poverty were increasing during the president’s tenure according to his own finance ministry’s report to the International Monetary Fund. Unable to run on his weak record, Conde, in office since a disputed election in 2010, is using every trick in the book to remain in power. Recently, the regime has been increasingly blatant in rigging the electoral process to ensure that it “wins” the elections scheduled for less than six months from now.
The political opposition realizes that it is being railroaded by the government, which controls the so-called Independent National Electoral Commission. That body has rejiggered the electoral calendar to give an insurmountable advantage to the incumbent president, who has refused to engage in a political dialogue with the opposition for almost a year.
Frustrated by both the government’s intransigence and the international community’s lack of attention, the coalition representing the major opposition parties has taken to the streets to demand free, fair and transparent elections. The peaceful demonstrations, including a massive one planned for this Thursday, have continued despite the regime’s attempts to violently repress them. On Monday, for example, several protesters, including a 15-year-old boy, were wounded when live rounds were fired at them by police.
As a result of these demonstrations, Conde’s government has finally offered to renew dialogue with the opposition. However, Cellou Dalein Diallo, a free-market economist and former prime minister, and other leaders of the opposition coalition have declined to participate in talks with the government until two conditions are met: the pro-government electoral commission must cease to function and be revamped; and the timetable for elections which the commission unilaterally announced must be dropped in favor of one which represents the consensus of all stakeholders. Speaking from Paris on Wednesday, Conde rejected any change to the election timetable.
The preconditions are necessary because opposition leaders do not trust Conde and think that the offer of negotiations is little more than a clever trap, just fruitless dialogue designed to waste time as the electoral clock continues to tick.
The opposition is confident that it has the support of the masses. Of course, it will have to prove that assertion at the polls. But for that to occur, the entire electoral process must be free, fair and transparent. And the process has to begin long before the Oct. 11 date chosen for the presidential vote. The opposition is demanding, quite reasonably, that local elections that Conde has postponed on one pretext or another for more than four years be held before the presidential poll, in accordance with Guinea’s laws as well as the repeated promises of the president himself.
Why is this so important? First, there is no basis in the Guinean constitution for the repeated postponements of these elections and, as a result of them, as both opposition politicians and civil society leaders have pointed out, none of those occupying local government offices – mayors, local council members, ward chiefs, etc. – has a legal mandate. Second, as many observers have noted, the criteria under which these officials have been retained without the consent of their constituents has been their allegiance to the president. Third, these same unelected local officials, dependent as they are upon the incumbent for their livelihood, will be the very people who, at the grassroots level, will not only be determining who can register to vote ahead of the polls and who casts ballots on election day, but will themselves be counting ballots and tabulating results.
Opposition candidates and pro-democracy advocates alike fear, justifiably, based on their experience in the controversial 2010 presidential election from which many reports emerged of fraud, that the process will be corrupted. Thus, these activists have called on the international community, especially the United Nations, the African Union, the Economic Community of West African States, the European Union, France and the United States, to engage more energetically in Guinea to ensure a level playing field for the upcoming local and presidential elections. Deploying foreign observers to monitor polling sites on election day would be too little too late.
Why does Guinea matter? Why should the international community, with so many crises demanding attention, even care? Guinea matters because it constitutes a case of arrested development, a country which has never realized its ambitions despite extraordinary human and natural resources – among other things, it holds two-thirds of the world’s largest reserve of bauxite, and prodigious amounts of gold, diamonds, iron ore, graphite, manganese and other mineral resources – that could make Guinea potentially one of the richest nations in Africa. Alas, since independence in 1958, the country has been run by a series of authoritarian leaders who have ruled from the top down for the benefit of the fortunate few, not for the entire nation. Moreover, without credible elections, Guinea risks plunging into a profound political crisis and, indeed, outright conflict. Ethnic tensions are already being stoked and, in a region whose borders were very recently shown by the rapid spread of the Ebola virus to be all-too-porous, such conflicts will be impossible to contain.
To head off this very real threat, the international community needs to engage now to ensure free, fair and transparent elections yielding credible results acceptable to all Guineans. It not only matters for the people of Guinea, but is critical to maintaining peace, stability, and democratic gains of the entire region.
J. Peter Pham is director of the Atlantic Council’s Africa Center.

Declaration de la Coordination nationale Haali-pular suite a la marche de l’opposition duu 13 et 14 avril 2015 a Conakry

Déclaration de la Coordination nationale Haali-pular suite a la marche de l’opposition du 13 et 14 avril 2015 à Conakry.

