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(EN-FR) Mr. Alpha Conde, when crimes excuse crimes | Mr. Alpha Condé, quand les crimes excusent les crimes

November 8, 2014

Guinea, September 28, 2009: state-sponsored massacre of opposition supporters

Mr. Alpha Conde, when crimes excuse crimes

During his visit on Saturday 25th of October, at the island of Kassa, Mr. Conde said in the Susu language “I asked the “Whites” to abandon the case of September 28 because there were the cases of 1985, 2006 and 2007 that have not been prosecuted.” With these derogatory remarks, Mr. Alpha Condé has confirmed the intentions attributed to him of sabotaging the investigation of the crimes of September 28, 2009. Mr. Conde’s statement is a troubling presumption of his complicity with the criminals accused of crimes against humanity. It reinforces the perception of collusion already evident with the presence in his government of these officers who have enjoyed promotions and are honored with medals. It further underscores the need for a fair and open trial to determine the extent and ramifications of the massacres of September 2009.

Guinea, January 22, 2007: government massacre of marching opposition supporters

The argument Mr. Alpha Condé used -lack of investigating past crimes of 1985, 2006 and 2007- is an unacceptable amalgam. Without vigorous reaction, this argument will forever imprint the culture of impunity in Guinea. This trivialization of political crimes is both cynical and criminal; it opens up a dangerous trap of complacency in which crimes of the day and those of the future will fall. The fact of excusing crimes by crimes generates an unhealthy political culture that mocks the victims, comfort the criminals and wrecks the collective memory of the Guinean nation. Believing that this contributes to national reconciliation is a treachery that will increase bitterness, lay the foundation for clashes and put the future of this nation in danger. Whichever way it is regarded, this ultimate form of irresponsibility is a national disgrace that must be firmly rejected.

The massacres and rapes of 2009 are imprescriptible crimes against humanity. Ignorance of this fact from Mr. Alpha Condé is unforgivable. It confirms a profound moral failure on his part. It is an outright betrayal of his oath as head of state that takes away the constitutional privilege he is endowed of being the ultimate guarantor of citizens’ freedoms. At the same time, it reinforces the image of a Guinea, a pariah among nations.

In an implicit response to the President’s attempt of diluting the judicial process in Guinea, the ambassador of the United States, Mr. Laskaris, on the 4th of November 2014, insisted during a conference in Conakry, on the moral imperative of punishing these crimes against women: “What I will never accept – as a human being, as an American and as someone who fears God’s judgment – it’s the fact that men forgive men for crimes against women.” Pottal-Fii-Bhantal has taken note of this statement. Certainly, Mr. Laskaris finds mitigating circumstances to the current Guinea Minister of Justice who remains entirely responsible in the denial of justice. But Mr. Laskaris’ demands of trial of the crimes against humanity of 28 September 2009 as first step in the entrenchment of justice in Guinea, is in agreement with the requests repeatedly made by Pottal-Fii-Bhantal as well as many victims’ associations and human rights organizations. We call on the ambassador for the United States to formally require specific actions in the prosecution of these crimes, with an implementation schedule and a monitoring mechanism. The lack of action by the Guinean government should be subject to sanctions from the United States.

The provocative and negligence actions of Mr. Condé since his accession to power require even greater mobilization around the issue of the crimes of 2009. Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djallon appeals to all social components of the Guinean nation, Guinean residents in the Diaspora, opposition parties, victims’ organizations and the civil society as well as African and all international bodies, to ensure that the Guinean judges – set up as the committee to investigate the September 28 massacres- are finally removed from the investigations. The investigations should be transferred to the ICC as soon as possible.

Without a quick compliance to this call, we will all require the Security Council of the United Nations to impose sanctions on Mr. Alpha Condé and his entourage.

