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One by One, Opposition Parties Saying “Conde’s Got to Go” Here is Bloc Liberal’s Statement

March 23, 2015

Crise politique : les flèches de Faya Millimouno contre le régime d’Alpha Condé

Fidèle à lui-même, Faya Millimouno a dans une déclaration dont nous détenus copie chargé le régime d’Alpha Condé. Millimouno accuse le régime de Conakry de violation répétée de la Constitution et des accords politiques signée sous l’égide des nations unies. Lisez cette déclaration:

Dans tout pays qui se veut démocratique ou en voie de démocratisation, comme la Guinée, le Président de la République doit suivre strictement les principes cardinaux qui constituent les fondements de la démocratie. C’est l’engagement sacrosaint qu’il prend le jour de son investiture. Ces principes inaliénables sont, entre autres: (1) le respect de la Constitution et des codes y afférents, (2) la tenue d’élections transparentes, dans les normes légales, et (3) la séparation des pouvoirs. Malheureusement, de 2010 à 2015, le Président Alpha Condé a systématiquement violé ces principes. Ces innombrables violations, qui vont en contresens de la Constitution Guinéenne incluent, parmi tant d’autres:

      1. 1.La fixation unilatérale de la date des présidentielles de 2015 par le Président Alpha Condé, supportés par des membres de la CENI, qui sont à sa solde. Cependant, il faut ajouter tout de suite que cette décision a été dénoncée et désavouée par d’autres membres démocrates de la CENI qui déclarent:

«L’organisation des élections à travers le monde entier est un processus professionnel, qui repose sur un cadre légal bien approprié… Aujourd’hui, des décisions prises ailleurs [par le Président Alpha Condé] voudraient nous imposer un agenda caché; ce que nous refusons catégoriquement quel que soit ce que cela va nous couter» fin de citation.ÂÂ

      1. 2.La dissolution des conseils communaux, en violation des articles 77, 80, 100 et 105 du Code des Collectivités Locales. En effet, ces articles stipulent respectivement que la durée de suspension d’un conseil communal ne peut excéder trois (3); que le Conseil d’une collectivité locale dont le tiers au moins des membres ont été reconnus coupables par le Tribunal d’avoir commis des crimes ou délits peut être dissous par décret sur proposition du Ministre chargé des collectivités locales, et que le conseil dissout doit être remplacé dans un délai maximum de six (6) mois. Malheureusement, ces dispositions et délais n’ont pas encore été respectés par Monsieur Alpha Condé.Â
          1. 3.La violation de l’accord obtenu entre le Gouvernement et l’Opposition Guinéenne en 2013, sous l’égide de l’envoyé de l’ONU. Cet accord, dispose que la tenue des communales devraient avoir lieu avant la fin du 1er trimestre de l’année 2014. Jusqu’à maintenant, ces élections n’ont pas eu lieu à cause de manœuvres politiciennes de Monsieur Alpha Condé.

ÂÂÂ

  1. 4.
    1. La non signature des accords obtenus en Juin 2014 lors du dialogue Inter-Guinéen. Ce dialogue, il faut le rappeler, a réuni les membres du gouvernement, les représentants de la Mouvance, de la CENI, ceux de l’opposition, et les deux facilitateurs nationaux. Ces accords, comme ceux de 2013 ci-dessus mentionnés, portaient, entre autres, sur la tenue des communales avant fin 2014. Cette décision, malheureusement, n’a pas été respectée jusqu’au moment de la publication de la présente déclaration. Il faut ajouter aussi que les communales n’ont jamais eu lieu depuis 2005. Ce qui malheureusement crée un vide organisationnel qui entache gravement la pratique de la démocratie à la base.ÂÂ
        1. 5.La tenue forcenée des élections Présidentielles avant celles des communales, comme voulue par Monsieur Alpha Condé et des membres de la CENI qui sont ses affidés.

Considérant la gravité des violations ci-dessus mentionnées commises par Monsieur Alpha Condé; violations qui relèvent du parjure, le Bloc Libéral déclare que Monsieur Alpha Condé s’est juridiquement disqualifié sur deux plans: d’abord pour la continuation de son mandat en cours et, ensuite, pour sa candidature quant aux élections présidentielles de 2015.

Quand le destin national est en danger, les patriotes de tout corps de métier, de tout parti politique et de toute religion; doivent se lever pour défendre leurs vies, celles de leurs familles et des générations futures, et le bien-être de la nation. Considérant que le destin de la Guinée se joue en ce moment grave de notre histoire nationale, le BL demande à tous les Guinéens d’unifier leurs forces pour catalyser le départ de Monsieur Alpha Condé, afin d’assainir notre univers politique et permettre à la Guinée d’émerger.

Que Dieu bénisse et protège le peuple de Guinée!Â

Fait à Conakry, le 20 mars 2015

Le Bloc Libéral

Bah Oury: En Guinée, le temps est venu pour le peuple de forger son destin !

March 22, 2015

En Guinée, le temps est venu pour le peuple de forger son destin !

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a publié le 10 mars dernier le chronogramme des élections en Guinée en fixant au 11 octobre 2015 la date du premier tour des présidentielles. Les élections communales et communautaires quant à elles, sont rejetées à la fin du premier trimestre de 2016, alors qu’elles auraient dues intervenir en 2010. Cet agenda correspond exactement aux attentes de M.Alpha CONDE et confirme également l’aboutissement d’un long et violent processus de négation des fondements de l’État de droit.

L’instrumentalisation de la CENI

Dés son installation au pouvoir, M. Alpha CONDE s’est fixé comme objectif de dompter l’ensemble des institutions intervenant dans le cadre du processus électoral. La CENI qui a été fortement chahutée lors des élections de 2010 a été dissoute pour faire place à une nouvelle configuration juridique inscrite dans la constitution en septembre 2012 à travers une loi proposée et adoptée par le CNT (Conseil National de la Transition). Cette loi, comporte un changement majeur du mode de décision au sein de cette institution . Le mode du consensus qui prévalait auparavant permettait à chaque sensibilité politique de faire prévaloir son point de vue dans la mesure où les commissaires feraient preuve de compétence et de loyauté vis à vis des partis qui les ont désignés. Désormais la règle de prise de décision est celle de la majorité. Or la répartition ( 10 mouvance présidentielle-10 opposition -3 société civile et 2 administrations) accorde de facto la majorité numérique au pouvoir en place. M.Alpha CONDE est allé plus loin, en imposant ses choix à la société civile (Bakary FOFANA et KEBE du barreau des avocats) et en délogeant un représentant de l’opposition (BAYO) au profit de l’UPG de Jean Marie DORE dont la position sur l’échiquier politique national est à géométrie variable. Ainsi la mouvance présidentielle dispose au minimum de 15 voix pour un total de 25 commissaires. Par cette subterfuge, la CENI comme institution paritaire, impartiale chargée d’organiser des élections transparentes ,libres et crédibles a vécu. Elle est devenue purement et simplement une direction supplémentaire du Ministère de l’Administration du Territoire au service exclusif du pouvoir.

