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Législative de CONAKRY : Tentative de légitimation rétrospective d’une présidentielle achetée en 2010 (Mamadou Billo Sy SAVANE)

October 4, 2013
 Législative de CONAKRY : Tentative de légitimation rétrospective d’une présidentielle achetée en 2010 (Mamadou Billo Sy SAVANE)

Jeudi, 03 Octobre 2013 23:06

De refus en ruses multiples, le « président »CONDE, contraint et forcé, a fini par accepter le principe d’une élection législative. Il s’est abstenu d’en garantir l’honnêteté, et encore moins sa transparence.

Sur ce point, il a été précédé ou imité par Son principal soutien électoral, l’ambassadeur des U.S.A. àCONAKRY, qu’une partie de la jeunesse guinéenne surnomme déjà LASKARIS Condé. Contre toute pratique diplomatique en usage dans sa fonction, il mène ici une campagne électorale directe, ouverte, visible et souterraine pour le président coopté.

 La mesure, la discrétion, la retenue,la courtoisie  normalement attendues d’un diplomate accrédité auprès d’un Etat étranger ne sont apparemment pas de mises en Guinée. En dépit de quelques dollars US qu’il distribue ici et là, d’un point de vue strictement diplomatique, il y a un mystère diplomatique LASKARIS, pas forcément heureux pour nous Guinéens dans un futur proche. Les gesticulations hasardeuses de Monsieur l’ambassadeur US à CONAKRY  présagent de lourds nuages sur notre pays dans pas longtemps, selon moi. En tout cas, il s’y emploie, avec une persévérance indéniable. Peut-être de sa formation, a-t-il acquis la certitude que les Guinéens sont de grands enfants sur lesquels il doit exercer une sorte de tutorat paternaliste ? Suis-je dans l’erreur ?- L’avenir nous départagera.

Mais là n’est pas mon propos de maintenant. Il est ailleurs. Le temps de m’expliquer sur cette étrange diplomatie pratiquée contre les Guinéens et seulement contre eux en Afrique Noire, viendra dans pas longtemps. Je mettrais alors à la disposition de mes compatriotes quelques éléments du débat auquel je suis prêt à prendre ma part face à qui le souhaitera, sous quelle que forme que ce sera. Car de mon point de vue, il y a une autre « Françafrique » en gestation avancée, sans la France et peut-être même contre elle. Notre pays parait être son premier test grandeur nature. Les gesticulations effrénées de l’ambassadeur US à CONAKRY, semblent indiquer que cette néo-françafrique est en voie de réussir son O.P.A. sur notre pays. Et ce n’est pas une bonne nouvelle pour l’immense majorité de nos compatriotes, contrairement à ce qu’ont l’air de penser les notabilités guinéennes, millionnaires en dollars et euros.

Alors, pourquoi après tant de tergiversations, de manœuvres dilatoires, et surtout de massacres étatiques, presque  présidentiellement organisés à ZOGOTA, N’ZEREKORE, SIGUIRI, CONAKRY, LABE…, M. Alpha CONDE et son tout nouveau parrain se sont soudainement rappelés après trois ans, que les Guinéens aussi ne peuvent, ni ne veulent se satisfaire d’un président autocratique, même « démocratiquement élu » ?

Il faut remonter à la présidentielle de Juin 2010. Le candidat Alpha CONDE est sorti de la compétition électorale par les urnes dès le premier tour, mais il sera quand même déclaré « élu », contre toute vraisemblance sortie des urnes. Reconnaissons qu’à l’époque, les victimes de la supercherien’avaient pas fait preuve d’une détermination particulière à récupérer le droit que le suffrage universel leur avait donné sans équivoque. Je leur avais  personnellement suggéré de ne pas se laisser voler un droit que nos concitoyens leur avaient librement donné par leurs bulletins de vote. Je suis toujours dans la même disposition aujourd’hui. L’argument justifiant leur mollesse à exiger le respect de leur droit qui m’avait été opposé alors, c’était la « préservation » de la cohésion nationale. Résultats : Point de cohésion nationale. Des massacres en lieu et place de dialogue, réédition aux législatives du cambriolage électoral aux présidentielles de 2010, projet avancé de bradage des ressources de notre pays.  Grave erreur : ce n’est pas parce que, un cambriolage électoral se continue, que les cambrioleurs en deviennent politiquement légitimes. Et l’acceptation docile d’un premier grand arbitraire, ouvre toujours la voie à d’autres injustices encore plus intolérables. Pour une raison simple : le bénéficiaire de la cooptation se convainc d’une Supériorité qu’il aurait sur ceux qui se sont docilement laissés spolier de leur droit légitime, en même temps qu’il s’autorise à faire au pays et du pays, ce que bon lui semble. Nous sommes là dans le retour du drame de la génération de nos parents et grands-parents face à M. Sékou TOURE. Prétendant préserver l’unité nationale, ils  se sont livrés eux-mêmes au tyran, pieds et poings liés. La suite, tout le monde la connait. Inutile d’y revenir.(Petite précision : je devrais écrire  la génération  de leurs parents. Car les miens étaient des analphabètes, simples éleveurs à LINSAN, totalement extérieurs aux réseaux de pouvoir colonial et subissant ceux du P.D.G.). Bien d’autres compatriotes, victimes innocentes sont comme moi.

