Skip to content

BAH OURY: Declarations – “Le tournant de la manifestation du 23 mai 2013 contre le régime guinéen” et “La liberte de presse attaquee en Guinee”

May 31, 2013
BAHOURYBAH OURY, 1er Vice-President de l’UFDG
Le tournant de la manifestation du 23 mai 2013 contre le régime guinéen

 

Par BAH Oury, 1er Vice-Président de l’UFDG

 

La manifestation du 23 mai 2013 à Conakry marque un tournant dans l’évolution politique de la

Guinée depuis les élections présidentielles de 2010.

Comme à l’accoutumée, la barbarie et l’horreur ont été au rendez-vous avec cinq ou six jeunes gens tués par les forces de l’ordre ou assimilées. Ces morts sont encore une fois de plus, des morts de trop. En deux ans et demi de pouvoir, le régime d’Alpha Condé est le responsable et le commanditaire de l’assassinat de plus d’une trentaine de manifestants résidents dans l’axe Hamdallaye-Cimenterie dans la commune de Ratoma à Conakry. Aussi, sa volonté de confiner les marches de protestation de l’opposition démocratique dans cette zone répond à un double impératif :

·          Fief  de  l’UFDG  depuis  la  libéralisation  politique  au  début  des  années  90,  peuplée majoritairement par des éléments issus de la communauté peule, martyrisée par la destruction en

1998 du quartier de Kaporails où 70.000 personnes du jour au lendemain se retrouvèrent sans toits et  sans  abris  dans  leur  propre pays,  la  Commune  de  Ratoma  paye  un  très  lourd  tribut  pour l’avènement d’une gouvernance démocratique en Guinée. Berceau et support essentiel des mouvements  sociaux  qui  ont  bouleversés  la  gestion  politique  des  gouvernements  du  Général Lansana Conté dès 2005, du CNDD et maintenant d’Alpha CONDE , l’axe dénommé « l’axe de la liberté et du changement » est le symbole de la volonté et de l’acharnement du peuple guinéen à finir avec les dictatures et la mal-gouvernance. C’est la raison pour laquelle le régime actuel en usant de la violence systématique contre les jeunes, en semant la terreur dans les concessions par la barbarie de la répression et en stigmatisant cette commune comme un « ghetto » veut étouffer le légitime combat pour la démocratie en Guinée. En effet pour Alpha Condé, l’écrasement de la résistance démocratique en Guinée passe nécessairement par réduire l’axe Hamdallaye-Cimenterie, s’il le faut dans une mare de sang.

·          Comme, entre les deux tours de l’élection présidentielle, la stratégie consiste à diviser la communauté nationale sur des bases ethniques. Si, hier le slogan « tout sauf les peuls »   lui avait permis d’asseoir sa main mise sur les institutions du pays en dupant les uns et en dressant les ethnies les unes aux autres, aujourd’hui cette démoniaque recette ne prospère plus.

 

La contestation du régime d’Alpha Condé est devenue plus large maintenant. Ses deux années et demie de gestion du pays ont prouvé à la majorité des guinéens que le «  régime est incapable de redresser la Guinée ». Ce sentiment est partagé même dans  des secteurs de la société qui étaient auparavant favorables au RPG. Ainsi l’aveuglement actuel et la violence meurtrière contre les jeunes de Ratoma ne visent qu’à masquer cette terrible vérité : les guinéens ont marre de « la gouvernance d’Alpha CONDE » et souhaitent son départ du pouvoir.

 

Ramener la crise actuelle à une simple crise électorale autour des conditions d’organisation des élections législatives est une erreur stratégique mortelle. La manifestation du 23 mai en a donné une illustration où selon des sources concordantes des manifestants de l’opposition ont laissé exploser publiquement leur colère devant les atermoiements, les reniements et les compromissions incestueuses de certains responsables de l’opposition avec le pouvoir.

 

La crise actuelle est plus profonde encore. Elle est le prolongement de celle qui a commencé au début des années 2000. Les massacres du 22 janvier 2007 et du 28 septembre 2009, la disparition du Général Lansana Conté et la transition militaire qui lui a succédé, les élections présidentielles calamiteuses de 2010 et la gouvernance hors-la-loi d’Alpha CONDE n’ont nullement entamé le désir de démocratie, de liberté et de progrès de tout un pays. Le chemin de la libération et  de la transformation sociale de la Guinée est parsemé d’embûches et de tragédies et les martyrs se
comptent en milliers de victimes. Tout cela ne fait que renforcer la détermination et la clairvoyance dont font preuve les jeunes de Guinée pour   résister à l’oppression et au déni de leurs droits constitutionnels.

 

Je suis de cœur et d’esprit avec eux, car ils se battent et sacrifient leur vie pour que demain la Guinée soit libre, démocratique, unie, fraternelle, réconciliée et tournée vers la modernité et le progrès. Ils mettent à nu l’inadmissible égoïsme de l’élite politique guinéenne qui, jusqu’à présent à ignorer  les  intérêts  fondamentaux  des  guinéens  pour  privilégier  uniquement  son  ambition  de pouvoir et de prédation des ressources nationales.

 

Que la terre soit légère pour ceux qui sont tombés et que leur âme repose en paix. La Guinée ne vous oubliera jamais.

 

 Le, 25 mai 2013

LA LIBERTE DE PRESSE ATTAQUEE EN GUINEE

 LA RADIO « PLANETE FM » ET SON JOURNALISTE VEDETTE SUSPENDUS

BAH Oury, 1er Vice-President de l’UFDG 

 Le Conseil National de la Communication  (CNC) a décidé de suspendre la radio « Planéte FM » et son journaliste vedette Mandjan Sidibé pour un mois. Cette décision porte atteinte à la liberté de presse et à la liberté d’expression des journalistes en Guinée.

 

La gouvernance d’Alpha Condé ,comme il fallait s’y attendre tente de bâillonner les médias et les journalistes pour les empêcher d’informer et  de rendre compte des faits qui agitent la société guinéenne. Le gouvernement guinéen a peur de la vérité , car il considère que les reportages sur les tueries de cette semaine incitent à la révolte et à l’exacerbation de la violence. Il feint d’oublier que les 18 jeunes gens tués ,l’ont été par des balles réelles tirées par les forces de l’ordre. C’est cette barbarie dont le gouvernement est le seul responsable qui est la cause essentielle du cauchemar qui hante tous les guinéens.

 

Dans cette affaire , des médias et des journalistes qui font leur travail dans des conditions pénibles ne peuvent que relater exactement les faits et les exposer au public. Cela dérange, un pouvoir qui veut cacher et nier sa forfaiture en assassinant de simples citoyens. La dérive dictatoriale est en marche . La constitution a été mainte fois violée dans l’indifférence de la Cour Suprême, les institutions dites républicaines ont toutes été domptées, le processus électoral a été dévoyé, la liberté de manifestation est devenue une leurre, et maintenant la liberté de presse est dans le collimateur d’Alpha Condé qui rêve d’avoir « tout le pouvoir » en Guinée.

 

Mais il se trompe d’époque. C’est la raison pour laquelle le départ du pouvoir d’Alpha Condé est une nécessité pour conforter une paix fragile et faire espérer aux citoyens guinéens de lendemains meilleurs. Pour cela, nous avons besoin que tout le monde se mobilise pour stopper la descente de notre pays, aux enfers.

 

31 mai 2013

No comments yet

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s