Les délégations spéciales ou la mort de la décentralisation

Les élus communaux constituent les principaux agents de l’organisation du processus électoral à travers l’ensemble du territoire ( recensement électoral, répartition des bureaux de votes, collectes des résultats , distribution des cartes des électeurs etc….). Ce rôle crucial de pouvoir influencer peu ou prou l’organisation des élections a amené les stratèges du RPG-Arc-en-ciel à installer illégalement des délégations spéciales sur 25 communes urbaines sur les 38 que comptent le pays. Manu militari, les élus communaux sont destitués en 2011 sans pour autant avoir été traduits devant des tribunaux comme le stipule le code des collectivités du pays. En dépit de cela , ces délégations spéciales sont toujours en place alors qu’elles devaient être remplacées par des élus dans une période n’excédant pas six mois. Ainsi les collectivités locales guinéennes sont gouvernées en toute illégalité . Leur maintien est un enjeu pour le régime d’Alpha CONDE afin de contrôler totalement l’organisation des élections. L’opposition a voulu déserrer l’étau autour d’elle en demandant d’abord l’organisation des communales avant les présidentielles. Mais elle ne peut s’en prendre qu’à elle-même car elle a toléré pendant plus de quatre années durant ces délégations spéciales au mépris des lois de la République et des fondements de l’État de droit.

Un fichier électoral sur mesure

La qualité d’un fichier électoral détermine la nature de toute élection. Un fichier, issu d’un recensement exhaustif du corps électoral et un support, infalsifiable et incorruptible sont des conditions nécessaires pour une bonne organisation des élections et de l’acceptation des résultats. Le recensement biométrique lancé avec la société Sagem en 2007 avait permis la mise en place d’un fichier électoral biométrique qui a permis l’organisation des élections présidentielles de 2010. Ce fichier devait être amélioré par l’élargissement de la population recensée d’une part et la délivrance de cartes biométriques aux électeurs dont les empreintes digitales étaient difficilement « captables »notamment dans les zones rurales. La loi électorale permettait chaque année d’enregistrer de nouvelles inscriptions des populations en âge de s’enrôler. Toutefois comme pour la CENI et les élus communaux , le régime d’Alpha CONDE cherchait simplement à « confectionner » un fichier reflétant ses choix politiques. Sagem avait été accusé par Alassane CONDE le Ministre des élections du régime, d’être une officine des services secrets français . Le gouvernement impose également au PNUD de livrer les codes secrets permettant de « corrompre le fichier électoral  »dés le premier trimestre de 2011. C’est alors que l’opérateur technique sud-africain Way-Mark -Sabary Technology entre en scène pour finaliser la mise en place d’un nouveau fichier « taillé sur mesure » pour assurer une majorité suffisante au régime à toutes les consultations nationales ( liste nationale des législatives et premier tour des élections présidentielles). En dépit des manifestations massives de l’opposition en 2012 et 2013, des répressions sanglantes et barbares ( une soixantaine de manifestants abattus par les forces de l’ordre) et des négociations engagées sous l’égide de la communauté internationale , les accords du 03 juillet 2013 avaient entériné les faits accomplis. Comme il fallait s’y attendre les résultats du scrutin à la proportionnelle donnèrent prés de 52 % à la liste du RPG. Depuis ces élections législatives où le pouvoir a perdu les 5 sièges à l’uninominal de Conakry, M.Alpha CONDE a cherché à parfaire le système de fraude . Le recensement général de la population contre toute attente , livre des résultats où le fief du RPG ( la région de la Haute-Guinée) est « bizarrement » plus peuplé que la région de Conakry défiant ainsi tous les précédents recensements effectués dans le pays depuis l’indépendance. Le but recherché est la construction de manière durable d’une « majorité naturelle fictive » pour justifier une domination pérenne du pays par les tenants actuels du pouvoir. Le procédé est arithmétique , gonfler statistiquement le corps électoral potentiel dans les zones « supposées » favorables et le minorer dans les autres zones en institutionnalisant une coupure ethnique du pays entre les peuls d’un côté et toutes les autres communautés de l’autre.

Il est clair que les discussions interminables portant sur le choix de l’opérateur technique ( WAYMARK est remplacé par GEMALTO) paraissent périphériques si le cahier de charges n’est pas examiné avec une grande attention. Contrairement à ce que certains le prétendent une bonne élection est avant tout une traduction de la volonté politique des dirigeants du pays. Les techniques à elles seules ne peuvent suffire pour aller à contre-courant d’une volonté gouvernementale d’encourager la mascarade.

Impossibilité d’avoir des élections acceptables

Dans ces conditions , il est illusoire d’espérer avoir des élections acceptables en Guinée , car structurellement elles ne pourraient ni être crédibles ni transparentes et ni libres. Un système sophistiqué de  détournement des suffrages des citoyens guinéens est ainsi mis en place. Cette réalité est perçue aussi bien par les guinéens que par les observateurs internationaux. C’est la raison pour laquelle il existera des pièges et des manœuvres pour amadouer les forces du changement afin d’accepter d’assouplir leur position vis-à-vis du régime. Cette tactique prévisible devra être déjouée car elle ne fera que donner du temps à la gouvernance d’Alpha CONDE afin que celle-ci revoie sa copie électorale pour mieux affiner la prochaine mascarade pour se pérenniser au pouvoir.

Les manœuvres à déjouer : une nouvelle inversion de l’ordre des élections

Début mars, les responsables de l’opposition avaient tendu la perche à M. Alpha CONDE en ramenant leurs exigences à la publication par la CENI du chronogramme des élections et à l’organisation des communales avant les présidentielles. Le refus de la CENI et donc de M.Alpha CONDE d’accéder à cette demande minimale a créé un blocage. Le pouvoir échaudé par son échec aux législatives au niveau de la capitale Conakry n’a pas voulu prendre des risques de perdre les communales au niveau de Conakry, craignant une amplification de la défiance à son égard pour les élections présidentielles d’une part et de perdre également des leviers importants comme les délégations spéciales qui lui sont inféodées. Mais l’acceptation des communales allait de facto légitimer l’utilisation du fichier électoral actuel pour les élections présidentielles . Les élections locales neutralisent la mauvaise qualité du fichier qui sera dans ce cadre moins voyant. Par contre ,l’effet désastreux de ce fichier sera manifeste pour la présidentielle dés le premier tour où la majorité sera affectée au Président sortant.