2015-04-20 07:37:12
Suite à la dernière manifestation de l’opposition guinéenne du 13 et 14 Avril 2015 qui dénonce l’insécurité et demande l’organisation des élections communales avant l’élection présidentielle, la Coordination Nationale Haali-Pular de Guinée est profondément choquée et révoltée par les agissements criminels des forces dites de sécurité déployées dans Ratoma particulièrement le long de l’axe de Hamdallaye à Sonfonia. Une fois encore, ces hommes en uniforme ont repris leurs sales habitudes de descendre dans les domiciles privés pour tuer, blesser, torturer et détruire tout sur leur passage avec des injures à caractères ethnocentristes à l’égard des haali-pular.
La Coordination Nationale Haali-Pular condamne avec la dernière énergie la répression sauvage et sanglante dont est victime sa communauté dans la commune de Ratoma et interpelle une fois encore la communauté internationale et le gouvernement guinéen. Elle ne tolérera plus ces actes criminels commandités par le pouvoir en place et exécutés par les forces criminelles formées et endoctrinées contre les peulhs. Nous savons que ces tueurs et ces violeurs sont recrutés à la Casse et à la Sig Madina pour tuer nos enfants. Ce sont des actes préparés et planifiés contre les haali-pular par le pouvoir en place pour des motifs politiques.
Des manifestations ont eu lieu partout à Conakry, mais on n’a compté des morts ,des blessés des destructions et des arrestations que dans la commune de Ratoma. A Matoto, Matam et Kaloum, il n’ya eu aucun blessé par balle, aucune arrestation aucune, descente dans des domiciles privés.
Nous n’accepterons plus que des criminels à la solde du régime tuent nos enfants. Nous avons compté dans Ratoma trois morts par balles réelles tirées à bout portant sur les organes sensibles :la poitrine ou la tête ne laissant aucune chance de survie aux victimes. Des dizaines de blessés par balles et une trentaine de blessés suite à des bastonnades et des tortures. Plusieurs arrestations dont la plupart dans leurs domiciles, sans parler des dizaines de milliards de francs guinéens perdus à l’occasion des pillages et des incendies des magasins et domiciles. Ces personnes injustement arrêtées, le gouvernement s’est empressé de les condamner par sa justice expéditive conduite par ses juges corrompus aux ordres de ce pouvoir injuste et impitoyable alors que les assassins ne sont pas inquiétés. Mais Allah ne dors pas et a dit dans le Saint-Coran que celui qui tue volontairement un être humain, c’est comme s’il a tué l’humanité toute entière.
Assassins de nos enfants, faites les calculs : depuis 2011, vous avez supprimé volontairement la vie de soixante jeunes peulhs, blessés des centaines dont des dizaines sont handicapés à vie dans Ratoma. Dieu vous attend pour votre récompense.
La Coordination Nationale Haali-Pular, toujours soucieuse de la préservation de la Paix et de la quiétude sociale dans ce pays a écrit plusieurs fois au gouvernement guinéen, aux ambassades de France, des USA, d’Allemagne, à la CEDEAO, à l’Union Africaine, à l’Union Européenne, aux Nations-Unies et aux organisations de défense des droits de l’Homme sur l’injustice, l’arbitraire, la ségrégation, l’exclusion et la répression sauvage et sanglante dont nous sommes victimes de la part du pouvoir en place. Toutes ces organisations, toutes ces ambassades sont restées de marbre et personne n’a daigné nous répondre. Et pourtant nous avons les accusés de réception de toutes les correspondances qui leur ont été adressées. Attendent-elles que l’irréparable soit commis pour intervenir? En tout état de cause, nous encourageons les prestigieuses organisations que sont International Crisis Group et Amnesty International à mener leurs propres enquêtes sur les derniers cas de morts et de blessés par balles et sur tous les autres cas survenus depuis 2011.
Nous sommes des guinéens à part entière, nous sommes pour la paix et l’unité de toutes les filles et de tous les fils de la Nation, mais, trop c’est trop la patience a ses limites. Le pouvoir joue sur notre croyance en Dieu, pour nous prendre pour des naïfs ou des peureux. Mais, nous sommes maintenant en situation de légitime défense face à une agression injuste d’un pouvoir qui pratique une forme d’apartheid contre nous. Nous sommes exclus, ségrégués, privés de tout par le pouvoir en place qui a procédé par un nettoyage systématique de l’administration publique et de la hiérarchie militaire en démettant les peulhs de tous les postes de responsabilités qu’ils occupaient. Nous n’accepterons plus qu’on tue nos enfants comme du gibier. Ces gendarmes, ces policiers, ces donzos et autres milices sont déployés à Ratoma pour tirer à balles réelles et tuer nos enfants  après quoi les responsables de la Police, de la Gendarmerie, le Ministre délégué à la défense, le Président de la République Alpha CONDE lui-même prennent d’assaut les médias pour dire que les forces de sécurité ne disposent d’aucune arme de guerre et qu’il n’ya aucun mort dans les hôpitaux, aucun blessé par balles.
De telles attitudes sont particulièrement choquantes et révoltantes ; c’est une insulte aux victimes à leurs familles et à leur communauté toute entière. Les images des policiers et des gendarmes munis d’armes de guerre entrain de faire feu, les morts par balles et les blessés par balles font le tour des réseaux sociaux mêmes si ces gens qui n’ont aucun respect pour la vie humaine continuent de nier l’évidence. Ces tueurs sont en uniformes de la Police et de la Gendarmerie et sont au bord des véhicules aux couleurs de la Police et de la Gendarmerie.
Ce qui est aussi révoltant, c’est la complicité de l’armée régulière vis-à-vis des donzos. Ces derniers se permettent de paraître dans les médias pour affirmer, en narguant les guinéens, qu’ils sont là et sont prêts à agir contre les manifestants. Dans quel pays du monde, sinon la Guinée, accepte-t-on des forces armées supplétives ou parallèles coexister avec les forces armées régulières? Et si les autres communautés de la Basse Guinée, du Fouta et de la Forêt créaient leurs propres forces supplétives ? Quelle jungle serait alors la Guinée ? Nous invitons l’armée régulière à désarmer les donzos et à les chasser de la ville pour qu’ils aillent continuer leur œuvre de destruction de l’environnement chez eux en Haute Guinée. La Coordination Nationale Haali-Pular s’adresse directement aux Ministres délégué à la défense, de la sécurité, de la justice, au Haut  Commandement de la gendarmerie, au Coordinateur des escadrons de Guinée, au directeur national de la Police, aux commissaires des différents commissariats de Conakry, aux commandants des différents escadrons de Conakry, au chef de la brigade d’intervention anti-gang, au Premier Ministre et au Président de la République, pour dire que la Communauté Haali-Pular ne continuera pas à se résigner à vous laisser sortir de chez vous le matin arme au poing motivé par des milliards qu’on vous distribue nuitamment pour aller tirer et tuer nos enfants et retourner chez vous le soir embrasser les vôtres, se rendre le lendemain à vos bases respectives assister à la montée des couleurs. Cela n’est possible qu’en Guinée. La République de l’impunité.
Les tueurs et leurs commanditaires doivent savoir que s’ils aiment leurs enfants que nous aussi, nous aimons les nôtres. Alors arrêtez votre folie meurtrière si non nous serons dans l’obligation de demander à tous et à chacun de répondre au coup par coup et advienne que pourra. En l’absence d’un Etat juste qui traite tous ses citoyens sur un même pied d’égalité, c’est la jungle et comme c’est le cas en Guinée nous agirons comme tel :œil pour œil dent pour dent. «  On ne meurt qu’une fois ». Jamais on n’acceptera qu’on tue nos enfants pour des prétextes politiques. En tout état de cause, la Coordination Nationale Haali-Pular de Guinée exige du gouvernement guinéen et prend à témoin la communauté internationale pour que soient exécutées les actions suivantes:
  1. Le retrait immédiat des hommes en uniformes de la commune de Ratoma particulièrement le long de l’axe Hamdallaye-Bambéto-Koloma-Cosa-Cité-Sonfonia ;
  2. La prise en charge des soins médicaux de tous les blessés par l’Etat ;
  3. La libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arrêtées et incarcérées dans différents centres de détention et de tortures du régime ;
  4. L’arrestation, le jugement et la condamnation des auteurs, des commanditaires et des complices de ces crimes odieux.
La Coordination Nationale Haali-Pular présente ses condoléances les plus attristées aux familles des trois dernières victimes et prie Dieu de les accueillir dans son Paradis éternel. Elle souhaite prompt rétablissement aux blessés et en appelle à la communauté haali-pular ici et ailleurs à une grande solidarité vis-à-vis des victimes de la répression sauvage du régime guinéen.
La Coordination Nationale Haali-Pular rappelle une fois encore pour terminer que désormais le prétexte politique derrière lequel se cache la répression dont nous sommes victimes, disparaîtra et nous allons faire face à toute éventualité en tant que Communauté Haali-Pular
Conakry le 20 Avril 2015
Le Président de la Coordination Nationale Haali-Pular de Guinée Doyen des sages, Compagnon de l’Indépendance,
El hadj Saïkou Yaya BARRY

