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Human Rights Watch: Ensure Justice in Guinea Treasury Chief’s Death (EN and FR)

November 17, 2012
Guinea: Ensure Justice in Treasury Chief’s Death     
Slain Official was Investigating High-Level Corruption

November 16, 2012

  • © 2011 Human Rights Watch

“The killing of Aissatou Boiro is a more than just an individual tragedy. The authorities need to hold those responsible to account for this horrific attack.” (Corinne Dufka, senior West Africa researcher at Human Rights Watch)

(Johannesburg) – Guinean authorities should speedily and transparently bring to justice those responsible for the November 9, 2012 killing of the country’s treasury director, Human Rights Watch said today. Aissatou Boiro, director of the Office of the Treasury,was investigating a high-level corruption case, her co-workers told Human Rights Watch.
Boiro was shot dead in her car on her way home from the Budget Ministry in Conakry, Guinea’s capital, by unidentified men in military uniform, witnesses said. They said the men emerged from another vehicle that had halted and blocked Boiro’s car and then shot her twice. Boiro had received death threats, her friends and family reported.
“The killing of Aissatou Boiro is a more than just an individual tragedy,” said
Corinne Dufka, senior West Africa researcher at Human Rights Watch. “The authorities need to hold those responsible to account for this horrific attack.”
Boiro was appointed treasury director by presidential decree earlier in 2012. Co-workers told Human Rights Watch that she was conducting an investigation into the alleged embezzlement of more than 13 billion Guinean francs (US$1.8 million) from public funds.
Guineans and many observers had expressed hope that the 2010 elections, which brought President Alpha Condé to power, would be a democratic turning point in a country that has endured a series of authoritarian and abusive leaders. While Condé has taken some steps to address the serious issues of governance and security problems he inherited, progress toward greater respect for the rule of law has been undermined by lack of discipline within security agencies, inadequate support and protection for the chronically neglected judiciary, and
corruption.
Guinea, a mineral-rich country, contends with high poverty rates, in part because of mismanagement of revenue from its vast natural resources. Those responsible for economic crimes are rarely investigated, much less held accountable, Human Rights Watch has
reported. Boiro was described by many as a courageous and honest woman who sought to end corruption.
“The government should not surrender to acts of intimidation related to anti-corruption cases,” Dufka said. “Rather, this awful killing should signal the need to intensify the fight against corruption, which for decades has undermined development and respect for human rights in Guinea.”

En Francais;

Guinée : Garantir la justice pour le meurtre de la directrice du Trésor public
La responsable assassinée menait une enquête sur une affaire de corruption à haut niveau

(Johannesburg, le 16 novembre 2012) – Les autorités guinéennes devraient, de manière rapide et transparente, traduire en justice les responsables de l’assassinat, le 9 novembre 2012, de la directrice nationale du Trésor public, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Aissatou Boiro enquêtait sur un cas de corruption à haut niveau, ont indiqué ses collaborateurs à Human Rights Watch.

Aissatou Boiro a été abattue dans sa voiture alors qu’elle rejoignait son domicile depuis le ministère du Budget à Conakry, capitale de la Guinée, par des hommes non identifiés en uniforme militaire, selon les propos de témoins. Ceux-ci ont raconté que les hommes ont surgi d’un autre véhicule qui s’était arrêté de manière à bloquer la voiture d’Aissatou Boiro et ont tiré deux fois sur leur victime. Les amis et la famille d’Aissatou Boiro ont rapporté qu’elle avait reçu des menaces de mort.

« Le meurtre d’Aissatou Boiro est bien plus qu’une tragédie individuelle », a déclaré Corinne Dufka, chercheuse senior sur l’Afrique de l’Ouest à Human Rights Watch. « Les autorités doivent traduire en justice les responsables de cette attaque horrible. »
Aissatou Boiro avait été nommée directrice du Trésor public par un décret présidentiel plus tôt dans l’année 2012. Ses collaborateurs ont raconté à Human Rights Watch qu’elle menait une enquête sur un détournement de fonds publics présumé de plus de 13 milliards de francs guinéens (1,8 million de dollars américains).
Les Guinéens et de nombreux observateurs avaient exprimé leur espoir de voir les élections de 2010, qui ont porté le président Alpha Condé au pouvoir, constituer un tournant démocratique dans un pays affecté par une série de dirigeants autoritaires et abusifs. Même si Alpha Condé a pris quelques mesures pour s’attaquer aux problèmes graves de gouvernance et de sécurité dont il a hérité, la progression vers un plus grand respect de la loi a été freinée par le manque de discipline au sein des organismes de sécurité, par l’insuffisance de l’assistance et de la protection fournies au corps judiciaire régulièrement négligé et par la corruption.

La Guinée, pays riche en minerais, fait face à des taux de pauvreté élevés, en partie dus à une mauvaise gestion des revenus tirés de ses vastes ressources naturelles. Les auteurs de crimes économiques dans le pays font rarement l’objet d’enquêtes, encore moins de poursuites judiciaires, a déclaré Human Rights Watch dans un de ses rapports. Aissatou Boiro était décrite par beaucoup comme une femme courageuse et honnête cherchant à mettre fin à la corruption.
« Le gouvernement ne devrait pas céder face à des actes d’intimidation liés à des affaires anticorruption », a précisé Corinne Dufka. « Ce meurtre affreux devrait plutôt soulever la nécessité d’intensifier la lutte contre la corruption qui, depuis des décennies, nuit au développement du pays et au respect des droits humains en Guinée. »
Pour lire d’autres communiqués et rapports de Human Rights Watch sur la Guinée, veuillez consulter :
http://www.hrw.org/fr/africa/guinea
Pour plus d’informations, veuillez contacter :
À Paris, Jean-Marie Fardeau (français, anglais, portugais) : +33-1-43-59-55-35, +33-6-45-85-24-87 (portable) ou
fardeaj@hrw.org
À New York, Rona Peligal (anglais) : +1-917-363-3893 ou peligar@hrw.org

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