M.Alpha CONDE prenant tardivement conscience d’avoir perdu une opportunité de faire valider le fichier par les communales afin de « légitimer » sa victoire dés le premier tour des présidentielles pourrait être tenté de faire marche arrière. Il utilisera à cet effet la pression amicale de la communauté internationale, les appels au dialogue lancés par-ci ,par-là et la recherche du consensus pour « sauver la paix en Guinée» pour justifier un éventuel rétropédalage pour replacer les communales avant les présidentielles. Celles-ci seront alors projetées courant le premier trimestre de 2016 avec l’accord consensuel des parties prenantes. Cette hypothèse permettra au pouvoir guinéen de gagner triplement :

  • montrer une capacité d’ouverture et de dialogue pour redorer son image auprès de la communauté internationale

  • gagner du temps pour montrer des résultats de son action politique avec l’inauguration du barrage de Kaléta fournissant ainsi de l’électricité à la capitale pour la période juillet- janvier 2016 de manière satisfaisante

  • Dans ce cas de figure , l’acceptation de la « victoire » d’Alpha CONDE pourrait être plus digeste et acceptable par la communauté internationale .

Par contre l’opposition y perdra alors toute crédibilité auprès de l’opinion nationale et sera une nouvelle fois actrice de sa propre défaite avec des conséquences incalculables pour le pays.

Les manœuvres à déjouer : un dialogue politique inter-guinéen de façade

La communauté internationale appellera à privilégier la recherche d’un dialogue politique entre les acteurs nationaux guinéens sans pour autant avoir les leviers d’action pour imposer au pouvoir une véritable sortie de crise .Pour elle, la recherche de la stabilité prime sur tout le reste. En effet , son credo est concentré autour de la notion de la « menace sur la sécurité internationale ». Dans ce cas de figure elle ne peut aller au-delà de la limite que le pouvoir en place fixe à travers le principe de la souveraineté nationale. Le gouvernement est seul en mesure de le définir tout en mettant en avant bien sûr ses intérêts politiques propres et en sacrifiant à la fois l’intérêt national. En une décennie la République Centrafricaine a été laissée dans une situation proche de la Guinée d’aujourd’hui. Des dialogues interminables et des accords signés en dix ans , n’ont pas stoppé la décomposition de l’État Centrafricain jusqu’à la guerre civile qui endeuille des centaines de milliers de personnes. La communauté internationale réagit que lorsque l’incendie se déclare ouvertement. Alors la spirale de violences et de destructions aura fini par dénaturer la nature des conflits . De sociopolitiques ils se transforment en une lutte pour la survie autour de présupposées références religieuses et d’appartenances ethniques.

La communauté internationale s’est révélée relativement complaisante à l’égard d’ Alpha CONDE. Elle est restée aphone devant les violations répétées et massives des droits de l’homme notamment en Guinée-Forestiére (Zogota, Gallaye, Womé , tueries en juillet 2013) , les assassinats ciblés de personnalités de la société civile et des partis politiques , les massacres de jeunes militants de l’opposition , la politique d’exacerbation des tensions ethniques et les manquements aux principes de l’État de droit. Elle feint de ne pas voir les responsabilités des dirigeants guinéens face à la propagation de la fièvre hémorragique Ebola dans la sous-région. Seul le Président OBAMA a clairement indiqué que les failles de la riposte contre Ebola se trouvent en Guinée.

Cette attitude de deux poids et de deux mesures a amené la majorité des guinéens à être méfiante à l’égard de toute médiation internationale. Peu ou prou , l’OIF d’Abdou DIOUF a été très accommodante avec le Chef de l’État guinéen. Les élections présidentielles de 2010 avec la duplicité du Général SANGARE cadre de l’OIF et Président de la CENI qui a fermé les yeux sur les manœuvres pour imposer par tous moyens Alpha CONDE comme vainqueur du scrutin de 2010 ne redorent pas le blason de cette organisation internationale. La nouvelle secrétaire générale de l’OIF, Mme Michaëlle JEAN qui se rendra lundi 23 mars 2015 à Conakry devra privilégier les intérêts fondamentaux du peuple guinéen en assurant un soutien fort à la lutte pour la démocratie, les droits de l’homme et la liberté. A cet égard ,,des enfants sont arbitrairement emprisonnés à Conakry, des habitants de Womé risquent de subir des sentences lourdes sans pour autant bénéficier d’une justice équitable ,libre et transparente, enfin une dizaine de détenus politiques civils et militaires sont incarcérés sans que leur culpabilité soit prouvée.

Une bonne justice, le respect des principes de l’Etat de droit et des droits humains et une bonne gouvernance sont les conditions nécessaires pour la stabilité ,la réconciliation nationale et le développement . Avec Alpha CONDE , le peuple guinéen a fini par désespérer de sa capacité et de sa volonté d’enclencher un réel dialogue national. Les appels au dialogue dans ce contexte sont perçus comme des combines pour permettre aux tenants de l’exécutif guinéen d’imposer par la force leurs volontés. L’opposition a organisé maintes manifestations pacifiques noyées dans le sang uniquement pour appeler au dialogue avec le pouvoir. Les accords du 03 juillet 2013 qui ont permis la participation de l’opposition aux législatives ne sont plus d’actualité pour les autorités qui nient les avoir signés. Le régime guinéen montre ainsi le peu d’intérêt qu’il accorde au dialogue. Ce qui lui importe est de faire croire au dialogue afin de légitimer et de faire valider les violations des lois et des principes de la République.

La seule alternative réaliste est le départ d’Alpha CONDE du pouvoir

La décision de l’opposition de ne plus « reconnaître » la CENI est courageuse et sa portée ouvre de facto une crise institutionnelle en Guinée. L’opposition engage ainsi un bras de fer avec le régime sur des fondements liés à la constitution du pays. Ces dirigeants se condamnent à aller jusqu’au bout. Il leur est désormais interdit de faire marche arrière au risque de perdre toute crédibilité et de sacrifier alors leur avenir politique. Leur seconde décision de suspendre leur participation aux activités de l’ assemblée nationale est symbolique mais elle cristallisera l’attention aussi bien de l’opinion nationale que de la communauté internationale. Toutefois la majorité des guinéens attend une prise de décision hardie relative à la gouvernance d’Alpha CONDE en personne, dont le départ est demandé.