Ethnocratie au sommet de l’Etat: le Profiteur Alpha Condé, ethno impénitent à cupidité notoire.

Ethnocratie au sommet de l’Etat: le Profiteur Alpha Condé, ethno impénitent à cupidité notoire.
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“…pour caser les Malinkés il faut casser les Peulhs…”“Nous sommes donc pratiquement dans une situation d’apartheid en Guinée. On a d’un côté une « Hautaine Guinée », le bantoustan glouton qui avale tout et, de l’autre, un fouillis de foyers tribaux qui ne picorent que des miettes…”La Guinée souffre d’une terrible maladie, inoculée par un MEC (pour qui le trio « Méningite, Ebola, Cholera » est une aubaine pour quémander non pas des médicaments mais des sous) nommé Alpha Condé, président avide et à vie du RPG (Rassemblement des Profiteurs de Guinée) qui fait office de chef de l’Etat. Il s’agit de l‘ethnocratie, forme de gouvernement par lequel les représentants d’un groupe ethnique particulier accaparent indûment un nombre important de postes de commandement sans commune mesure avec son importance numérique au sein de la population totale, dans l’unique but de maintenir une position monopolistique et durable au détriment des autres groupes ethniques.AC n’est professeur de rien mais profiteur de tout et ce bonhomme n’a rien de bon. Comme un chef de gang, il n’est efficace que dans le mal. Il a divisé les Guinéens en étant que le Président de certains d’entre eux et non celui de tous. Pour masquer son incompétence, il a marqué sa politique du sceau de l’infamie et de la discrimination et instauré dans notre pays une «Condécratie».1)- Le Profiteur AC, ethno impénitentUn système anti-peulh initié par Sékou Touré est maintenu et renforcé dans l’Administration et les forces de défense et de sécurité (gendarmerie, police, etc.) contre les cadres Peulhs, même au prix de l’effondrement du service public.

Pour Alpha Condé, le problème guinéen est simple à résoudre: pour caser les Malinkés il faut casser les Peulhs comme si la prospérité des premiers dépendait de la marginalisation des seconds. Une insulte indirecte d’AC à l’égard des Malinkés, groupe auquel on le rattache alors que la presque totalité des Guinéens estiment que leur pays n’est pas le sien. Qu’Alpha Condé soit ancien Voltaïque ou nouveau Burkinabé, vrai Mossi ou faux Sénoufo, importe peu. Lorsqu’un leader mène une bonne politique, personne ne se préoccupe de ses origines et de la terre de ses ancêtres. Ce qui reste acquis, c’est que AC est pourri et faux.

Il s’est appuyé sur des Malinkés pour diviser les Guinéens et pouvoir régner. N’avait-il pas dit que tout Malinké qui ne vote pas pour le RPG est un bâtard ?

Vue de l’extérieur, la Guinée ressemble à un pays mono ethnique. Il suffit de regarder les minables émissions de la RTG (la radio télé-bidet guinéenne, avec des journalistes-griots aussi laids que nuls), de se rendre dans les ambassades guinéennes ou de rencontrer les délégations officielles qui se pavanent à l’étranger.

Ainsi, à la réunion du FMI et du groupe de la Banque Mondiale tenue à Washington en avril 2014, la délégation guinéenne était composée exclusivement de Malinkés: Madikaba Camara (ministre conseiller à la Présidence), Mohamed Diaré (ministre des finances), Sékou Traoré (ministre du plan), Ansoumane Condé (ministre délégué au budget), Lounceny Nabé (gouverneur de la Banque Centrale), Moustapha Naïté (ministre de la jeunesse), etc.

Il est important de toujours rappeler la part réservée par AC aux Peulhs dans leur propre Etat et qui les met dans tous les états. Pour lui, il y a des Peulhs en Guinée mais pas de Peulhs de Guinée.

Pour simplifier, l’Etat se définit, au plan juridique, comme une entité politique ayant pour support un territoire délimité, renfermant une population donnée et dotée d’un pouvoir institutionnalisé. Mais vu sous l’angle simplement politique et administratif, l’Etat se résume à l’ensemble des pouvoirs publics et c’est à ce titre qu’il faut jeter un regard sur le système exclusif et exécrable instauré en Guinée.