CENTRAL COMMITTEE POTTAL-FII-BHANTAL FOUTA-DJALLON

Signer la pétition contre les viols et les assassinats de 2009 https://www.change.org/p/1946560/
Bashir Bah: 301-310-1566

Mr. Alpha Condé, quand les crimes excusent les crimes

Lors de sa visite le samedi 25 octobre, à l’ile de Kassa, Mr. Alpha Condé a déclaré en langue Soussou : «J’ai demandé aux blancs de laisser l’affaire du 28 septembre parce qu’il y a eu celles de 1985, de 2006 et de 2007 et ils n’ont pas fait l’objet de poursuites». Avec ces propos désobligeants, Mr. Alpha Condé vient de confirmer les intentions qu’on lui prête de vouloir saboter les enquêtes sur les crimes du 28 Septembre 2009. Les propos de Mr. Alpha Condé constituent une présomption troublante de complicité avec les officiers accusés de crimes contre l’humanité. Ils renforcent la perception de collusion déjà manifeste avec leur maintien dans son gouvernement ainsi que des promotions des honneurs par des médailles. La déclaration souligne encore plus la nécessité d’un procès impartial et ouvert pour cerner l’ampleur et les ramifications des massacres de Septembre 2009.

Guinee, 22 janvier 2007: gouvernement massacre des partisans de l’opposition

L’argument utilisé par Mr. Alpha Condé du manque d’enquêtes sur les crimes passés de 1985, 2006 et 2007, est un amalgame inacceptable. Sans réaction vigoureuse, cet argument va entériner pour toujours la culture d’impunité dans notre pays. La banalisation des crimes politiques qui en résulte est à la fois cynique et criminelle. Elle ouvre une dangereuse brèche et une trappe de complaisance dans lesquelles passeront les crimes du jour et ceux de l’avenir. Le fait d’excuser des crimes par des crimes consacre une culture politique malsaine qui se moque des victimes, conforte les criminels et saborde la mémoire collective de la nation. Faire croire que cela participe à la réconciliation nationale est une tricherie qui ne fait qu’empiler les amertumes et attenter à l’avenir de la nation en faisant le lit à des affrontements dans le futur. De quelque façon qu’on la tourne, cette forme ultime de démission de l’état est un déshonneur national qui doit être fermement rejeté.

Les massacres et viols de 2009 sont des crimes imprescriptibles contre l’humanité. La méconnaissance de ce fait de droit de la part de Mr. Alpha Condé est impardonnable. Elle confirme une profonde faillite morale de sa part. Elle constitue une trahison pure et simple de son serment de chef de l’état qui lui ôte le privilège constitutionnel d’être garant ultime des libertés citoyennes. En même temps, elle renforce l’image d’une Guinée paria parmi les nations.

En réponse implicite à ces menées de dilution de la justice du président guinéen, l’ambassadeur des États-Unis, Mr. Laskaris, a insisté lors d’une conférence le 4 Novembre 2014 à Conakry, sur l’impératif moral de punir ces crimes commis contre les femmes : «Ce que je n’accepterai jamais – en tant qu’être humain, en tant qu’Américain et en tant que quelqu’un qui craint le jugement de Dieu – c’est le fait que des hommes pardonnent des hommes pour des crimes commis contre des femmes ». Pottal-Fii-Bhantal prend bonne note de cette déclaration. Certes, Mr. Laskaris trouve des circonstances atténuantes au ministre de la justice dont la responsabilité reste entière dans le déni de justice. Mais sa demande de faire du jugement des crimes contre l’humanité de 2009 une étape première dans l’enracinement de la justice en Guinée, est en accord avec les requêtes maintes fois formulées par Pottal-Fii-Bhantal ainsi que de nombreuses associations de victimes et des droits de l’homme. Nous en appelons donc à l’ambassadeur pour que les États-Unis exigent officiellement des actions spécifiques dans la poursuite de ces crimes, avec un calendrier d’exécution et un système de suivi. Le manque d’actions de la part du gouvernement guinéen devrait être assorti de sanctions de la part des États-Unis.

Les propos et la négligence provocatrice de Mr. Condé depuis son accession au pouvoir demandent une mobilisation encore plus forte autour du dossier des crimes de 2009. Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon en appelle à toutes les composantes sociales de la nation, des guinéens de l’extérieur et de l’intérieur, des partis de l’opposition, des organisations de victimes et de la société civile ainsi qu’aux africains et à toutes les instances internationales pour que les juges guinéens soient enfin dessaisis des enquêtes. Ces enquêtes doivent être transférées à la CPI au plus vite.

À défaut d’une suite rapide à cet appel, nous devrons tous exiger que le conseil de sécurité de l’ONU impose des sanctions sur Mr. Alpha Condé et son entourage.

La commission centrale de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon

Signer la pétition contre les viols et les assassinats de 2009 https://www.change.org/p/1946560/
Bashir Bah: 301-310-1566

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