La revendication du départ d’Alpha CONDE afin que le pays puisse se réengager dans une transition démocratique pour pouvoir sereinement organiser des élections transparentes et crédibles est la conséquence logique des impasses actuelles :

  • Impasse institutionnelle : le blocage du processus électoral a amené une défiance totale entre les acteurs politiques et sociaux. Les mensonges des autorités gouvernementales n’encouragent aucun acteur majeur de la vie politique à les considérer désormais comme des interlocuteurs valables. Cet impasse institutionnelle scelle la rupture politique.

  • Impasse économique : la gouvernance économique a surtout brillé par la multiplicité des contentieux entre l’État guinéen et les entreprises étrangères. D’abord au niveau du port de Conakry où la Guinée est condamnée à payer plus de 40 millions d’euros à GETMA-International. Pour la Cité Chemin de fer et d’autres chantiers de travaux publics , M.Guindo SANTILO et M.Alpha CONDE s’affrontent à la Chambre Arbitrale de Paris. La négligence et la concussion qui caractérise la gouvernance du secteur minier a fait perdre à la Guinée un procès contre RUSAL. Le bras de fer avec Benny STEIMETZ autour des blocs 1 et 2 de Simandou traîne en longueur et hypothèque son exploitation pour longtemps. Ces gâchis n’augurent rien qui vaille pour l’économie nationale dans un contexte économique mondial morose.

  • Impasse sanitaire : la gestion de la crise sanitaire Ebola en Guinée a mis en lumière la responsabilité de M.Alpha CONDE dans la propagation de l’épidémie dans la sous-région. La riposte contre Ebola s’avère inefficace si la mauvaise gouvernance endémique des autorités guinéennes n’est pas stoppée.

  • Impasse sécuritaire : les assassinats ciblés contre des personnalités administratives , politiques et sociales dénotent la persistance d’un climat d’insécurité entretenu par des « commandos de la mort ». L’arrestation récente d’un certain dénommé Mohamed Junior qui est accusé d’être l’un des assassins de Mme Aissatou BOIRO directrice du trésor a ouvert la boîte aux pandores . De sa prison , M. Mohamed Junior fait des révélations qui incriminent M.Alpha CONDE dans la mise en place d’une milice privée pour « sécuriser la capitale ». Le président guinéen l’aurait présenté au Général Ibrahima BALDE , haut-commandant de la gendarmerie nationale et au Colonel GHARE ,le Directeur Général de la Police Nationale afin de lui confier « la capitale ». Cette affaire ne doit pas être étouffée car doit permettre d’assainir les forces de défense et de sécurité du pays en donnant les preuves d’une collision à caractère criminel entre les tenants du pouvoir et les réseaux mafieux qui écument le pays. La déclaration à la presse de M. Mohamed Junior est une piste de première main pour incriminer le Chef de l’État guinéen de parjure et de trahison , car il livre lui même le pays au crime organisé. Il n’est pas ainsi étonnant que Conakry soit considéré par des rapports du département d’État Américain comme la nouvelle plaque tournante du narcotrafic en Afrique de l’Ouest.

  • Impasse sociale : En 2012 selon les statistiques officielles 55 % de la population vit en dessous de seuil de pauvreté alors que ce taux était de 53 % en 2007. En 2013 et 2014 la situation globale de la pauvreté s’est fortement dégradée et la misère s’est largement développée. Sans aucune exagération , 3 familles guinéennes sur 4 n’arrivent plus à survenir aux besoins essentiels à savoir se nourrir ,se soigner et se déplacer. Les enfants et les femmes en sont les plus affectés. Les jeunes ,plus de 70 % de la population sont abandonnés à leur triste soir . Les seules perspectives qui leur sont offertes sont le chômage , l’exil et pour d’autres la mort dans la mer méditerranée. Le désespoir est tel que des familles entières s’exilent dans les pays limitrophes , en Amérique ou en Europe.

Pendant une décennie la crise guinéenne perdure et s ‘amplifie. Les révoltes sociales de 2006 et 2007 n’ont pas permis de trouver une solution durable de sortie de crise , en dépit de l’arrivée de KOUYATE puis de SOUARE comme Premier Ministre et Chef de gouvernement. L’irruption sur la scène de la junte militaire du CNDD de Dadis CAMARA et Sékouba KONATE au lendemain de la mort du Général Lansana CONTE plonge le pays dans une instabilité chronique marquée par la sauvagerie des répressions notamment le 28 septembre 2009. La transition politique que le couple Sékouba KONATE – Jean Marie DORE dirige , échoue également à faire émerger à travers des élections crédibles une gouvernance soucieuse des intérêts de la population. C’est ainsi que M.Alpha CONDE devint le continuateur d’un système politique archaïque et violent, alors que le peuple guinéen aspire à un réel renouveau démocratique et à un redressement économique du pays. La gouvernance d’Alpha CONDE a brisé cet espoir.

La Guinée est devant un grand tournant de son histoire. Accepter les replâtrages institutionnels en se contentant d’élections qui sont d’ores et déjà piégées même si les communales précédent les présidentielles sera un abandon des intérêts fondamentaux de la Guinée. En effet ,les impasses actuelles dans lequel le pays est plongé, le mène à terme dans le précipice et la catastrophe comme la Centrafrique ou la Somalie. Par contre , reprendre le destin national en main permettra d’abord d’évacuer la gouvernance d’Alpha CONDE pour instaurer une transition politique solide, crédible et réconciliatrice. C’est la seule voie réaliste et porteuse d’espoirs pour tous les guinéens. Cette chance est à la portée du peuple guinéen qui doit reprendre son destin ,maintenant !

BAH Oury

1er Vice-Président de l’UFDG

Remember the Mining Industry in Guinea? WSJ Updates Us- Never a Dull Moment

March 22, 2015

Wall Street Journal
By
Scott Patterson
March 19, 2015 5:52 p.m. ET
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A long-running corruption investigation involving a mining company controlled by one of Israel’s richest men could yield up to a half-dozen indictments in the U.S., according to people familiar with the matter.

In a briefing last month, U.S. prosecutors told Guinean government officials that senior executives at BSG Resources Ltd. were among some of the people who could be indicted, according to people familiar with the meeting.