 

Concrètement l’Etat guinéen ce sont:

– La Présidence de la république
– La Primature
– La Présidence et la Vice-présidence de l’Assemblée Nationale
– Le ministère des Affaires Etrangères
– Le Ministère de l’Economie et des Finances
– Le Ministère de l’Intérieur
– Le Ministère de la Défense
– L’Etat-Major Général des Forces Armées et les 3 Etats-Majors (Terre, Air, Mer)
– La Gendarmerie Nationale
– La Police Nationale
– Le Ministère des Mines
– La Banque Centrale
– Le Trésor
– La Douane
– Les Impôts
– La Caisse Nationale de Sécurité Sociale
– Le Conseil Economique et Social
– Le CNOSCG (Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne)
– L’ONT (Office National du Tourisme)
– Le poste de Médiateur de la République
– Le Port Autonome de Conakry
– L’Aéroport de Conakry
– L’ACGPMP (Administration et Contrôle des Grands Projets et des Marchés Publics)
– L’Agence de Régulation des Postes et Télécommunications
– La RTG (Radio-Télévision Guinéenne)
– EDG (Electricité de Guinée)
– Le Conseil National de la Communication
– La Cour Suprême
– La CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante)
– Les représentations aux Nations-Unies, à l’UE, à l’UA, à la CEDAO, auprès d’autres organismes régionaux (financiers, bancaires ou religieux) comme ceux basés à Dakar, Tunis, Paris, Djeddah, etc.
– Les ambassades auprès des Etats membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations-Unies (Etats-Unis, Russie, Royaume-Uni, France, Chine), des autres grandes puissances économiques (Allemagne, Japon, Canada, Corée du Sud, Brésil, Australie, Belgique, Inde, etc.), des puissances régionales africaines (Egypte, Ethiopie, Algérie, Maroc, Nigéria, Angola, Afrique du Sud, etc.), des pays voisins (Sénégal, Côte d’Ivoire, Sierra Leone, etc.), des pétromonarchies (Arabie Saoudite, Emirats du Golfe, etc.)

Je réitère le défi déjà lancé et que personne n’a pu relever: indiquer un seul Peulh installé à un des postes précités, en dehors du Général Baldé de la Gendarmerie qui a prouvé par son comportement anti-peulh qu’il n’a aucun lien avec sa communauté d’origine.

En énumérant ces postes de haute responsabilité, je n’ai même pas évoqué la composition des équipes au sein des départements ministériels et de certaines administrations où un hideux décret anti-peulh de purification ethnique est systématiquement appliqué.

Un exemple des plus édifiants est fourni par EDG (Electricité de Guinée). Conakry est sans doute la capitale la moins électrifiée du monde. Il parait que notre « El âge whisky » Alpha Condé (qui avait exprimé sa honte d’être musulman avant d’aller souiller les Lieux-Saints de La Mecque) voulait donner de l’électricité à la Guinée mais que, selon son servile PM Saïd Fofana, «c’est DIEU qui ne l’a pas voulu»! Heureusement que notre pays est ensoleillé.

Voici donc l’organigramme d’EDG en septembre 2011. En le parcourant, on ne risque pas d’être électrocuté mais simplement interloqué.

Coordinateur Général de l’EDG: Abdoulaye KEITA (originaire de Siguiri)

Chef de Département Communication : Laye KOUYATE
Chef de Département Audit Interne : Mamadi KABA
Assistant du Coordinateur Chargé des questions d’Audit : Alkaly Mohamed CONDE
Conseiller Chargé du développement des Ressources Humaines : Oumar DIONG
Conseiller Chargé de Mission : Kalil DOUMBOUYA
Chef de Département Informatique : Pierre KOLIE
Chef de Département Mesure des Performances : Mamadouba M’Mah CAMARA

Coordinateur Général Adjoint Production et Efficacité Energétique : Alassane TOUNKARA

Responsable Production et Transport : Sayon DOUMBOUYA

Chef de Département Production Hydraulique : Fodé Kenneth CONDE
Chef de Département Mouvement d’Energie : Amadou Telly SAMAKE
Chef de Département Production Energie Renouvelable : Ansoumane CAMARA
Chef de Département Sites Stratégiques : Amine DIABY
Chef de Département Production Thermique : Fodé SOUMAH

Responsable Efficacité Energétique et Lutte Contre la Fraude : Yarie DIABY

Chef de Département Efficacité Energétique : Siba KOIVOGUI
Chef de Département Prévention Sinistres : Cheick DIAKITE
Chef de Département Lutte Contre la Fraude : Baba DIALLO

Coordinateur Général Adjoint/Exploitation : Morlaye Karo TOURE

Responsable Distribution et Exploitation Régionale : Lamine Evans SAGNO

Chef de Département Maintenance et Travaux : Moumini CAMARA
Chef de Département Dépannage : Zakariaou Diao CAMARA
Chef de Département Etude et Pose Compteurs : Alama CAMARA
Chef de Département Exploitation Régionale: Kerfala CONDE

Responsable Planification et Equipement : Oury DIALLO

Chef de Département Planification, Etudes et Stratégies : Aboubacar DIAKITE
Chef de Département Equipement : Lounceny MAGASSOUBA
Chef de Département Logistique : Mohamed Lamine CAMARA
Chef de Département Achats : Fodé Ismaël CAMARA
Chef de Projet Construction du Barrage de Kogbèdou : Diamadi BERETE

Responsable Ressources Humaines : Mamoudou DIAKITE

Chef de Département Santé : Kadiatou CISSE
Chef de Département Sécurité et Environnement : Bintou KEITA
Chef de Département Formation : Ibrahima CISSOKO
Chef de Département Administration et Plan de Carrière : Raymond BANGOURA