 Avec cette trop tardive élection législative, c’est l’histoire qui bégaye. Les tout nouveaux prosélytes « démocratistes »  de la vingt-cinquième heure, paradent cravatés, souhaitant que les vainqueurs de la législative abandonnent leur victoire à M. Alpha CONDE très largement désavoué par nos compatriotes dans les urnes sur l’ensemble du territoire national.

Faut-il revenir sur tous les trucages, toutes les supercheries, toutes les falsifications opérées au bénéfice du candidat Alpha CONDE lors de la présidentielle de 2010?-Inutile. Les Guinéens se souviennent encore  d’aménagements successifs de calendrier électoral contre les textes Fondamentaux de notre pays, et au profit de l’adversaire d’alors de M. Cellou Dalein DIALLO, de la nomination toute aussi illégale entre-deux tours à la tête de la C.E.N.I. d’un Général malien peu honnête, de la lettre d’injonction que l’ambassadrice des U.S.A., à l’époque Mme Patricia MOLLER et l’ambassadeur de FRANCE nommé par M. Bernard KOUCHNER ont adressée aux « autorités » de la transition afin qu’elles accélèrent le processus de cooptation devant porter M. Alpha CONDE à SEKKHOUTOUREYA. La liste des arrangements est interminable, mais toujours avec un seul et même objectif porter à la magistrature suprême, contre toute vraisemblance électorale, le « président » ElHadj professeur, quel qu’en soit le prix. J’ai été le seul à l’époque à montrer, sans illusion d’être écouté par l’opposition instituée, le caractère illégal et intolérable de tous ces tripatouillages. Je ne me réjouis pas de leurs déconvenues passées. Je redoute les conséquences calamiteuses de celles inévitables à venir dans le futur immédiat. 

Tant de désinvolture, de mépris acceptés, d’injustices infligées toujours aux mêmes, de grotesques irrégularités juridiques fondamentales en tout genre, finiront par produire des effets catastrophiques dont on ne mesure pas encore le poids, à mon avis durable sur le pays.

 Car les Guinéens dont je suis, ne sont pas pauvres, mais misérables d’une misère organisée. Ils ne sont pas non plus des citoyens, mais des humiliés. A la moindre petite difficulté politique intérieure,  on voit débarquer une cohorte hétéroclite de « diplomates » de laCEDEAO, de l’U.A., de l’O.I.F., du MAROC ou d’ailleurs. Leur mission ?– instaurer la « démocratie » chez nous, quand dans leur pays respectif, ils ont installé des tyrannies dynastiques par la violence brutale (R.D.C., Congo-BRAZZAVILLE, TOGO…). Si par exemple un ancien premier ministre du tyran feu EYA DEMA était un farouche partisan d’élection transparente, pourquoi  a-t-il contribué de façon décisive à maintenir dans son pays une tyrannie dynastique depuis plus de quarante ans ? Suppose-t-il que ses compatriotes TOGOLAIS ont une appétence naturelle pour la tyrannie dynastique perpétuelle ? Peut-on dire sérieusement que l’observateur « indépendant » désigné par l’O.I.F., par ses déclarations intempestives et partisanes, ait fait preuve de probité politique indiscutable ?Petite question : qui peut une seule seconde, en Guinée, penser que l’un des fidèles bras droits du tyran, feu EYA DEMA, est perméable à l’idée d’une transparence dans une élection, quand chez lui, les résultats sont militairement préconstruits, et depuis toujours ? J’invite mes concitoyens à réfléchir à ces questions.