BSGR is the mining arm of Israeli billionaire Beny Steinmetz’s family-owned conglomerate. The investigation involves allegations of bribery and obstruction of justice against people connected to BSGR and a deal the company struck in 2008 to win prized mining rights in Guinea’s Simandou mountain range, one of the world’s largest deposits of iron ore.

The company was later stripped of those rights.

In an email Friday, a BSG Resources spokesman said the company would continue to press the Guinean government to “explain the lack of credible evidence used to justify the expropriation of BSGR’s mining rights.”
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“[T]here is no evidence linking BSGR and its employees to corruption in Guinea,” the spokesman said. “Absolutely nothing has changed.”

The timing of the possible indictments is unclear, and investigators could still decide to drop the investigation. Spokesmen for the U.S. Justice Department and the Federal Bureau of Investigation declined to comment.

The February briefing followed the release from U.S. prison of a key individual in the investigation, Frédéric Cilins, in January. Mr. Cilins, a French citizen, had served two years for obstructing the federal investigation into bribery allegations related to BSGR and its mining operations in Guinea.

An attorney for Mr. Cilins, William Schwartz, declined to comment.

The U.S. investigation is one of several probes world-wide involving how the government of the West African nation awarded rights to Simandou. The entire block of iron-ore deposits was once run by Anglo-Australian miner Rio Tinto PLC, but in 2008 Guinea’s government awarded half of those rights to BSGR after the firm carried out a three-year, $165 million exploration program. Later, BSGR struck a $2.5 billion deal for Brazilian mining giant Vale SA, an iron-ore specialist, to buy a 51% stake of its Guinean assets.

Mr. Cilins had worked on behalf of BSGR in Guinea when it was pursuing mining rights there in the mid-2000s. A Guinean government report alleges that Mr. Cilins paid bribes to the wife of the now-deceased Guinean President Lansana Conté to help Mr. Steinmetz’s company win Simandou.

Mr. Cilins hasn’t been charged with bribery or other violations, and has denied the allegation.

The widow of Mr. Conté, Mamadie Touré, is cooperating with U.S. officials, a person familiar with the investigation said. An attorney representing Ms. Touré declined to comment.

In April 2013, Mr. Cilins was arrested in a federal sting operation in a Jacksonville, Fla., airport and charged with obstructing the U.S. investigation. Mr. Cilins pleaded guilty last year in a Manhattan federal court but didn’t agree to cooperate with investigators.

Since then, Guinea, now under a different regime, has stripped BSGR and Vale’s rights to Simandou after a government investigation found BSGR had engaged in corrupt activities. The probe cleared Vale of any wrongdoing. BSGR denies wrongdoing and has filed a formal arbitration request to win compensation from Guinea for stripping it of the iron-ore deposit.

Guinea’s Minister of Mines Kerfalla Yansané told The Wall Street Journal in February that the country plans to put the rights up for auction again in the next few months. However, new iron-ore projects aren’t as enticing as they once were, with the steelmaking ingredient prices hitting a six-year low.

In Switzerland, authorities in late 2013 opened a criminal probe in parallel with an investigation by officials in Guinea into whether BSGR paid bribes to secure the Simandou mining contract. In the U.K., the Serious Fraud Office is seeking information about the deal from two law firms that have acted on behalf of BSGR, including Skadden Arps Slate Meagher & Flom LLP, according to testimony by a BSGR official in a U.K. high-court proceeding. BSGR said in December that it had asked the court to review the lawfulness of the SFO’s alleged actions.

Skadden and the SFO declined to comment.

In a separate proceeding, Rio Tinto is suing BSGR, Vale and Ms. Touré, among others, in Manhattan federal court, alleging that they colluded to rob it of part of its Simandou rights.

Vale, which wrote off the $1.14 billion book value of Simandou in 2014, last Friday said it has transferred its stake to BSGR. Vale, which declined to comment, has denied any plot to rob Rio.

Mahmoud Thiam, a U.S. citizen who took over Guinea’s mining ministry soon after BSGR won the concession, said he recently handed over roughly 10,000 documents related to Simandou to the Guinean government, which is reviewing the documents for potential publication. He had delayed handing over the documents for a time because he was seeking guidance from Guinea’s government about how they handle them, Mr. Thiam said.

Write to Scott Patterson at scott.patterson@wsj.com

Anniversary of the death of Diallo Telli. Letter Pottal-Fii-Bhantal Fouta to the President of the African Union (EN-FR)

March 10, 2015

Anniversary of the death of Diallo Telli. Letter Pottal-Fii-Bhantal Fouta to the President of the African Union

March 1st, 2015

To His Excellency Dr. Nkosazana Clarice Dlamini Zuma,
Chairperson of the African Union Commission, Addis Ababa, Ethiopia.