Responsable Administration et Finances : Sadabou DIABY

Chef de Département Administration : Ibrahima TOURE
Chef de Département Comptabilité : Moussa KABA
Chef de Département Contrôle de Gestion : Bangaly KOUROUMA
Chef de Département Trésorerie : Sanoussy CISSE
Chef de Département Patrimoine : Abdoulaye Daouda CAMARA

Responsable Marketing et Commercial : Lansana DOUNO

Chef de Département Marketing : Mohamed DOUMBOUYA
Chef de Département Grands Comptes : Aboubacar CHERIF
Chef de Projet Pose Compteurs : Hawa Doubani KEITA
Chef de Projet Recensement Clientèle : Kalil TRAORE
Chef de Département Commercial Ville de Conakry : Saa M’Bemba MILLIMONO
Chef de Département Commercial Villes de l’Intérieur : Youssouf DIABY

On n’a pas besoin d’une lampe électrique pour voir que, même avec les rares noms non malinkés, EDG est une niche communautaire peu éclairée. Peut-on donc rendre les Peulhs responsables de l’obscurité en Guinée ?

Même lorsqu’un Peulh occupe un poste important, il est harcelé et humilié pour le pousser à la démission. S’il résiste, il n’est plus payé, ce qui constitue une autre façon de le chasser. C’est dans une telle situation que se trouve Ismaël Baldé, président du Conseil d’Administration de la SOTELGUI (Société de Télécommunication de Guinée) depuis fin 2009. Il a expliqué son calvaire dans une interview accordée, le 17 juillet 2014, à Africaguinee.com.

Ce haut cadre intelligent, compétent et intègre est systématiquement écarté des négociations avec le syndicat sur le sort réservé à SOTELGUI, dirigée effectivement par Oyé Guilavogui, le ministre des Postes et Télécommunications. Pour détourner l’argent public, une société bidon dénommée OGUIFOK (Oyé Guilavogui Fodé Kaba Sécurité) a été créée et coûte, pour uniquement ses quatre vigiles, au moins 80 millions de Fg par mois payés par la SOTELGUI. M. Baldé, quant à lui, ne reçoit aucun salaire depuis 2011. En même temps, l’Etat débourse 38 milliards de Fg pour simplement payer les arriérés de salaires des travailleurs de la SOTELGUI qui génère pourtant de confortables revenus à travers une source rentable : la fibre optique.

Nous sommes donc pratiquement dans une situation d’apartheid en Guinée. On a d’un côté une « Hautaine Guinée », le bantoustan glouton qui avale tout et, de l’autre, un fouillis de foyers tribaux qui ne picorent que des miettes (Sossostan, Bagastan, Foutadjallonkestan, Kissistan, Lelestan, Lomastan, Kpellestan, Manostan, Konostan, etc.). Avec 18 lettres, le Foutadjallonkestan semble trop favorisé aux yeux d’AC (qui avait récolté frauduleusement les 18% des voix de Sidya Touré au 1er tour de la Présidentielle de 2010, alors que lui n’avait semé que de la haine). C’est pourquoi il a divisé ce foyer en un Foutustan (même pas Fouta ou Foula mais Foutu, c’est-à-dire ruiné !) appelé à disparaître et en un Roundestan disparate, financé, armé et encouragé à rejoindre la « Hautaine Guinée ». Bienvenue au Condestan en voie d’apparition !

On estime que la population guinéenne serait ainsi répartie:

Peulhs: 40%
Malinkés: 25%
Soussous: 20%
Autochtones de la Guinée Forestière: 15%

De sources généralement bien informées, l’armée guinéenne qui engloutit presque la moitié du budget de l’Etat et au sein de laquelle l’ethnocentrisme a pris du galon, aurait ses effectifs globaux dispatchés de la façon suivante:

4% de Peulhs
20% d’originaires de Guinée Forestière
25% de Soussous
51% de Malinkés.

Il s’agit de la troupe, c’est-à-dire ceux qui transpirent, qui avalent au quotidien de la poussière, qu’on gave de riz importé, qui n’ont d’habit que leurs tenues et qui ne sont véhiculés que pour attaquer les Peulhs contre lesquels ils sont dressés. En affinant les données, les officiers (tous grades confondus) seraient:

Peulhs à 1%
«Forestiers» à 15%
Soussous à 20%
Malinkés à 64%.

Quant aux officiers supérieurs proprement dits, exprimer leur nombre en pourcentage même arrondi éliminerait les Peulhs des statistiques. Et si on examinait le malheureux 1% concernant les Peulhs, on verrait certainement qu’il contient 90% de citoyens du « Manden Djallon », une créature ubuesque d’Alpha Condé et de 10% de ceux que ce dernier considère comme de « purs Peulhs». C’est tout simplement kafkaïen !

Je rappelle qu’à la mi-janvier 2014, la composition du « nouveau gouvernement de mission »

imposé à M. Saïd Fofana était la suivante: 34 ministres dont 18 Malinkés, 4 Soussous, 5 Peuhls et 3 « Forestiers » de souche. Des 6 ministres d’Etat, 3 sont Malinkés. Cette information a été fournie, en janvier 2014, par M. Lamine Camara dans l’article «Alpha Condé: du panafricanisme au tribalisme ».

J’insiste sur le fait que les Forces Armées Guinéennes ont été restructurées avec la complicité criminelle du Général sénégalais Lamine Cissé, afin que toute la chaine de commandement soit contrôlée par des Malinkés dans l’unique but d’empêcher l’accès au pouvoir d’un membre d’une autre ethnie.

Le recrutement dans l’armée est, depuis longtemps, systématiquement fermé aux Peulhs. Sous Sékou Touré, ils y étaient tolérés mais ne progressaient qu’à l’ancienneté. Un Peulh avec le grade de capitaine, c’était le top ! On peut facilement consulter la composition de la haute hiérarchie militaire guinéenne au 26/03/1984, date bénie à laquelle Dieu a débarrassé la Guinée de ce criminel.

