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Elegie pour Thierno Saadou

January 10, 2015

Barry

Deux ans déjà!

9 Janvier 2013- 9 Janvier 2015 

Duuɓi ɗiɗi Timmii 

WULLUGOL THIERNO 

Elégie pour Thierno Saadou 

Ko Gimɗol Mamadou Barry mo Bowoi,Dounet ,Mamou  fii wullugol maayde ɓiɗɗo mako Thierno Saadou , ɗum ko e hitaande 2013.

Thierno Saadou Barry, l’enfant prodige qui construisit son propre ordinateur à seize ans, conquit son autonomie professionnelle et financière à l’âge de vingt  ans, créa sa propre compagnie Airno Media alors qu’il fréquentait le High school (l’école secondaire), travailla pour le compte d’une dizaine de compagnies en l’espace de huit ans,  devint Senior Software Engineer à l’âge de vingt cinq  ans. Les chasseurs de cerveaux ont perdu un des jeunes savants auquel ils faisaient souvent appel : Thierno qui, dans le domaine de ses compétences, n’a jamais échoué à un entretien (interview)  …Je revois sa longue silhouette longiligne arpentant  les rues de San Francisco, un gros livre et un téléphone sophistiqué sous le bras.

Thierno :  jeune homme  généreux sans ostentation,  fils affectueux sans effusion extérieure excessive, ami fidèle au sens élevé de la justice, soucieux de respecter tous les hommes riches ou pauvres, celui qui n’oublie jamais ce qui a été pour ce qui est…

Thierno : l’homme tolérant pour qui aucune discrimination d’aucune sorte n’est jamais ni acceptable,  ni  justifiable,  le confident pudique,  discret et réservé, et le professeur (notre professeur émérite) qui permettait à ses parents de rester toujours jeunes et au fait des progrès techniques, technologiques et scientifiques d’un  vingt et unième siècle en mutation perpétuelle…

Thierno a toujours gardé un grand sens de l’humour …

A son arrivée au Paradis, devinez la première chose qu’il demanda ?

UN ORDINATEUR ! À partir duquel il nous envoya le message suivant :

Papa, Ngalou, Maama, Papadouk

Ne me pleurez pas car je ne suis pas mort

Je suis passé de l’Ombre à la Lumière

De mon corps mortel je suis sorti

Comme l’oiseau qui vient au monde brise sa coquille et prend son envol.

Comme les Vénérables Ancêtres qui m’ont précédé au Jardin d’Eden, au Pays de la Lumière, de la Vérité et de la Vie Eternelle,

Comme Saint Augustin, je contemple «  les Horizons et les Champs Eternels …

Et la Beauté devant laquelle toutes les Beautés pâlissent… »

Je vois ce qu’aucun œil n’a jamais vu,

J’écoute et j’entends des sonorités suaves  qu’aucune oreille n’a jamais entendues,

Je ressens au plus profond de moi-même ce qu’aucune personne ne peut concevoir !

Souleymane Martial (Coucou) et Kinè, Moussa Junior, Emma Madane, El Hadj Oumar Fuutiu et Karima, Abdoulaye Léonard, Maimouna, Latdior et Seinabou

Evelyne Maimouna et Baaba Abdoulaye, Sira, Lehlè, Hamma Yéro Torodo, et Saadou Sedar Madiba,

Je vous avais promis une visite à Kigali, à Dakar et à Kampala,

Mais entre temps, il était arrivé à son terme le Temps de mon séjour sur cette Terre !

Le Jour fixé par le Destin, le neuf janvier 2013, alors que je dormais profondément, j’ai été rappelé auprès de Celui qui donne la Vie (Al Muhyi) et la Mort (Al Munit) et qui, par l’intermédiaire des Anges de la Cité où j’avais déménagé en Octobre 2012, m’a, dans sa Bonté Infinie,  élevé auprès de Lui !

Je salue Celui qui est le Premier et dont l’Existence n’as pas de début (Al –Awwal)

Il  était avant l’Alpha

Je salue Celui qui est le Dernier et dont l’Existence n’a pas de fin (Al -Akhir)

Il Est et Sera toujours …Au delà de l’Omega !

Sleeping Away …to Glory! proclame le Gospel qui fait allusion à tous ceux et à toutes celles  qui meurent dans leur sommeil et dont l’âme libérée de sa carapace mortelle monte au Ciel pour atteindre les Rivages Célestes !

Le Lieu Sublime où la Joie et le Bonheur ne finissent jamais …

Vous  mes grand parents, oncles, tantes,   neveux, nièces, cousins et cousines

Et toi Ngalou de Tonton Mouctar, tu n’as pas répondu à mon dernier coup de fil

Mais tu peux toujours m’appeler

Je te répondrai car

Je te vois, je t’entends !

Ne me pleurez pas

J’ai retrouvé ici tous les membres de nos deux grandes familles Barry et Doukouré

Qui nous ont  précédé  et qui m’ont accueilli  dans l’Extase et le Bonheur

Papa, Ngalou, Papadouk et Maama, j’ai même retrouvé ma chienne bien aimée Sandy, morte à Banjul.

O vous mes amis, mes camarades, mes compagnons

Vous avec lesquels j’ai grandi, étudié, travaillé et joué à Vienne, New Rochelle,

New  Jersey, Conakry, Mamou, Dounet,  Bowoi,  Timbo, Dalaba, Pita et Labé, Montréal, Austin, San Francisco et Los Angeles

Je suis à la fois loin et près de vous,

Absent et présent

A coté de vous, en vous je suis et resterai toujours

Il vous suffira d’écouter le doux chant du ruisseau qui passe près de notre maison perchée sur la colline,

Les chuchotements à peine perceptibles de la bise qui caresse les pins élégamment adossés  le long du boulevard de la paix

Qu’ils sont beaux les cerfs et les  rennes qui, sortant de la  forêt, viennent s’ébattre et se reposer dans l’arrière cour de notre maison !

Quand vous arrivez au niveau du lac Beechmont, tournez à gauche pour emprunter le Boulevard des Pins et du Ruisseau !

Du Lac Beechmont au Cimetière de Beechmont Woods  où repose mon corps mortel

Dix petites minutes suffiront

Arrosez ma tombe de temps en temps, recouvrez la de fleurs, les fleurs de la maison

Mais je ne suis pas dans cette tombe dont mon âme s’est échappée pour prendre son envol

A destination des Horizons Eternels et Sublimes…

Reprenant les mots de Saint Augustin, je vous dis :

Essuyez vos larmes et ne pleurez  plus, si vous m’aimez !

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