Excellency,
On March 1st, 1977, the first General Secretary of the Organization of African Unity, Mr. Boubacar Diallo Telli, was assassinated by starvation by the regime of Sékou Touré. To date, his remains have not been located. After the arrest of Mr. Diallo on conspiracy fabrications, the Guinean regime of the time triggered a campaign against Mr. Telli’s Fulani ethnic group of Guinea. Civil war and pogroms were avoided, due to the restraint and wisdom the Guinean populations displayed. During those dark years of Guinea’s history, neither the Organization of African Unity nor any African leader made a public statement condemning the regime of Sékou Touré or at least appealing to the Guinean leader for restraint, in his campaign against one of the ethnic components of Guinean nation.
Mr. Diallo Telli was a fervent militant of the liberation of the continent; as a Permanent Representative of Guinea’s Mission at the United Nations to his position as head of the OAU. At the OAU, he was an advocate of the unity of Africa. He cemented the foundation of the organization by vigorous diplomacy that enabled the merger of the two blocks of independent Africa: the block of Monrovia and the block of Casablanca. Mr. Diallo Telli has marked the history of modern Africa through his work for total independence of the continent and the fight against apartheid, namely with the Liberation Committee based in Dar-Es- Salaam, which reported directly to the OAU and to his authority.
The disappearance of Mr. Telli Diallo in tragic and ignominious circumstances is an open wound of Guinea’s history. The silence surrounding his fate, thirty-eight years after his death, is a spot that tarnishes the image of the whole continent. The Republic of South Africa has certainly honored Mr. Diallo Telli posthumously for his contribution to the struggle against apartheid. In addition, Guinea has named one of the main boulevards in Conakry after him. The purpose of our letter is to ask you to pursue, across the continent, the recognition due to the great African that Mr. Diallo Telli will always be. Your promotion as the head of the African Union, symbolizes the promise of emancipation of Africa through its women. Added to your background as militant of the ANC, nobody has higher moral ground to pursue the rehabilitation of Mr. Diallo Telli. We propose that the African Union marks every 1st of March with a minute of silence in memory of the first Secretary General of the OAU. We urge you to take measures, through an ad-hoc committee of Africans, to locate the remains of Mr. Diallo Telli and hold proper funeral for him. Such action would be an act of historical significant importance. It would be an acknowledgement from the African Union to present and future generations that Africa is no longer willing to carry the image of a continent of violations of human rights with an entrenched culture of impunity that have ruined the chances of economic and social development on the continent.
Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djallon is a non-profit organization from Guinea, dedicated to regional development and self-reliance, with as foundation, justice for all. Mr. Diallo is a citizen of our region in Guinea. It is our first and foremost duty to preserve his memory as the embodiment of the noblest African values. However, it is the people of Guinea as a whole that bitterly resents the silence that has surrounded the tragedy that has led to the killing of Mr. Diallo and of so many of distinguished citizens of our country. This silence, under the guise of national sovereignty, continues to maintain an unhealthy climate of impunity in our country.
We are convinced that any actions on your part would be an opportunity for renewal of government practices in Africa. As such, Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djallon has appealed to many human rights organizations, to all citizens of Guinea and Africa dedicated to justice, to join in the call we are making to you.
Excellence, we remain available for any further information that would help clarify the object of our demand. Please accept here the expression of our highest consideration and our best wishes for your success in the service of Africa.
COMMISSION CENTRAL POTTAL-FII-BHANTAL Fouta-Djallon
Copies:
Mr. Désiré Ouedraogo Kadré, President of the ECOWAS Commission
President John Dramani Mahama, President of the ECOWAS
Security Council and the African Union Peace
President of Côte d’Ivoire, Mr. Alhassane Ouattara
President of Senegal, Mr. Macky Sall
Commission of the UN Human Rights
UN Commission against Violence on Women
Mr. Léon Tanoh, ECOWAS, the UN representative
Representative of the European Union in Guinea
US Department of State – Global Justice System
Law Commission of the National Assembly of Guinea
Minister of Justice of Guinea

Anniversaire de la mort de Diallo Telli. Lettre de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djalon à la présidente de l’Union Africaine.
                           
Le 1er Mars 2015
À son Excellence Dr. Nkosazana Clarice Dlamini Zuma,
Présidente de la commission de l’Union Africaine, Addis-Abeba, Éthiopie.
 
Excellence,
 
 
Le 1er Mars 1977, le premier secrétaire général de l’Organisation de l’Unité Africaine, Mr. Boubacar Telli Diallo, fut assassiné par inanition par le régime de Sékou Touré. À ce jour, sa dépouille mortelle n’a pas été localisée. Après l’arrestation de Mr. Diallo sur des fabulations de complot, le  régime guinéen de l’époque déclencha une campagne contre l’ethnie peule de Guinée dont Mr. Telli est issu. La guerre civile et les pogroms furent évités de justesse, grâce à la retenue dont les populations guinéennes firent preuve.  Durant ces années noires de l’histoire de la Guinée, ni l’Organisation de l’Unité Africaine ni aucun leader africain ne fit une déclaration publique condamnant  le régime de Sékou Touré ou tout au moins en appeler  au leader guinéen à la retenue dans sa campagne contre l’une des composantes ethnique de la nation guinéenne.
Mr. Diallo Telli fut un fervent militant de la libération du continent ; depuis sa mission de représentant permanent de la Guinée aux Nations-Unies, jusque dans ses fonctions à la tête de l’OUA. À l’OUA, il fut l’avocat de la cause de l’union dans l’Afrique indépendante. Il cimenta les fondations de l’organisation par une diplomatie vigoureuse  qui permit notamment, la fusion des deux Blocs de l’Afrique indépendante: le bloc  de Monrovia et celui de Casablanca.  Mr. Diallo Telli aura marqué  l’histoire de l’Afrique moderne par son œuvre dans la lutte  contre l’Apartheid, à travers le Comité de libération installé à Dar-es-Salam qui  relevait directement de l’OUA et de son autorité. 
La disparition de M. Diallo dans des circonstances tragiques et ignominieuses est une plaie béante de l’histoire de la Guinée. Le silence qui entoure son sort, 38 années après sa mort, est une tâche qui ternit l’image de tout le continent. La République d’Afrique du Sud a certainement honoré M. Diallo Telli à titre posthume pour sa contribution à la lutte contre l’apartheid. En outre, la Guinée a donné son nom à  l’un des principaux boulevards de Conakry. Le but de notre lettre est de vous demander de poursuivre, à l’échelle du continent, la reconnaissance due au grand Africain  que M. Diallo Telli fut et  restera. Votre promotion à la tête de l’Union africaine symbolise la promesse d’émancipation de l’Afrique à travers ses femmes. Ajouté à votre passé de militante de l’ANC, personne n’a une position morale supérieure que vous pour poursuivre la réhabilitation de M. Diallo Telli. Nous proposons que l’Union africaine marque chaque 1er Mars avec une minute de silence à la mémoire du premier Secrétaire général de l’OUA. Nous vous invitons à prendre des mesures, à travers  un comité ad hoc d’africains, pour localiser les restes de M. Diallo Telli et lui organiser des funérailles convenables. Une telle action serait un acte d’une importance historique. Ce serait un message de l’Union africaine aux générations présentes et du futures que l’Afrique n’est plus prêt à porter l’image d’un continent des violations des droits de l’homme avec une culture bien ancrée de l’impunité qui ont ruiné les chances de développement économique et social sur la continent.
Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon est une organisation guinéenne à but non lucratif qui travaille en faveur du développement régional et autocentré avec comme fondation, la justice pour tous. Mr. Diallo est ressortissant de notre région en Guinée. Il nous incombe certes, au premier chef, de préserver sa mémoire en tant qu’incarnation des plus nobles valeurs africaines.  Mais, c’est le peuple guinéen dans son ensemble qui ressent avec amertume, le silence qui aura entouré la tragédie qui a permis l’assassinat de Mr. Diallo ainsi que tant de ses distingués fils. Ce silence, sous le couvert de la souveraineté nationale, continue  à maintenir un climat malsain d’impunité dans notre pays.
Nous sommes convaincus que toute action de votre part représenterait une chance de renouveau des pratiques gouvernementales en Afrique. À ce titre, Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon en a appelé à maintes organisations des droits de l’homme, à tous les citoyens guinéens et africains épris de justice, à se joindre à  l’appel  que nous vous lançons.
Excellence, en restant à votre disposition pour toute information complémentaire qui contribuerait à éclairer l’objet de notre démarche, veuillez trouver ici l’expression de notre haute considération et nos vœux les meilleurs pour votre succès au service de l’Afrique.
 