Je souligne que le Profiteur AC pourrait également bénéficier de la complaisance juridique de la gambienne Fatou Bensouda, procureure générale de la CPI. Cette « Générale » ne fait pas preuve d’un enthousiasme débordant pour faire avancer certains dossiers compromettants pour les siens.

C’est donc toute une ethno stratégie sous régionale qui est mise en place pour reconstituer un empire mythique. Cette situation est plus choquante qu’inquiétante. En effet, ceux qui gèrent en ce moment la Guinée sont tellement aveuglés qu’ils croient que le soleil ne se couche jamais. Ils ignorent qu’ils ne peuvent pas réprimer indéfiniment les frustrations de toute une communauté. Un autre « juillet 1985 » pourrait se rééditer !

Evidemment, si les Peulhs sont marginalisés dans leur propre pays, c’est qu’ils sont victimes de la mollesse incroyable de certains leaders politiques en panne de charisme, opposants le jour et collabos la nuit. C’est trop facile de dire que rien n’est facile avec AC. Personne n’a demandé à l’opposition de prendre les armes pour le combattre mais de s’armer de courage afin de dénoncer immédiatement et systématiquement ses violations de la constitution. AC n’est pas fort; c’est une opposition faible qu’il a en face de lui.

Bien entendu, dans le contexte actuel de « Tout sauf un Peulh », aucun Peulh ne peut accéder à la Présidence de la République. Dans un vote purement ethnique, le premier tour voit toujours dans l’ordre un Peulh, un Malinké, un Soussou, etc. Au second tour, une coalition anti-peule fait mécaniquement gagner le Malinké. Hier, Sékou Touré s’était servi des Soussous; aujourd’hui, Alpha Condé se sert d’eux. Si, à l’égard des Peulhs, ce dernier entretient jalousie et haine, il est à noter qu’à l’égard de nos compatriotes de Guinée Forestière il affiche mépris et condescendance. Ce n’est pas pour rien que les militaires proches du capitaine Moussa Dadis Camara ont été confinés à Kindia, loin des centres stratégiques de la capitale. En cas de menace, AC qui est nul mais pas bête les verrait venir.

Après l’ère Lansana Conté (que les extrémistes Malinkés considèrent comme un accident historique) et le bref règne de Dadis (brutalement écarté avec la complicité du Général Konaté), les Soussous et les ressortissants de la Guinée Forestière devraient ouvrir l’œil, mais le bon:

En effet, « tout sauf un Peulh » = « tout sauf un Soussou » = « tout sauf un Forestier », qui équivaut concrètement à « tout pour un Malinké » !

S’ils ne veulent pas d’un Peulh, ils n’auront rien d’autre qu’un Malinké, se condamnant eux-mêmes à n’être que des transporteurs d’une couronne qui gravitera autour de leurs têtes sans jamais s’y poser.

Je ne dis pas qu’il faut absolument un Peulh à la tête de la Guinée pour que ce pays s’en sorte mais je pense que la Guinée ne s’en sortira jamais si les Peulhs y sont exclus. Chaque région dispose de ressources humaines qui ne demandent qu’à être mises au service du pays. Si un dirigeant ne préfère que ses parents, alors qu’il choisisse au moins les meilleurs d’entre eux. En Guinée, la priorité n’a jamais été de construire le pays mais de combattre systématiquement les Peulhs. Or, tant qu’on piétine les Peulhs, le pays patine. Si l’énergie déployée contre les Peulhs était réorientée vers le développement de la Guinée, en serions-nous là où nous sommes aujourd’hui? Pendant que cet égoïsme infécond nous ruine, le Profiteur Alpha Condé amasse une fortune, trésor de guerre qu’il pourrait, même après avoir été viré du pouvoir, employer pour déstabiliser la sous-région. AC n’est pas inquiet ; il est plutôt inquiétant.

  1. Le Profiteur AC, aventurier notoirement cupide

Alpha Condé est très mauvais. En effet, il s’est entouré de vautours pour piller la Guinée comme l’avait montré un document d’Africa Mining Intelligence, paru le 15/11/2012, sous le titre « Alpha Condé, l’empereur des mines ». Ce document, largement publié sur le web, constitue une mine de renseignements sur son clan constitué par :

-Mohamed Alpha Condé dit « Mac », fils du Profiteur. S’appeler «Mac» est bien significatif.
-Guillaume Curtis, le neveu
-Namory Condé, le frère « adoptif »
-Aboubacar Sampil, le bras droit du fils «Mac»
-Djènè Kaba Condé, l’épouse politique
-Mamadi Kaba Guiter, le beau-frère.

Ce club des six ne constitue que la partie visible de l’iceberg Condé. En fait, ce dernier est entouré de pourris dont il est le calife général. Avec lui, l’opacité est de règle. De colossales rentrées d’argent sont évoquées mais quel est l’usage qui en est fait ? Au moment où il s’est emparé du pouvoir, il a dit n’avoir trouvé dans les caisses de l’Etat que 50$ (seulement 50$ !). Aujourd’hui, « celui qui n’a rien géré » disposerait, comme bon lui semble, de plus d’un milliard $ dont :

  1. Les 25 millions $ de Palladino empruntés puis, parait-il, remboursés (avec quel taux d’intérêt et surtout dans quel intérêt ?) sans traçabilité comptable.
  2. Les 700 millions $ de Rio Tinto payés, semble-t-il, au Trésor Public. Qu’a fait AC de ce versement exceptionnel ?
  3. Les 60 millions $ de la société sud-africaine MTN versés, croit-on également, au Trésor Public.
  4. Les 150 millions $ empruntés à l’Angola et dont on ne sait pas clairement sur quelle piste ils ont atterri.

A quoi a servi tout cet argent ? Nos «honorables» députés qui sont censés pouvoir nous le dire restent muets. Quoi qu’il en soit, ces centaines de millions $ n’ont pas servi à améliorer le quotidien des Guinéens mais à gonfler des portefeuilles de particuliers.