Tout semble donc indiquer que la mécanique de holdup électoral ayant porté M. Alpha CONDE au pouvoir en 2010 est réenclenchée. Des personnalités noires africaines, abusant de la naïveté de certains compatriotes, marchandant comme hier le prestige attaché aux fonctions occupées par le passé, tentent d’accréditer  l’idée que, le cambriolage électoral en cours, auquel ils  apportent assistance et concours aurait une certaine validité. Et ce n’est pas pour rien que les observateurs BLANCS OCCIDENTAUX,abasourdis par les falsifications électorales massives, ont rapidement rendu publiques, les innombrables et graves irrégularités frauduleuses qu’ils ont eux-mêmes observées. Sans doute, tourmentés par leur propre conscience, ils se sont résolus à ne pas se laisser associer à ce qui est manifestement une négation massive et désinvolte du choix des électeurs.

Un président Juridiquement ILLEGAL depuis presque trois ans.

Au terme de l’accord par lequel M. Alpha CONDEa lui-même été « élu » à la tête d’un pays auquel son appartenance n’a pas été juridiquement établi de manière indiscutable, il avait obligation d’organiser une législative  dans les six mois suivant son investiture. Mais aussitôt investi, il multiplie de petites ruses du niveau d’un chef de canton, empêchant le moindre dialogue franc avec une opposition elle-même obsédée par le désir d’être bien vue par ce qu’elle croit être la communauté « internationale », c’est-à-dire l’ambassadeur des U.S.A., et le « syndicat » de présidents africains, perpétuellement « réélus », pour certains depuis bientôt cinquante ans.

Trois années durant, des obstructions multiples, volontairement créés, rendront impossible l’organisation de législative qui mettrait fin à la transition.

Trois années pendant lesquelles le président coopté livrera notre pays aux vautours miniers sud-africains, chinois et Etats-uniens. Un fils providentiel, soudain sorti d’on ne sait où, mettra le pays en coupe réglée. Des transports d’or et de diamants, des contrats de gré à gré, des captations foncières et immobilières, des valises de dollars et d’euros évaporées…. La liste est longue des faits qui exigeraient poursuite judiciaire contre le père et le fils dans d’autres pays africains, au Sénégal par exemple. Mais en Guinée aussi, rien n’est perdu pour qui sait patienter. Les massacres de populations innocentes à ZOGOTA, N’ZEREKORE, SIGUIRI…, la disparition mystérieuse de 700 millions US de dollars de RIO TINTO, les contrats miniers opaques consentis à la famille de M.Jacob ZUMA, président d’Afrique du SUD, la mise à sac des Forêts de la région de N’ZEREKORE par des sociétés chinoises pour lesquelles Mme Alpha CONDE manifeste une bienveillance inattendue d’une première dame sont autant de faits susceptibles d’intéresser des associations de Patriotes  voulant clarifier la situation patrimoniale de la présidence Alpha CONDE. Exemple : pour quelles raisons les sociétés chinoises bénéficient-elles de traitement particulier à la présidence ? Il n’y a pas si longtemps, Monsieur l’ambassadeur de CHINE paradait à la R.T.G. aux côtés de celle qu’on nomme Mme Alpha CONDE comme s’il était  accrédité auprès de cette bonne dame, et non pas auprès d’un Etat. Il faut préciser qu’il y était accompagné par des présidents de société chinois qui ne sont pas avares de paiements parallèles contre contrats et marchés accordés de gré à gré.

Les forfaitures commises contre les institutions, l’atteinte grave et durable portée aux intérêts majeurs du pays, notamment au niveau des concessions minières attribuées, rendent selon moi, le pouvoir du « président » CONDE totalement  ILLEGAL. Dans des pays africains autres que la Guinée, des forces populaires et patriotiques organisées, auraient déjà exigé sa démission, tout en lui demandant des comptes sur le plan judiciaire.