La Commission Centrale de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon
3396 Third Avenue 1st Floor BRONX, NY 11456-Tel: 301-310-1566
 
Ampliations:
·          Mr. Kadré Désiré OUEDRAOGO,  Président de la Commission de la  CEDEAO
·          Président John Dramani Mahama, président en exercice de la CEDEAO
·          Conseil de Sécurité et de la Paix de l’Union Africaine
·          Président de la Côte d’Ivoire, Mr. Alhassane Ouattara
·          Président du Sénégal, Mr. Macky Sall
·          Commissionner des Droits de l’homme de l’ONU
·          Commission de l’ONU contre la violence sur les femmes
·          Mr. Léon Tanoh, représentant de la CEDEAO à l’ONU
·          Représentant de l’Union Européenne en Guinée
·          Département d’état Américain – Global Justice System
·          Commission des lois de l’Assemblée Nationale de la Guinée
·          Ministre de la justice de la Guinée
·          Ministre des droits de l’homme de la Guinée
·          Ambassades de la Guinée à l’ONU et aux États-Unis
·          FIDH
·          OGDH
·          Associations Guinéenne des victimes : AVIPA, AFADIS, AGORA, Camp Boiro
·          Human Right Watch
·          Human Right First
 
 

 

Communiqué de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djalon sur les évènements de Labé et l’assassinat de Mr. Thierno Aliou Diaouné.

February 15, 2015

Communiqué de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djalon sur les évènements de Labé et l’assassinat de Mr. Thierno Aliou Diaouné.
Pottal-Fii-Bhantal a suivi avec attention les récents évènements à Labé ainsi que l’assassinat de Mr. Thierno Aliou Diaouné. Notre organisation saisit l’occasion pour interpeller le gouvernement de Mr. Alpha Condé sur la conduite criminelle des forces de sécurité qui masquent des règlements de comptes politiques sous le couvert de crimes crapuleux. En même temps, nous dénonçons, les répressions contre des citoyens qui n’ont rien à voir avec le maintien de l’ordre. En effet, une demande d’arrêt de mutations de fonctionnaires de l’enseignement sur des considérations politiques, ne saurait en aucun cas justifier les actes punitifs contre les populations. Pottal-Fii-Bhantal tient de sources fiables que ces actes ont été commandités par la cellule stratégique du RPG à Conakry. Nous rappelons à tous les responsables que ces violences qui incluent la brutalisation d’imams, d’attaques de locaux de l’opposition, d’incendies de magasins et de véhicules, de vols de biens, de bastonnades et arrestations arbitraires, de descente dans des hôpitaux pour maltraiter des malades sont des crimes contre l’humanité. Le préfet de Labé, le commandant Mamadou Lamarana Diallo a reconnu ces crimes qu’il a voulu justifier cyniquement. Avec ses comparses de la police et les militaires de l’escadron mobile numéro 8, il sera tenu responsable devant la loi.
Les évènements de Labé s’inscrivent dans une chaine devenue familière de répression contre des citoyens exerçant leur droit légitime d’expression. On note toutefois que le degré de répression dépend des lieux des manifestations. Dans la capitale, les quartiers de l’opposition sont tenus sous haute surveillance. Toute action populaire dans ces zones déclenche des répressions hors mesures. Au Fouta-Djallon et en région Forestière, le gouvernement a ordonné plusieurs actions punitives. Zogota, Womey, Ndjaré, Lélouma, Labé etc. sont quelques exemples. Toutefois, en Haute-Guinée, ce même gouvernement fait preuve d’une complaisance coupable, comme l’arrestation de gendarmes qui s’étaient opposés à des manifestants à Kankan.
Quant à l’assassinat de Mr. Aliou Diaouné, il fait suite à des crimes jamais résolus contre des hauts-fonctionnaires ou des militants de l’opposition. Pottal-Fii-Bhantal a entamé une campagne auprès des Nations-Unies pour qu’elle diligente une enquête au lieu de s’en remettre à la police et la justice guinéenne. Nous demanderons que soient publiés en détails les programmes sur lesquels Mr. Diaouné travaillait et dont le caractère sensible serait à l’origine de l’assassinat. Les autorités de l’ONU doivent comprendre que dans cette série d’assassinats, les fonctionnaires de polices et les juges de service entament des semblants d’enquêtes jamais suivies d’effets avec des déclarations qui ne sont que des amalgames pour noyer le poisson. Les escouades de la mort créées par Mr. Alpha Condé viennent en complément de la politique systématique de scissions et de discrimination dans l’administration et les forces de sécurité afin d’affaiblir la société civile guinéenne.
Mr. Alpha Condé a jusqu’à présent pu tirer profit de l’atmosphère de corruption, de misère et de désillusions ainsi que des affrontements dans le pays qui en résultent. Toutefois, Pottal-Fii-Bhantal note avec satisfaction que la société civile guinéenne a bien pris conscience de ces menées criminelles du gouvernement qui doivent être déjouées par un engagement citoyen. Nous appuyons fermement la position de la société civile guinéenne contre l’insécurité qui, elle-même, procède de l’impunité chronique qui sévit dans notre pays. Nous en appelons aux partis politiques et aux leaders religieux à faire front commun contre les atteintes inacceptables aux biens et à l’intégrité physique des citoyens qui sont entrain de ruiner les lambeaux de notre nation fragilisée par la misère économique et l’épidémie d’Ébola.
Pottal-Fii-Bhantal présente les condoléances de ses membres à la famille de Mr. Thierno Aliou Diaouné. Nous assurons aux citoyennes victimes de ces nouvelles violations de notre soutien et nous nous tenons à leur disposition pour les assister à faire valoir leurs droits.
LA COMMISSION CENTRALE DE POTTAL-FII-BHANTAL FOUTA-DJALLON

Le Pouvoir de Conakry applique le terrorisme d’État par des assassinats ciblés par Bah Oury