Alpha Condé n’étant pas préparé psychologiquement à manipuler de fortes sommes (c’était un aventurier dans la précarité) cette overdose de dollars lui tourne certainement la tête. Il vient de donner (s’agit-il de son argent pour le financement de cette opération ?) 35 000 gilets de sauvetage aux usagers de la mer. C’est la Guinée qui a besoin de sauvetage. Les Guinéens accepteraient-ils qu’il se sauve après avoir saigné leur pays? Il pourrait même avoir préparé une montgolfière pour déguerpir sans grand bruit.

Conclusion

Alpha Condé est un malfaiteur durable. Il est ethno comme certains peuvent être écolos. Il est intellectuellement incapable, même avec un bac+40, de diriger un village. Pourtant, ce nul règne sans partage sur la Guinée depuis presque 4 ans. Un paradoxe qui s’explique. C’est parce qu’il est un politicard machiavélique, un menteur invétéré et un manipulateur diabolique qu’il a été coopté pour diriger notre pays. Ce genre d’individu est une sorte de ciment à prise rapide pour certains milieux d’affaires cherchant à s’attacher à la Guinée. C’est avec des nuls que des compagnies peuvent signer facilement les contrats miniers juteux pour elles. C’est aussi simple que cela.

Alpha Condé avait promis aux Guinéens une superproduction hollywoodienne. Il nous sert un film d’horreur sanglant et glauque. En 2010, avec officiellement 18% des voix au 1er tour de la Présidentielle, il a réussi grâce à des appuis mafieux à se hisser à la tête du pays. Maintenant qu’il dispose de l’armée, de la police, de l’administration et des finances il lui est encore plus facile de truquer n’importe quelle élection. Face à une opposition émasculée, cet «El âge» qui ne mettra jamais d’eau du Fouta dans son vin, termine un mandat indu et s’apprête à briguer un autre pour pérenniser le règne d’une dynastie communautariste d’un autre âge.

Il faut donc absolument le chasser par tous les moyens, de préférence par celui qu’il a utilisé pour prendre le pouvoir et qu’il compte réutiliser pour le garder: la violence. La Guinée a des citoyens formidables qui peuvent éjecter ce prédateur fort minable, sans remords d’autant plus qu’il est perçu par tous comme un apatride.

Pour terminer, quelques perles en vrac du web, visibles mais pas forcément risibles pour tous:

-J. S. Guilavogui, directeur du journal « Le Fouineur » et de « guineesudinfo.com » ayant été attaqué le 16/07/14 à Conakry par des militants du RPG en uniforme, le Haut Commandant de la Gendarmerie, le général Baldé a ordonné l’emprisonnement des agresseurs. Va-t-on vers l’établissement de l’Etat de droit en Guinée ? Pour ce haut fait d’armes, l’ancien «opposant hystérique » devrait accorder au général Baldé le grade de Maréchal.

Toutefois, une petite question : si l’agressé s’appelait, par exemple, « Modi Maadjou Kowlé », notre général aurait-il aperçu quelque chose, même avec des jumelles ?

Le RPG vient de publier le recensement de la population guinéenne. Selon lui, Kankan est maintenant plus peuplé que les régions de Mamou et Labé réunies et dépasse même celle de Conakry ! AC a donc tenu sa promesse, faite le 6 février 2012, de démontrer que les « Peulhs ne sont pas majoritaires » en Guinée. Eh ALA ! koutoubou !!!

AC, spécialiste des magouilles statistiques, a sans doute comptabilisé les rebelles introduits en Guinée Forestière, les Dioulas de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso ainsi que des Bambaras du Mali, tous chercheurs d’or clandestins comme résidants permanents en Haute Guinée. Cette région aurait-elle bénéficié d’un « plan Marshall démographique » pour voir sa population grimper plus rapidement que celles des autres ? Même par insémination artificielle à grande échelle, difficile de se reproduire aussi vite ! Pendant qu’on y est, pourquoi le « malobali » AC ne corrige-t-il pas les anomalies du fichier électoral en recensant les ânes de Kankan comme adhérents du RPG ? Eh Kèla ! koutoubou !!!

-François Hollande vient de faire une tournée en Afrique en zappant la Guinée. C’est une excellente nouvelle. Que n’aurait-on pas entendu à la RTG ! Blaise Compaoré est, quant à lui, venu à Conakry pour 48h mais n’en a effectué que quelques-unes, le temps de supporter la formule débile d’AC vantant «l’amitié guinéo Burkina Faso ». C’est à se demander si S.E. le Pr. Alpha Condé n’incommodait pas ses pairs par ses impairs à répétition.

Je vous salue !

Ibrahima Kylé Diallo

 

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Torture : la Guinée interpellée par les Nations Unies à Genève!

From guineenews.org

mer, 28 mai 2014, 16:36 Posté Par Thierno Brel Barry La Une, Le monde, News 1 6204

Torture : la Guinée interpellée par les Nations Unies à Genève!

En marge de la 52ème session du comité de lutte contre la torture qui s’est tenu à Genève le 28 avril dernier, des observations finales sur les rapports examinés durant cette session ont été rendus public cette semaine.

La session portait sur la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Pendant cette session, la délégation guinéenne était conduite par son ministre des droits de l’Homme et des libertés publiques, Gassama Diaby. Il a sejourné en Suisse du 6 au 7 mai dernier devant le comité et avait présenté le jour même, le rapport initial devant ledit comité. Il faut souligner que ce rapport dont Guineenews s’est procuré copie, n’était pas conforme à la ligne directrice du comité en matière de présentation d’un rapport initial. Le comité a déploré, le fait que le gouvernement ait présenté le jour même son rapport, ce qui a empêché, le comité d’analyser à temps les documents, quand bien même, que le rapport n’était pas traduit dans les langues de travail des Nations Unies, chose à revoir pour la prochaine fois pour l’image de l’État guinéen. Pourtant, le comité attendait ce rapport de la Guinée depuis près de 25 ans.