Sur un plan strictement juridique, le C.N.T.n’a pas vocation à valider la moindre convention engageant notre pays. Il n’est pas et n’a jamais été une Assemblée Nationale. Ses membres, tous cooptés, l’ont été sur la base de liens de parenté (cousins, cousines, frères et sœurs, père et oncle….) et de lien d’affaires, c’est-à-dire des réseaux politico-militaro-administratifs où l’on échange entre soi, des postes de décisions, des contrats de gré à gré, des nominations administratives…. En clair, le C.N.T., pour l’essentiel est composé d’une dizaine de familles, toutes liées directement ou indirectement entre elles. D’où son caractère oligarchique indiscutable. Et la question de sa représentativité durant les trois années passées reste entière. Car une dizaine de familles de peut en aucun cas être représentative du pays. Son existence contractuelle a normalement pris fin, six mois après l’investiture de M. Alpha CONDE. Son maintien dans ses fonctions après, est absolument illégal. Ses  membres ont indûment exercé et perçu des indemnités elles-mêmes indues qu’ils devraient restituer. Car en Droit strict, on peut parler à leur sujet de détournement de fonction et de biens publics en bande organisée. De fait, c’est exactement ce qu’ils ont fait pendant ces trois dernières années.

Et c’est cette illégalité fondamentale  que les créanciers  de M. Alpha CONDE lui demandent de lever.Ils savent bien que tous les actes « votés » par le C.N.T. sont dépourvus de toute valeur juridique, et ne peuvent donc être opposé avec sérieux à qui que ce soit. Ce qui explique la détermination du président coopté à se déclarer vainqueur d’une élection qu’il a perdue dans les urnes. Car seule une VRAIE Assemblée Nationale élue peut engager la Nation entière. Or ses créanciers Sud-Africains, et pas seulement eux, ne sont pas de philanthropes. Ils l’ont fait vivre longtemps, financé sa campagne à hauteur de 50 millions de dollars, mis à sa disposition les services de renseignement militaires Sud-Africains….Tout cet investissement doit commencer à fructifier.

Selon moi, peut-être, faut-il voir derrièreles récentes « révélations » du journal satirique français, Le CANARD Enchaîné, les menaces  déguisées adressées à kôrô Alpha CONDE par les Services Spéciaux militaires Sud-Africains, si ayant perdu les législatives, il s’abritait derrière cette défaite pour ne pas tenir ses promesses minières et portuaires. Hypothèse tout à fait crédible, en tout cas pas à balayer d’un revers de main.

Un pouvoir devenu politiquement ILLEGITIME.

La tache première et fondamentale d’un président de la République ? — le maintien et le renforcement de la cohésion sociale  et l’unité nationale.

 Les Guinéens n’ont jamais été aussi divisés, le tissu social si déchiré qu’avec M. Alpha CONDE. Le repli communautaire ne vient pas de l’esprit ethnique comme on le dit souvent. Il est produit depuis 2010 par une pratique politique visant à opprimer certaines ethnies, par exemple les Peuls, et en inférioriser d’autres, par exemple les Soussous en Basse-Guinée et les Forestiers à N’ZEREKORE, YOMOU…. Pour le compte d’un petit groupe bien identifié au cabinet de kôtô Alpha CONDE au palais de SEKHOUTOUREYA.

Les agissements de ce groupe parfaitement identifié, provoqueront à terme des convulsions douloureuses dont nul ne peut prévoir l’ampleur. Les discours hautains, traduits en actes par les nominations dans la haute fonction publique, dans les services renseignement militaire et policiers suivie du renvoi de certains autres de ces mêmes services n’a rien de rassurant. Bien au contraire.

 Les promotions ethniquement homogènes dans l’armée, la police, la gendarmerie, les ambassades….laissent croire qu’il y a quelque chose en préparation. La défaite législative évidente du R.P.G-Arc-en-ciel qu’on veut absolument transformer en « victoire » du camp ou clan présidentiel renforce cette idée pas dépourvue de contenu.

Au total, depuis la cooptation déguisée en élection de M. Alpha CONDE, notre pays est installé dans l’arbitraire. Tous les citoyens sont insécurisés. Car ne pas être d’accord avec le R.P.G. Arc-en-ciel, c’est, s’exposer à perdre son travail si on en avait, à être renvoyé » de sa propre maison….Bref ! Une insécurité latente généralisée. L’arbitraire absolu.

Au plan politique, une nation en voie de fragmentation. En conclusion, dans n’importe quel pays, aujourd’hui, le pouvoir de M. Alpha CONDE serait déclaré ILLEGAL et ILLEGITIME. Car les deux missions principales : donner consistance aux textes fondamentaux, et préserver la cohésion sociale et l’unité nationale. Or ces deux missions n’ont jamais été aussi bafouées que depuis novembre 2010.

 Mamadou Billo SY SAVANE à CONAKRY

Mon contact mamadoulinsan@wanadoo.fr

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