February 11, 2015

Le Pouvoir de Conakry applique le terrorisme d’État par des assassinats ciblés
Très tôt le samedi dernier, je suis réveillé par une funeste nouvelle: l’assassinat de Thierno Aliou DIAOUNE à Conakry. Incrédule ,je demande à ma fille d’appeler la fille aînée de DIAOUNE pour s’enquérir de la véracité de la tragédie. Comme il fallait s’y attendre, ce n’était pas un mauvais rêve.
Les assassins et leurs commanditaires ont tué Thierno Aliou DIAOUNE . Ils ont privé ses jeunes enfants d’un père et d’un soutien au moment où ceux-ci en ont le plus besoin. Ils ont également privé la Guinée d’un cadre engagé pour la cause nationale. Ils ont aussi éteint une intelligence qui ne demandait qu’à servir loyalement la Guinée. En une fraction de secondes ,le crépitement des balles tirés par les kalachnikov des tueurs ont soustrait à la vie Thierno Aliou , brisant ainsi « une tête » qui a été façonnée par plusieurs décennies de travail ,de sacrifices ,d’expériences et d’engagements pour les droits des citoyens et pour la démocratie. Les tueurs croient avoir réduit au silence DIAOUNE. Ils se trompent. Sa mort tragique , est comme un cri strident qui résonne aujourd’hui au quatre coins du monde.
Cet assassinat porte une signature qu’il n’est pas difficile de reconnaître. Les tueurs portent l’uniforme des militaires guinéens. D’après certains témoignages , ils ont agi avec un sang froid remarquable qui indique qu’ils bénéficient d’un sentiment d’impunité totale. Thierno Aliou DIAOUNE savait que sa vie était menacée. La cause est à rechercher dans le cadre de son environnement professionnel comme coordonnateur national du Fonds de Consolidation de la Paix des Nations Unies pour la Guinée. Son travail l’a amené à être au courant des dérives crapuleuses et mafieuses de la gestion des fonds alloués à la riposte contre Ebola. M.Alpha CONDE a toujours montré un intérêt pour la gestion de cette manne financière qui pour lui « Ebola est une opportunité ». Comme vous le savez ,également le précédent coordonnateur des nations Unies contre Ebola en Guinée a été trouvé mort dans son hôtel dans des conditions mystérieuses. Il n’est pas étonnant dans ces circonstances que le Secrétaire Général des Nations Unies aient exigé qu’une enquête diligente puisse faire la lumière sur cet assassinat. M.Ibn Chambas ,le représentant des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest ne manquera pas de d’exprimer aux autorités guinéennes les inquiétudes et les préoccupations de l’organisation onusienne devant la persistance d’un climat d’insécurité et la multiplication des assassinats ciblés de leaders d’opinion en Guinée.
Aux lendemains de l’assassinat d’El hadj Amadou Oury DIALLO, Président de la section des motards de l’UFDG en septembre dernier dans des circonstances similaires , tout le monde a été averti que la gouvernance d’Alpha CONDE est prête à user du terrorisme d’État pour conserver le pouvoir par tous les moyens. Sa stratégie est simple : l’assassinat ciblé des élites originaires du Foutah, exactions massives contre les populations de la Guinée-Forestière et de la Moyenne-Guinée et achat des consciences pour certains et intimidations physiques pour les « récalcitrants » en Basse-Côte. Pour ceux qui étaient septiques par rapport à la dangerosité du régime d’Alpha CONDE , la succession des assassinats doit leur ouvrir les yeux.
Le terrorisme d’État qui règne à Conakry s’est manifesté également par la brutale répression d’une « marche pacifique autorisée » à Labé. Le pouvoir ne cherchait qu’un prétexte pour s’abattre sur les populations civiles et leur « donner une leçon » . Détruire le siège local de l’UFDG, violer le domicile de El hadj Mamadou Cellou Daka le 1er responsable du parti , rouer de coups un des imams de la ville , pénétrer manu militari dans l’hôpital régional pour y extraire des blessés et les jeter en prison , bastonner les agents hospitaliers et tirer à balles réelles contre les manifestants sont les actions des forces dites de « l’ordre ». Les autorités n’ont pas digéré le camouflet qu’elles ont reçu à Lélouma où la population a exigé le remplacement du préfet local en organisant des manifestations pacifiques de grande envergure. Cette violence à Labé n’est pas banale . C’est un message en direction de l’UFDG , à savoir « par le feu et le sang » , le pouvoir restera entre les mains d’Alpha CONDE. En conséquence ,tout le monde doit en tirer tous les enseignements.

Les notables toujours prêts à caresser les puissants du moment doivent être interpellés sur leur responsabilité de porte-parole des humbles et des faibles. Une attitude complaisante avec ceux qui tuent ,violent et pillent le pays n’est plus permise ! « Plus jamais ça ! » doit amener à la résistance et à la lutte ouverte contre les assassins et les commanditaires. La restauration des libertés démocratiques et citoyennes est plus que jamais un impératif patriotique.
Les morts de Thierno Aliou DIAOUNE, d’ El hadj Amadou Oury DIALLO de l’UFDG, de Mme BOIRO du Trésor, du caporal Koulibaly défenestré au camp Samory TOURE, de Zakariaou DIALLO , du commissaire Pascal BANGOURA,de GHUSSEIN ,des dizaines de jeunes de l’axe hamdallaye- Cimenterie, des villageois de Zogota, de Gallapaye,et de Womé , et des centaines d’autres anonymes ne doivent pas être vains. Beaucoup de sang est versé depuis l’accession au pouvoir d’Alpha CONDE. Il porte l’entière responsabilité de ces drames. Il devrait méditer ce précepte des Saintes Écritures « Qui règne par l’épée, périra par l’épée » !
Pour sauver la Guinée du désastre , la mobilisation de tous est impérieuse pour changer maintenant la gouvernance de notre pays.
BAH OURY
Ancien Ministre de la Réconciliation Nationale
1er Vice-Président de l’UFDG

 

UN Secretary-General Condemns Killing of UN Peacebuilding Partner in Guinea

February 10, 2015

UN NEWS CENTRE: Ban condemns killing of UN peacebuilding partner in Guinea

Memorial service for Thierno Aliou Diaoune, National Coordinator for the UN Peacebuilding Fund, in Conakry, Guinea. Photo: UNDP Guinea

 10 February 2015 – The Secretary-General has today condemned, in the strongest terms, the killing of Thierno Aliou Diaoune, National Coordinator for the UN Peacebuilding Fund, in Conakry, Guinea, on 6 February 2015.

“Mr. Diaoune was a trusted United Nations partner and a tireless advocate for the construction of peace, democracy and human rights in Guinea,” said a statement issued today by Mr. Ban’s spokesperson.

The statement said the Secretary-General welcomed the Guinean Government’s announcement of a full investigation into Mr. Diaoune’s death and offered his sincere condolences to Mr. Diaoune’s family.


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