Malgré ces quelques manquements, le comité s’est félicité des échanges très francs et directs qu’il a eus avec la délégation guinéenne, qui a présenté la situation et les problèmes auxquels, notre pays est confronté et a apporté des réponses orales, pendant l’examen, aux questions posées par les membres du comité.

Au terme de cette session qui s’est déroulée sous la présidence de M. Claudio Grossman, le comité s’est penché à examiner, à huis clos, des informations semblant indiquer des actes de tortures qui seraient pratiqués en Guinée. Ce qui a permis au comité d’émettre quelques recommandations à l’Etat guinéen.

Aspects positifs à retenir :

Le comité a salué les séries décisions prises par l’État depuis 1990 jusqu’à aujourd’hui, pour dire que l’administration est une continuité.
Il faut noter entre autres, la ratification du protocole additionnel à la convention relative aux droits civils et politiques, le 17 juin 1993 ;
La création de l’Observatoire nationale de la démocratie et des droits de l’Homme par décret du Premier ministre, le 12 juin 2008 ;
La création du ministère des droits de l’Homme et des libertés publiques
La création du ministère des droits de l’Homme et des libertés publiques, en octobre 2012 ;
La création d’une « commission provisoire de réconciliation nationale » ; etc.…

Aspects négatifs et préoccupations

Rappelant le gouvernement sur ses obligations à la lutte contre la torture et aux mauvais traitements inhumains ou dégradants. Le comité regrette l’absence de disposition légales spécifique sur l’interdiction de la torture et des mauvais traitements. Le cycle de l’impunité doit être brisé, les auteurs des crimes doivent être traduits en justice, les droits et la dignité des victimes réhabilités. La violation des droits de l’Homme est récurrente en Guinée, sans aucune responsabilité ou réparation ne soit jamais intervenue. Seul le cas d’une jurisprudence « Ministère Public contre le Margis-Chef de la gendarmerie Momo Bangoura et consorts » a été salué par le comité.

Le comité se préoccupe des informations très crédibles qu’ils ont faisant cas d’actes de torture, pratiqués dans les prisons, les gendarmeries et les camps de détention militaires. Un certain nombre de cas des personnes qui ont subi les actes de torture ont été nommé et les actes ont été fermement condamnés il s’agît entre autres , le cas d’Alhousseine Camara torturé en octobre 2011, Ibrahima Bah et Sékouba Keita tous torturés en février 2012, Ibrahima sow, Aboubacar Soumah torturé et décédé en 2012, de Balla Condé et de Tafsir Sylla torturés et décédés respectivement en décembre 2013 et février 2014.

Les évènements du 28 septembre au Stade

Le comité est très préoccupé par ces évènements du 28 septembre 2009 au stade, qualifié par la commission d’enquête internationale des Nations unies sur la Guinée de crime contre l’humanité. Il se dit préoccupé par le fait que certaines personnes, inculpées par les autorités guinéennes pour les violations flagrantes des droits de l’Homme, perpétrés durant ces évènements, soient membres du gouvernement actuel, à l’instar du Colonel Claude Pivi, Ministre chargé de la sécurité présidentielle et de Moussa Thiegboro Camara, Secrétaire d’État.

Indépendance du pouvoir Judiciaire :

Le comité est préoccupé par l’instrumentalisation du système judiciaire et s’inquiète de l’absence d’indépendance effective du corps judiciaire.

Le comité est également préoccupé que le conseil de la magistrature Supérieur soit présidé par le Président de la République, ce qui engendre une apparence de dépendance au pouvoir exécutif.

Mutilations génitales féminines

Le comité note avec grande préoccupation, la déclaration de la délégation guinéenne attestant qu’aucune poursuite ni condamnation n’ont été, à ce jour, entreprises par la loi contre ces pratiques.

Recommandations

Le comité suggère au gouvernement des recommandations dont entre autres :

* Réaffirmer publiquement et sans ambiguïté le caractère absolu, indélogeable et intangible de la torture.

* Veiller, impérativement, à ce que toutes les violations des droits de l’Homme commises durant les évènements du stade du 28 septembre, notamment les cas de torture et de violation sexuelle, fassent systématiquement l’objet d’enquêtes et de poursuites promptes, impartiales et approfondies afin de garantir que les victimes obtiennent vérité, justice et réparation, conformément à la convention et au statut de Rome ratifié en 2000 par la Guinée

* Suspendre de leurs fonctions, durant toute la durée de l’enquête, les membres des forces de sécurité suspectés pour les violations graves des droits de l’Homme perpétrées durant les évènements de Conakry, tout en s’assurant que le principe de présomption d’innocence soit observé

* Enquêter et veiller à ce que personne ne soit détenu dans les lieux de détention secrets ou non officiels, empêcher toute forme de détentions illégales sur son territoire et mener des enquêtes sur les allégations faisant état de tels faits ;; – Renforcer, de toute urgence, les mesures visant à prévenir et éliminer la pratique de la mutilation génitale féminine, en veillant à une application effective de sa législation à ce sujet, en conformité avec la convention, notamment en facilitant le dépôt de plaintes par les victimes, en menant des enquêtes rapides et effectives et en poursuivant et punissant les responsables par des sanctions appropriées en fonction de la gravité de leur crime ;

* Mener une campagne de sensibilisation nationale sur la traite des êtres humains et dispenser une formation aux agents de forces de l’ordre ;
Il faut rappeler que la prochaine session se déroulera du 3 au 28 novembre 2014 à Genève.

Bah Oury: 22 janvier 2014 , 7 ème anniversaire du massacre au Pont-Tombo de Conakry (VIDEO)

Below is a video of the massacre filmed as it unfolded on January 22, 2007.  Further below is an article by Bah Oury, Vice-President of the UFDG, about the 2007 massacre of an opposition-labor march in Conakry and how violence continues to be the way the government responds to dissent.  Click on the URL below the video to read the article.